La possibilité d’une île, Michel Houellebecq

 

La possibilité d’une île de Michel Houellebecq

Publié aux éditions Le Livre de Poche

 

Mon premier Houellebecq! Avec l’engouement du prix Goncourt, je me suis dit « allez pourquoi pas, ne soyons pas timide et lançons-nous à la découverte de cet auteur si sulfureux! ». Hé bien ce jour-là, j’aurais dû reposer ce maudit livre sur son étagère! Si j’avais su, ben, « j’aurais » pas lu!

 

Tout commence par le commencement. Dès les premières pages, mon cerveau a eu du mal à comprendre de quoi il était question. Et puis, Eurêka, j’ai saisi qu’il s’agissait d’une alternance de chapitres entre Daniel 1, notre contemporain et Daniel 24, un néo-humain clone du précédent. Entre les deux protagonistes, un décalage s’installe puisque Daniel 24 constate la fin du règne de l’humanité: il vit sur les ruines de notre planète.

Avec Daniel 1 nous restons dans notre monde actuel avant que les choses ne se désagrègent. Daniel 1 est humoriste. Il est assez goûté du grand public et se fait pas mal de blé et de filles au passage. Mais Daniel 1 n’est pas bien dans sa peau. Le pauvre chou croit très fortement en l’amour. Il est constamment à sa recherche sauf qu’il ne peut s’empêcher de « sauter » tout ce qui bouge. Car le gros problème de Daniel 1 c’est le sexe. Complètement obsédé par le vieillissement et la peur de ne plus pouvoir jamais copuler et bander, Daniel devient amer et cynique. Donc pour lui toutes les femmes sont des salopes, surtout les adolescentes qui sont, à ses dires, toujours en chaleur. Frustré, il méprise la gente féminine et se lamente sur sa pauvre petite existence humaine. J’ai envie de dire à notre cher héros que la psychanalyse existe et que le problème ne vient pas des femmes mais peut-être de lui au contraire. Bref, Houellebecq semble se régaler à nous balancer scène de sexe sur scène de sexe. Cela en devient lassant même pas excitant. En plus, on peut dire qu’à chaque fois la femme y a un rôle dégradé, humiliant. Cette vision du sexe et de la femme m’a beaucoup gênée à tel point que j’ai parfois eu envie de renoncer et d’abandonner.

Je passe aussi sur les passage ultra-incompréhensibles où l’auteur nous sort sa science à deux balles. Je sais qu’il aime recopier des passage de Wikipédia mais on frôle surtout le ridicule et l’overdose à vouloir exposer des théories fumantes sans queue ni tête.

Le seul passage que j’ai à peu près apprécié est la troisième et dernière partie du roman consacrée à Daniel 25 uniquement. Ce dernier décide d’explorer la terre. Après avoir lu le récit de Daniel 1, il veut comprendre et éprouver l’amour, la souffrance. Cette partie est assez poétique mais ne parvient pas à sauver l’oeuvre entière.

C’est donc un http://allainjules.files.wordpress.com/2010/06/carton-rouge_1197799154.gif pour moi et ce cher auteur pour qui la vie semble déprimante à souhait. Bon courage pour la suite, ça n’ira pas en s’améliorant.

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