Cité de verre, Paul Auster

Cité de verre de Paul Auster,

Éditions Le livre de poche,

2011, 155 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un auteur de série noire, Quinn, est éveillé au milieu de la nuit par un coup de téléphone qui ne lui était pas destiné : on demande un détective, un certain Paul Auster… Quinn, qui mène une vie errante, lestée d’un passé problématique, accepte le jeu consistant à être ce Paul Auster. Et le voilà lancé dans une aventure plus extravagante que toutes celles qu’il aurait pu imaginer.

 

   C’est Laurine du blog les lectures de Naurile qui m’a donné envie de lire ce 1er tome de la saga consacrée à la Trilogie New-yorkaise de Paul Auster. J’avais déjà lu des romans de Paul Auster donc je m’attendais un peu à ce style décalé, hybride où tout est sens dessus-dessous.

   Dans ce roman, l’auteur met en scène Quinn, poète et écrivain de polar qui a choisi d’ailleurs décrire sous un pseudonyme. Un soir, il reçoit un coup de fil anonyme. A l’autre bout du fil, un homme le supplie de venir l’aider et de prendre en charge une affaire urgente. Quinn, qui s’ennuie, accepte.

   Il rencontre ce fameux interlocuteur: Peter Stillman. Peter lui confie qu’il a été maltraité par son père lorsqu’il était petit. Ce dernier a fait de la prison mais ayant purgé sa peine, il est à nouveau libre. Peter est terrifié et craint pour sa vie. Quinn a la charge de retrouver ce père dément et de le surveiller.

   Voilà Quinn, auteur de polar, endossant le rôle de détective privé sous le nom de Paul Auster! Quinn s’applique tant bien que mal à poursuivre sa tâche. Il retrouve le père de Peter et le suit nuit et jour à travers ses déambulations dans la ville de New-York.

   Mais qui est Quinn? Quel est son rôle réel? Est-il auteur de polar, détective privé? Est-ce un double de Paul Auster, le vrai, l’auteur? Tout semble se compliquer quand il rencontre un auteur de romans qui ressemble à s’y méprendre à Paul Auster. Impossible de trancher. Le roman est une mise en abyme d’un autre roman. C’est en réalité une réflexion sur la littérature, sa construction, son sens. Est-ce réel? Irréel? Quinn a-t-il tout imaginé?

   A travers ce roman, Paul Auster pose les bases d’une réflexion littéraire qui ne le quittera pas au fil de ses livres. Cité de verre est un roman parfois absurde, complexe, mais qui fait réfléchir au sens du mot littérature.

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5 réflexions sur “Cité de verre, Paul Auster

  1. Ah ! tu t’es laissée tenter ! pour ma part, c’est celui-ci que j’avais préféré dans la trilogie, suivi du troisième. Le deuxième était vraiment plus qu’étrange…

  2. Pingback: C’est Lundi, que lisez-vous? #27 | carolivre

  3. Je dois le lire pour les cours, et j’ai à peu près le même avis que toi, même si j’ai moins aimé car ce n’est pas mon style de lecture^^ Je me pose encore des tonnes de questions sur l’histoire qui resteront à jamais sans réponse ^^

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