L’enquête de Lucius Valérius Priscus, Christian Goudineau

En 21 ap.JC, sous le règne de l’Empereur Tibère, une révolte secoue plusieurs cités de Gaule. Les Eduens, sous l’instigation du mystérieux Sacrovir, se rebellent. Mais les légions romaines ont tôt fait de les écraser. Sur ordre de l’Empereur, on charge Lucius Valérius Priscus de mener l’enquête. Né d’une mère Eduenne, il semble tout désigné pour représenter l’Empire et gagner la confiance des chefs Gaulois. Mais l’enquête se révèle plus compliquée que prévu: attentat, loi du silence et menaces en tout genre guettent notre héros. Dès lors sur ses gardes, il sera le témoin d’une gigantesque machination….

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Un avis plus que mitigé au sortir de cette lecture. Beaucoup d’éléments se mêlent. Je vais essayer de débrouiller tout cela pour vous donner mon opinion le plus clairement possible.

D’abord le roman débute d’une manière assez surprenante, par une sorte de prologue qui situe l’action dans les années 2000 en Egypte. C’est là qu’un volumina (manuscrit) mystérieux est retrouvé. Aussitôt, plusieurs universitaires se penchent sur son étude. C’est ainsi que le lecteur obtient l’histoire de Lucius Valérius. Subtile (?) manière de présenter l’intrigue.

Ainsi le lecteur fait connaissance avec le héros du roman. Lucius est un ancien militaire à la retraite. Sur lui nous n’avons que peu de renseignements. Il vit seul et chichement dans sa maison de campagne. Rien de bien émoustillant. Un soir, on frappe à sa porte: il a l’obligation de se présenter devant Séjean, le bras droit de l’Empereur. J’aime d’ailleurs beaucoup sa maxime au cynisme implacable « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ». On lui confie alors la mission d’aller enquêter en Gaule pour déterminer quels sont les auteurs des rébellions. Et là j’ai envie de dire que ça coince! On ne croit pas vraiment à ce Séjean qui cite du Catulle à tout va. Et puis ce péquenot de Valérius qu’on vient chercher dans sa cambrousse, c’est louche! La suite nous donne raison!

Quant à l’intrigue! Par Toutatis! On s’y perd! Il y a déjà beaucoup trop de personnages. Certains ont un rôle mineur mais leur simple apparition suffit à nous embrouiller le cerveau. De plus, Lucius se contente d’interroger toujours et encore. A croire qu’il ne sait que parler. Où sont donc rangés ses gros muscles? Pas de perquisitions, de coups d’éclat. L’enquête se traîne en longueur pour un résultat plutôt décevant. Je n’en dit pas plus mais sachez que le dénouement est assez rocambolesque avec coup de foudre soudain, enfant usant du subjonctif à tout va, suicide express et complot dévoilé. A la fin du roman, rebelote avec l’Egypte et cette fois-ci l’épilogue. Finalement le volumina serait un faux, puis non au contraire un vrai mais en fait un roman donc un faux-vrai….

Bref déception puissance 10.

Une petite touche de positif pour finir. Car vous me demanderez sûrement « où as-tu trouvé le courage, par Zeus, d’aller au bout de cet ouvrage? »

Je vous répondrai en deux points: d’abord je déteste abandonner quelque chose. Ensuite, j’ai quand même apprécié l’arrière plan historique du roman. On suit Lucius dans sa vie quotidienne de Romain. J’ai beaucoup aimé ce côté « civilisation ». Il faut reconnaître à l’auteur ses talents de spécialiste.

Un roman pas très passionnant au final. Je vous préconise plutôt les oeuvres de Cristina Rodriguez où ,là, il y a du lourd!

Ave Quirites!

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