Une odeur de gingembre, Oswald Wynd

Titre VF: Une odeur de gingembre

Titre VO: The ginger tree

Auteur: Oswald Wynd

Publié aux éditions Folio, 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard Collinsgsworth, l’attaché militaire britannique auquel elle a été promise. Fascinée par la vie de Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers, Mary affiche une curiosité d’esprit rapidement désapprouvée par la communauté des Européens. Une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant la mettra définitivement au ban de la société. Rejetée par son mari, Mary fuira au Japon dans des conditions dramatiques. À travers son journal intime, entrecoupé des lettres qu’elle adresse à sa mère restée au pays ou à sa meilleure amie, l’on découvre le passionnant récit de sa survie dans une culture totalement étrangère, à laquelle elle réussira à s’intégrer grâce à son courage et à son intelligence. Par la richesse psychologique de son héroïne, l’originalité profonde de son intrigue, sa facture moderne et très maîtrisée, Une odeur de gingembre est un roman hors norme.

 

Si vous n’avez jamais lu ce roman, je vous invite fortement à le faire. C’est une vraie découverte pour moi, un magnifique coup de cœur qui me laisse rêveuse.

Dès les premières pages du livre, j’ai été happée par l’histoire de Mary. Elle doit rejoindre son fiancé à Pékin. Elle se confie dans son journal de bord. Le roman commence par la traversée, de son Écosse natale jusqu’à Pékin. A bord, Mary n’est pas seule. Elle a un chaperon très à cheval sur les traditions. Mary va peu à peu s’émanciper. Elle retire d’abord son corset, symbole de son confinement,  puis se mêle aux autres passagers. C’est un vrai plaisir de voir cette femme s’épanouir au fur et à mesure de son voyage, laissant tomber ses préjugés.

Mary est une héroïne au caractère fort. Elle refuse de renoncer à sa religion au nom de son mari. Elle s’aperçoit bien vite qu’il n’est qu’un imbécile coincé et frustré. Elle plaît beaucoup aux étrangers car elle est entière, simple et aimante. Elle ne cherche pas à se faire passer pour une femme appartenant à la classe dominante. Elle offre son cœur.

A Pékin, Mary commencerait presque à déprimer. L’histoire semble se répéter indéfiniment jusqu’au jour où elle découvre les affres de la passion. L’auteur fait basculer son personnage dans le tourbillon de la vie. C’est avec un vrai plaisir que l’on suit alors les aventures de Mary, abandonnée de tous, seule dans un pays étranger. Que va-t-il advenir d’elle? C’est sans compter sur son courage immense.

La plume de l’auteur m’a fait voyager dans un pays exotique où Mary a tout à apprendre. Les descriptions sont toutes plus belles les unes que les autres. Les pages se tournent toutes seules. J’ai été littéralement happée par l’intrigue cherchant à savoir ce qui allait arriver à Mary. Il décrit avec poésie le Japon et la Chine, pays si exotiques et lointains, objets de tous les fantasmes à l’époque.

Ce roman est un vrai coup de cœur pour moi au point que je ne sais quoi lire après cette magnifique lecture trop tôt achevée à mon goût. Une vraie découverte. Un roman qui se déguste petit à petit.

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