Pension de famille, Margaret Durrell

   Auteur: Margaret Durrell

   Titre: Pension de famille

   Éditions: Robert Laffont, collection Pavillons Poche, 2012

  

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1947, sur les conseils de sa tante Patience, une redoutable vieille fille, Margaret Durrell l’aventurière ouvre une pension de famille prétendument BCBG à Bornemouth, ville respectable du bord de mer britannique. Un divorce, deux enfants à élever, la menace d’un désastre financier : c’est assez pour tenter l’aventure, malgré les sarcasmes de ses frères. Au seuil de cette maisonnée, les péripéties et les quiproquos des locataires vont succéder aux aventures hilarantes : calme et bonnes manières ne seront plus qu’illusion. Ce portrait d’une fine équipe est un condensé d’humour anglais : le peintre Edward et son modèle, le beau Gordon, une schizophrène, les infirmières Blanche et Judy, deux musiciens de jazz, un bigame basané, une femme battue et son fils obèse. Sous le regard narquois des voisins, la pension de famille de Margo tourne à la ménagerie humaine. S’ajoutent à ce joyeux désordre les visites de Gérald, son frère, qui ramène une troupe de singes et un énorme python. Elle ne se laissera pas démonter pour si peu… et s’embarque même dans une histoire d’amour clandestine avec un joueur de trombone.

 

   Inspiré de sa vie, Margaret Durrell livre, avec ce roman, un récit tendre et drôle à la fois.

   Margaret, divorcée, s’ennuie. Elle décide sur les conseils de sa tante de fonder une pension de famille pour une clientèle plutôt huppée. Les travaux débutent dans la bonne humeur puis vient le moment fatidique où les futurs locataires se présentent en espérant obtenir une chambre.

   Et là, ça se complique. Margaret est incapable de tenir la promesse faite à sa tante, à savoir recruter des locataires sérieux sur tous les plans. Le premier à se présenter n’est autre qu’un peintre, Edward. Son statut d’artiste ne serait pas pour déplaire à Margaret s’il ne passait pas son temps à peindre des nus! Mais Margaret a bon cœur: elle n’ose pas lui dire non. Comme elle n’osera pas dire non à une mère célibataire et son fils, deux musiciens de jazz, un homme aux mœurs plutôt relâchées pour l’époque.

   C’est l’occasion de découvrir pour le lecteur une galerie de personnages tous plus ou moins tordus. Margaret n’a qu’une réaction à leurs manies et leurs bêtises quotidiennes: le rire. Que peut-elle faire d’autre d’ailleurs quand son frère Gérald, lui amène une douzaine de singes qui s’échapperont bientôt de leur cage pour mener la pagaille dans le quartier?

   A travers le récit de ces tranches de vie dans cette pension de famille hors du commun, j’ai découvert le visage d’une femme libre et forte qui fait fi des rumeurs et des scandales lancés par des voisins suspicieux. Il n’y a pas vraiment d’intrigue: juste le récit du quotidien avec tout ce qu’il peut contenir de banal et d’extraordinaire.

   J’ai ri à bien des situations complètement folles et j’ai lu avec beaucoup de plaisir les aventures de ces personnages tous plus excentriques les uns que les autres.

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2 réflexions sur “Pension de famille, Margaret Durrell

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