Un été sans les hommes, Siri Hustvedt

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L’intrigue

 

Mia, poètesse, décide de quitter New-York parce que son mari Boris la trompe avec une femme plus jeune. Elle part se réfugier auprès de sa mère qui, depuis la mort de son mari, réside dans une maison de retraite de luxe.

Là, Mia va donner des cours de poésie tout l’été à 7 adolescentes, nouer une forte amitié avec sa voisine Lola, réfléchir à son couple….

 

Mon avis

 

Avec ce roman je m’attendais à une histoire du style Le cercle des poètes disparus où un professeur fou de littérature donne envie de lire à ses élèves et discute avec passion d’auteurs et de livres. J’ai été déçue sur ce point là!

 

Le personnage Mia est certes poètesse, de surcroît professeur, elle parle cependant peu de son art. On se régale de quelques allusions et de quelques citations de tel ou tel auteur mais il n’y a ni fougue, ni passion dans ses propos. C’est bien dommage!

 

On suit donc Mia qui vient de se faire lâchement abandonner par Boris son mari qui lui demande de faire une « pause ». La « pause » étant une jeune et jolie petite française. Effondrée, Mia fait d’abord un court séjour dans une clinique psychiatrique mais sa folie reste passagère. Après cet épisode douloureux, elle part se reposer dans le Minessota auprès de sa mère.

 

Il ne s’y passe d’ailleurs pas grand chose. Mia fait la connaissance des amies de sa mère et de leur club de lecture. Les passages qui leurs sont dédiées sont souvent émouvants puisqu’il y est question de la vieillesse, de la mort, de la maladie et du constat que la vie est très, trop courte. J’ai apprécié ces moments centrés sur le « carpe diem« .

 

On fait également connaissance avec les élèves de Mia: 7 ados au total. C’est ici que j’ai été le plus déçue. On parle peu de poésie mais plutôt de la vie des adolescentes. Mia se rappelle, lors de flashbacks, le genre de fille qu’elle a été. Elle nous livre quelques tranches de sa vie bien souvent sans grand intérêt.

 

En réalité, le roman entier est centré sur Mia et sur la manière dont elle affronte la trahison de son mari. Confrontée à tous les âges de la vie, elle nous livre ses réfléxions sur le sens de l’existence. Ce séjour est pour elle une sorte de guérison.

 

De digressions en digressions, elle en vient parfois à tenir des discours philosophiques ou féministes qui m’ont parue parfois incongrus voire incompréhensibles.

 

Un été sans les hommes n’est pas un roman à la hauteur de mes attentes malheureusement. Et vous qu’en avez-vous pensé si vous l’avez lu? Ce roman vous tente-t-il?

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