L’Oeil du léopard, Henning Mankell

L’œil du léopard de Henning Mankell,

Éditions Points,

2013, 354 pages,

Pour l’acheter: l’œil du léopard

 

 

 

 

 

 

 

 

   Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson,adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l’un d’eux: aller en Zambie, sur les traces d’un missionnaire suédois.

   1969. L’Afrique le fascine et l’effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence,Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d’aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d’œufs, puis reprend l’exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l’engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine.

 

   J’ai mis une semaine à lire ce roman, c’est dire! J’ai d’abord eu du mal à entrer dans l’histoire. L’auteur met en scène Hans Olofson, un suédois installé en Afrique depuis 18 ans. Il a repris une usine d’œufs et dirige 200 personnes. Les chapitre du roman s’entrecoupent entre le passé d’Hans et son présent.

   Le narrateur fait référence à l’enfance et à l’adolescence du personnage. Ce sont ces chapitres qui m’ont le plus intéressée dans la première partie du roman. On apprend que Hans a vécu son enfance dans un village. Sa mère est partie à sa naissance, le laissant seul avec son père alcoolique. Hans souffre de cet abandon. Il aura au une enfance plutôt morne et malheureuse jusqu’au drame qui touche son meilleur ami et qui lui fait prendre la décision de partir loin de la Suède.

   Les chapitres consacrés à sa vie en Afrique m’ont d’abord ennuyée. En effet, Hans débarque sur un continent qu’il ne connaît pas du tout. Il a la folle idée de rendre hommage à un missionnaire suédois enterré en Zambie (je n’ai pas vraiment compris pourquoi d’ailleurs). Hans est terrifié par les Africains qu’il rencontre: pour lui, ils sont tous sauvages, violents, sans éducation. Hans se révèle d’abord raciste dans ses propos. Il rencontre d’autres blancs qui le sont tout autant et qui l’incitent à penser que sans l’homme blanc, l’homme noir n’est rien.

   Et puis, la situation évolue. Hans prend conscience peu à peu de la soumission des noirs et il va chercher à rétablir un équilibre, en les traitant d’égal à égal. Cette seconde partie du roman a relancé mon intérêt pour le livre. Le personnage de Hans entame une réflexion sur le poids des préjugés et la peur de l’étranger. Même s’il croit penser agir pour le bien de ses employés noirs, il a toujours une arrière pensée coloniale mais contrairement aux autres occidentaux, il essaie de la combattre. Pas facile de revenir sur ses préjugés, ses croyances erronées à l’encontre de l’Autre.

   J’ai aimé ce roman dans l’ensemble même si selon moi la seconde partie du livre vient sauver la première. La réflexion sur le racisme est la bienvenue et permet d’éclairer le roman.

Publicités

5 réflexions sur “L’Oeil du léopard, Henning Mankell

  1. Pingback: C’est Lundi, que lisez-vous? #28 | carolivre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s