Automne, Jon McNaught

Auteur: Jon McNaught

Titre: Automne

Éditions: Nobrow, 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est un mardi gris d’octobre semblable à tant d’autres dans la petite ville de Dockwood. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: à la maison de retraite d’Elmview, un garçon de cuisine prépare le repas des pensionnaires; le long de la rue Nettlefield, un livreur de journaux finit sa ronde; et dans les arbres les hirondelles se rassemblent à grand bruit avant de s’envoler vers l’Afrique. Œuvre contemplative et douce-amère, Automne suit les trajectoires de ces habitants, que Jon McNaught se plaît à faire se croiser, avec, pour toile de fond, les vestiges de l’arrière-saison.

 

   J’ai reçu cette BD dans le cadre d’un partenariat avec Price Minister en l’honneur du festival d’Angoulême.

   Il est très difficile de vous parler de cette BD car il n’y a ni intrigue ni rebondissements. L’auteur, Jon McNaught, se contente de raconter en dessins des tranches de vie qui pourraient paraître insignifiantes à première vue.

   Mais c’est d’abord le dessin de l’auteur qui m’a séduite. Très épuré, simple, parfois enfantin, je le trouve sublime. Les couleurs sont celles de l’automne: le rouge, la marron, le vert font honneur à cette saison où la luminosité permet de porter un regard différent sur les choses. Le clair-obscur est d’ailleurs très présent dans les dessins de l’auteur. Ce dernier aime montrer un même paysage sous une lumière différente. Ces petits changements de lumière, d’angle de vue permet au lecteur de porter un autre regard sur les choses.

   Automne c’est aussi une BD pleine de poésie qui rend hommage aux choses dérisoires de la vie. Jon McNaught sublime l’arrivée de l’automne: une feuille morte se détache et tombe dans une flaque, les hirondelles se rassemblent sur les fils électriques, un écureuil trouve un reste de chips abandonnée. Ces petits riens qui font le quotidien sont mis en exergue et deviennent des choses très belles. C’est peut-être d’ailleurs là l’essence de l’art: faire du beau avec presque rien.

   Les personnages sont rares. Quand il y en a, ils sont banals: un garçon de cuisine dans une maison de retraite, un livreur de journaux. Et pourtant! L’auteur montre qu’en réalité ils sont importants et qu’ils ont leur place. Que deviendraient ces petits vieux sans le garçon de cuisine? Qui trouverait du réconfort sans le jeune livreur de journaux. Les gestes du quotidien deviennent là aussi des actes importants et cruciaux.

   En tournant les pages de la BD, la nostalgie peut s’emparer du lecteur: celle des longues après-midi d’automne baignées de soleil qui rappelle que bientôt l’hiver s’installera confortablement!

   En réalité dans Automne, Jon McNaught redonne de l’importance au quotidien et montre au lecteur tout ce qu’il a de plus beau.

   Je remercie Price Minister et les éditions Nobrow de m’avoir permis de découvrir cette BD sublime, pleine de poésie.

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2 réflexions sur “Automne, Jon McNaught

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