Magnus, Sylvie Germain

L’histoire

 (4ème de couverture) Franz-Georg est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu’au jour de sa naissance. Il lui faut tout réapprendre ou plutôt désapprendre ce passé qu’on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l’oreille roussie : Magnus.

Mon avis

En ouvrant ce livre je me suis attendue à une quête des origines, de l’identité. J’ai été partiellement déçue. En effet, Magnus est un roman que j’ai laissé traîné en longueur par faute d’envie et d’intérêt.

Dès les premières pages du récit, j’ai tenté de m’accrocher au personnage principal Franz-Georg. Le petit garçon ne se souvient pas de son enfance. Il vit dans une famille, en Allemagne. Sa mère Théa est étouffante, écrasante et le rabaisse sans cesse. Elle a d’ailleurs donné le nom de ses deux frères disparus en Russie à son fils, nom de sinistre augure.  Le père du garçon est un homme fort qui adhère aux idées d’Hitler. Médecin de son état, il n’hésite pas à s’engager dans l’armée. Ainsi, il parvient à occuper un poste important dans les SS : dans les camps de concentration il est chargé de « trier » les prisonniers. Cet homme si doux, qui chante si bien est en réalité un monstre. Le héros ne s’en rend compte bien sûr que plus tard dans l’histoire. Mais si Franz-Georg constate un état de faits, il ne cherche jamais à comprendre pourquoi ses parents ont adhéré à ces idées ignobles. J’attendais un peu plus d’investigation de la part du héros mais les révélations n’étaient pas au rendez-vous.

Le personnage que l’on retrouvera plus tard sous le nom de Magnus semble se laisser porter par la vie. Il ne cherche jamais à savoir d’où il vient. Alors que son père recherché par les tribunaux s’enfuit en Amérique du sud et que sa mère meurt, Magnus est envoyé chez son oncle en Angleterre. Là-bas il se forge une nouvelle identité, un nouveau nom, un nouveau passé. Les souvenirs commencent alors à refluer vers sa mémoire mais le lecteur reste frustré. Magnus ne nous révèle rien. Le lecteur stagne à la surface de son personnage et ne parvient pas à aller plus loin. Nous apprenons d’ailleurs qu’il a été adopté par sa famille allemande suite à un bombardement mais nous n’en savons pas plus. Le personnage affiche un désintérêt profond envers ses origines. Ainsi, le phénomène identitaire n’a pas fonctionné avec moi. Magnus est resté un étranger tout au long de ma lecture.

Magnus s’avère être une vraie déception pour moi. Le personnage et le style même de l’auteur m’ont profondément déplue. Ma lecture ne s’est pas faite dans la fluidité et j’ai peiné pour arriver au bout de ce court roman (265 pages).

Si au contraire vous avez aimé ce roman, signalez-le moi. Je viendrai avec plaisir lire votre critique 😉

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2 réflexions sur “Magnus, Sylvie Germain

  1. Pingback: Magnus – Sylvie Germain « Lire par Elora

  2. Au contraire, j’adore ce roman… Le style de Sylvie Germain est, il est vrai, banal mais c’était mieux ainsi. L’histoire est bien assez dramatique. J’ai été très touchée par ce petit garçon.

    Avec un peu de recul, c’est vrai que l’histoire est assez prévisible…

    Bref, un très bon moment pour moi !

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