Stabat Mater, Tiziano Scarpa

   Auteur: Tiziano Scarpa

   Titre: Stabat Mater

   Publié au Livre de Poche, 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cecilia, la narratrice, est orpheline. Elle a été abandonnée à sa naissance et recueillie par l’hospice de la Pietà, à Venise. Chaque jour, masquée et dérobée au regard du public, Cecilia joue du violon. Dans cet univers confiné et reclus, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit elle parle et écrit à cette mère inconnue dont l’absence la fait cruellement souffrir. L’année de ses seize ans, un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux, Antonio Vivaldi.

 

On m’a conseillé ce roman très court en me disant que c’était un très beau livre plein de poésie et de tristesse. J’ai vraiment eu l’impression d’être passée totalement à côté et de n’avoir pas du tout saisi toute la portée de ce roman.

Certes j’ai aimé suivre l’héroïne Cecilia. C’est une jeune orpheline, recueillie et élevée à l’hospice de la Piéta à Venise. C’est là qu’elle apprend à jouer du violon. Elle est plutôt douée. Elle sera même remarquée par Antonio Vivaldi. J’ai découvert toute une partie de l’histoire italienne grâce à Cecilia. Je ne savais pas que les jeunes filles abandonnées étaient recueillies puis élevées convenablement pour ensuite être destinées à faire de beaux mariages. Cette partie du roman m’a beaucoup plu.

J’ai par contre eu beaucoup de mal avec la narration. C’est Cecilia qui prend la parole tout au long du roman. En fait, elle se confie à son journal intime par bribes de phrases, de pensées. Elle pense d’ailleurs sans arrêt à cette Mère qui l’a abandonnée. Elle l’imagine jeune et belle et rêve bien sûr de la retrouver. Mais dans toutes ces pensées dévoilées, Cecilia semble aussi se parler à elle-même, à son double. En effet, elle tient des conversations avec une femme aux cheveux de serpents peut-être la mort elle-même. J’ai été déstabilisée par ces dialogues qui surgissent à l’improviste.

J’aurais aussi voulu en savoir plus sur Cecilia. Elle se pose des questions sur ses origines mais jamais nous n’aurons de réponses. Ce côté là m’a déçue. Je trouve que l’auteur nous laisse sur notre faim. De même, je crois ne pas avoir été touchée par les envolées lyriques de Cecilia et par toutes les allusions à la musique classique et à sa force. J’avoue que ces passages là m’ont même ennuyée. Quant au personnage d’Antonio Vivaldi, il arrive très tard dans l’intrigue du roman et n’apporte pas grand chose à la suite des événements.

C’est donc un avis mitigé que je vous livre aujourd’hui, prête à entendre le vôtre. Le personnage de Cecilia m’a plu mais j’aurais aimé en savoir davantage sur son compte.

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