Une gourmandise, Muriel Barbery

L’histoire

Le pape de la gastronomie, l’un des plus grands critiques culinaires est à l’agonie. Son médecin lui a annoncé qu’il ne lui restait plus que 48 heures à vivre. Dans son lit, l’homme se prend à se souvenir de ses plus belles conquêtes culinaires, de ses plus plus grands festins mais surtout il recherche à tout prix La Saveur de son enfance qui l’a tant bouleversé. Ainsi, au fil de son récit, le lecteur en apprend plus sur la vie de cet homme léonin, fier et sûr de lui.
Chaque chapitre de la vie du personnage alterne avec un autre chapitre où l’un des ses proches (femme, enfants, maîtresse), collègues (cuisiniers, chefs, critiques) parlent de cet homme intimidant. Chacun se confie sur cet étrange personnage, adulé ou haï.

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Mon avis

Je suis assez mitigée après la lecture de ce livre. En effet, je trouve que la prose de l’auteur est parfois trop enrobée, superfluevoire difficile à lire. Muriel Barbery veut coller au caractère fin de son personnage. Le langage est ainsi employé en conséquence de sorte que la lecture n’est pas toujours très fluide. Le personnage principal est par ailleurs détestable. Il hait ses propres enfants, n’a jamais accordé un regard à sa femme. Les confidences de sa famille sont d’ailleurs révélatrices. Ses trois enfants haïssent leur père autant qu’ils aiment. Enfants détestés dès leur venue au monde, ils ont été broyés par un père tout puissant et méprisant.
Cependant, je dois reconnaître que les descrptions des mets et des saveurs décrits par le personnage sont magnifiques et mettent l’eau à la bouche. Ce personnage se remémore différents repas vécus comme autant de jouissance du corps et de l’esprit. Il tente, avant de mourir, de retrouver La saveur, celle qui nous rappelle notre enfance, notre innocence. C’est un prétexte pour passer en revue des festins pantagruéliques, des personnages truculents comme Gaston et son whisky. Bref, c’est aussi l’occasion de parler des goûts, des saveurs et de trouver les mots justes pour le dire. On retrouve dans ce livre toute une galerie de personnages, de la femme brimée mais toujours amoureuse à la concierge de l’immeuble (prototype, je pense, de la concierge du Hérisson) qui valent le détour pour leur franc-parler et leur vergue.
Bilan de cette lecture: avis mitigé. En réalité, j’ai beaucoup aimé quand c’était au tour des autres personnages de donner leur point de vue sur le critique. Quand le personnage principal prenait la parole, je me suis parfois ennuyée. J’attends vos avis!

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