Le diable danse à Bleeding Heart de Andrew Taylor

Le Diable danse à Bleeding Heart de Andrew Taylor,

Éditions Pocket,

2013, 567 pages,

Pour l’acheter: Le diable danse à Bleeding heart.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1934. Londres. Lydia Langstone fuit la haute société aristocratique anglaise et un mari violent pour trouver refuge dans une petite pension de famille sise Bleeding Heart Square. Privée des privilèges que lui conférait son statut social, elle tente de renouer avec une vie plus modeste, plus indépendante aussi. Mais très vite dans cet univers nouveau pour elle, Lydia se trouve confrontée à d’étranges évènements. Qu’est devenue Miss Penhow, l’ancienne propriétaire de la pension de famille, mystérieusement disparue quatre ans plus tôt ? Pourquoi un journaliste de retour des Indes, veut-il à tout prix la retrouver ? Qui est cet homme qui semble surveiller nuit et jour les allées et venues dans la maison ? Enfin qui envoie des morceaux de cœur en décomposition à Joseph Serridge, l’un des occupants de la pension de famille, le dernier à avoir vu Miss Penhow vivante ? Selon la légende londonienne, Le Diable danse à Bleeding heart square, cette fois il serait plutôt tapi dans l’ombre, en silence, attendant son heure. Alors que le lecteur suit les aventures de Lydia, entraînée malgré elle dans ce sinistre labyrinthe, il prend connaissance dans le même temps du journal intime de Miss Penhow, commenté par un mystérieux narrateur, dont l’identité ne sera dévoilée qu’à la toute fin du livre. La vérité éclatera alors en un véritable coup de théâtre.

 

Le diable danse à Bleeding Heart est considéré par l’éditeur comme un thriller. Si vous avez envie d’une histoire sanglante, pleine de suspens et de rebondissements, passez votre chemin! C’est le seul et unique reproche que je ferai à ce roman: avoir été mal « étiqueté » par l’éditeur. Je l’aurais plutôt considéré comme un policier mais pas comme un thriller. La tension n’est pas à son comble à chaque page et il n’y pas véritablement de meurtre. A part cela, vous pouvez foncer!

Tout commence avec Lydia. Cette jeune femme aurait tout pour être heureuse. Elle est riche, dispose d’une immense maison, a du personnel et passe ses journée à ne rien faire. Le seul bémol à cette vie de rêve: son mari Marcus qui un jour la bat. C’est la fois de trop. Lydia décide alors de fuir. Elle s’installe dans une pension de famille, Bleeding Heart Square, au cœur de Londres. Lydia s’installe dans une chambrette avec son père dont elle n’avait plus la moindre nouvelle.

Sa nouvelle vie s’organise. Lydia passe d’une vie luxueuse à la pauvreté voire la misère la plus extrême. Elle va connaître le froid, la faim, la solitude. Mais Lydia est une femme forte. Même si à plusieurs reprises, elle est tentée de revenir auprès de son mari, elle décide de s’en sortir par elle-même. Elle commence par vendre ses bijoux puis elle se résigne à trouver un emploi.

La vie est dure, très dure et l’auteur décrit avec beaucoup de style la vie londonienne des années 30. Alors que certains vivent dans l’opulence, la crise touche une grande partie de la population. Chaque matin, les chômeurs font la queue pour dégoter un travail et de quoi manger. Un peu comme Dickens, Andrew Taylor dissèque la partie pauvre de la population. Lydia apprend à ses dépends que la liberté a un prix. Le mouvement fasciste prend aussi de plus en plus d’importance dans la vie politique des londoniens et Lydia assiste à la montée de la haine del’étranger.

En parallèle de cette vie dure et miséreuse, l’auteur nous livre en début de chaque chapitre, un morceau du journal de Miss Penhow. Cette femme a disparu subitement sans donner plus aucune nouvelle à ses proches. Sa nièce charge un policier sur le retour de trouver sa trace. Chose étrange, la fameuse pension de famille appartenait à Miss Penhow avant qu’elle ne la lègue à son ex-compagnon Mister Serridge. Où est Miss Penhow? A-t-elle disparu ou a-t-elle été assassinée? Peu à peu, les pièces du puzzle semble se mettre en place. Mister Serridge serait-il un abominable séducteur de vieilles filles?

Les choses seront bien sûr plus compliquées que cela. Malgré elle, Lydia est entraînée dans l’enquête. Elle découvrira que cette histoire d’héritage ne lui est pas si étrangère. Elle va parcourir la campagne anglaise à la recherche d’indices. Elle en apprendra plus sur cette Miss Penhow mais aussi sur son propre passé.

En résumé, Le Diable danse à Bleeding Heart est une bonne enquête policière qui donne l’occasion à son auteur de décrire la misère du peuple après la première guerre mondiale. Le roman vaut plus pour ce parti pris des petites gens que pour son intrigue bien ficelée tout de même dont la résolution se fera à la toute dernière page du livre.

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4 réflexions sur “Le diable danse à Bleeding Heart de Andrew Taylor

  1. Je l’ai repéré plusieurs fois. J’hésite 🙂 Mais je me laisserai surement tentée un jour ou l’autre me connaissant. Merci en tout cas de nous prévenir de cette étiquette qui n’est pas méritée. A se demander parfois ce que font les éditeurs en créant ainsi des attentes qui ne peuvent qu’être déçues…

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