Barbe-Bleue, Amélie Nothomb

Auteur: Amélie Nothomb

Titre: Barbe-Bleue

Éditions: Albin Michel, 2012

 

  

 

 

 

 

 

 

 

« La colocataire est la femme idéale. »

 

   On ne présente plus Amélie Nothomb, notre belge nationale, qui à chaque rentrée littéraire produit un nouveau roman. Peu emballée par les critiques et surtout déçue par son dernier opus, j’ai reçu celui-ci à Noël par mon cher et tendre. Déjà lu (il faut dire que le livre est guère épais), voici donc mon avis.

   Saturnine, l’héroïne du roman, devient la colocataire d’un certain Don Elemirio, personnage étrange et quelque peu excentrique. Fervent catholique, issu de la noblesse espagnole, cet homme n’a plus mis les pieds à l’extérieur de son bel appartement parisien depuis au moins 20 ans.

   Vivant seul, entouré de quelques domestiques, il requiert de temps à autre la compagnie de colocataires toutes féminines, cela va de soi. Saturnine a donc la grande chance d’être sélectionnée par Don Elemirio.

   Elle découvre un homme taciturne, plein de manies et de préjugés mais le jeune femme, maline, fait bientôt tomber les masques. Elemirio possède une profonde richesse et Saturnine s’amuse beaucoup à le mener par le bout du nez.

   Elle découvre bientôt que Don Elemirio a eu de nombreuses colocataires dans sa vie (au nombre de 8) mais qu’elles ont toutes disparu. Il ne s’en cache pas d’ailleurs. Que sont-elles devenues?

   Et quelle est cette étrange chambre noire qui perdrait Saturnine si elle en ouvrait la porte?

   Amélie Nothomb renoue ici avec la tradition du conte en revisitant Barbe-Bleue. Tout le monde connaît ce conte qui met au centre du récit l’interdit et la possibilité pour l’héroïne de le braver. Saturnine se révèlera, dans ce roman-ci, un personnage doué d’une intelligence supérieure qui saura ruser pour arriver à ses fins.

   Ce roman n’est pas un coup de cœur pour moi: je trouve qu’il y a beaucoup trop de dialogues (même s’ils sont essentiels) et que l’auteur ressasse toujours les mêmes sempiternels thèmes (le champagne, l’érudition, une histoire d’amour contrariée, l’intertextualité).

   J’ai toutefois apprécié ma lecture grâce au personnage de Saturnine qui met en avant son intelligence quitte à faire un choix douloureux à la fin du roman.

   Ce roman m’a permis de me réconcilier avec l’auteur. J’aurais cependant aimé qu’il soit un peu plus long. Je sais bien que la qualité ne se mesure pas à la quantité mais j’ai l’impression qu’au fil des ans les romans d’Amélie Nothomb maigrissent à vue d’œil! Jusqu’à quel point?

Publicités

7 réflexions sur “Barbe-Bleue, Amélie Nothomb

  1. J’avais entendu de nombreuses critiques sur ce livre à sa sortie et je dois dire que je n’étais pas forcément emballée… Sans doute peur que « Notombe » dans la facilité…

  2. Moi cela fait longtemps que j’ai l’impression d’être arnaquer par Amélie Nothomb pourtant j’aime sa plume mais ces histoire m’emballent de moins en moins. Dommage, je ne sais pas si j’achèterais celui-là, peut-être en poche à un prochain voyage en France. A voir

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s