La salle de bains du Titanic, Véronique Ovaldé

Titre VF: La salle de bains du Titanic

Auteur: Véronique Ovaldé

Genre: nouvelles, contemporain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce court opus, Véronique Ovaldé nous livre trois nouvelles qui peuvent être lues indépendamment les unes des autres mais qui sont en réalité toutes liées.

La première des nouvelles met en scène Vienna: c’est une adolescente en vacances avec ses parents. Tandis que sa mère, atteinte d’un cancer, meurt à petit feu, Vienna repense à cet été où tout a changé. Alors que son père faisait la sieste sur la plage, Vienna échappe à sa surveillance. Elle se perd dans les dunes. Un monsieur en chemisette à carreaux la ramène à son père. Mais que s’est-il passé? Qu’est-il arrivé à Vienna?

Dans la deuxième nouvelle c’est le fameux monsieur en chemisette à carreaux qui est le personnage principal. Lui aussi est en vacances. Il se souvient alors de ce fameux été où il a trouvé Vienna. Il ne souhaite qu’une chose à présent: s’excuser. Mais de quoi?

Enfin la troisième nouvelle permet de confronter les deux personnages. Une rencontre qui s’achèvera d’une manière bien radicale.

J’aime toujours autant la prose de Véronique Ovaldé à la fois pleine de poésie et d’exotisme. Les images surgissent grâce à quelques mots magiques: des vacances teintées de nostalgie pour Vienna, des regrets bien amers pour l’homme en chemisette. Les mots glissent et coulent sur les pages comme le sable des dunes sur lequel se prélasse Vienna. Elle se souvient de « juste avant l’été où »…..

Mais ce que je préfère ce sont les non-dits, les secrets qui restent enfouis au creux des personnages. Tout est suggéré subtilement. Même si l’on se doute et si l’on peut émettre des hypothèses, le lecteur n’est sûr de rien. Les personnages ne se livrent pas complètement. J’aime beaucoup l’idée qu’ils gardent une certaine part de mystère. L’indicible est alors plus terrible pour le lecteur qui imagine ce qui a pu se passer. La cruauté éclate au détour d’un mot, d’une respiration.

Vienna est touchante, attachante et paraît si fragile! Elle ne se livre pas mais apparaît farouche, sauvage à quiconque cherche à en savoir plus. Coulera-t-elle à l’image du Titanic ou gardera-t-elle le cap? La fin du livre est ouverte: à chacun d’imaginer ce qui pourrait se passer.

Ce petit opus reste envoûtant comme la plupart des œuvres de l’auteur. Dommage qu’il soit si court: on en redemande!

Je remercie les éditions J’ai Lu et Livraddict de m’avoir permis de découvrir ce livre.

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