Le protectorat de l’ombrelle, Tome 2, Sans forme de Gail Carriger

Le Protectorat de L’ombrelle, Sans Forme, Tome 2 de Gail Carriger,

Le Livre de Poche,

2013, 456 pages,

Pour l’acheter: Sans forme, tome 2

Gail Carriger, de son vrai nom Tofa Borregaard, est née à Bolinas, en Californie. Diplômée de l’université de Nottingham en archéologie en 2000 et de celle de Santa-Cruz en anthropologie en 2008, elle publie son premier roman, Sans âme (Orbit), en 2009.

 

 

 

 

Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

J’avais lu le 1er tome des aventures d’Alexia Tarabotti il y a déjà un petit moment et ma foi, j’avais plutôt apprécié cette lecture qui mêlait habilement vampires et époque victorienne. Le personnage d’Alexia m’avait assez plu notamment son côté revendicateur et bavard.

Hélas! J’ai oublié pas mal de choses entre la lecture du 1er et du 2ème tome. J’ai d’abord mis un peu de temps pour me remémorer le rôle de tous les personnages mais surtout leurs relations entre eux qui s’accompagnent bien souvent de termes techniques. Ainsi, je ne savais plus ce qu’était qu’un porte-clé et j’avais oublié que les fantômes ont tous pour appellation « Autrefois » quelque chose. Je puis vous assurer que lorsqu’on lit ces termes sans savoir de quoi il s’agit, la confusion est grande!

Passé ces premières émotions linguistiques, je me suis plongée dans le roman et j’ai étéextrêmement déçue par l’intrigue qui selon moi traîne en longueur et n’a guère d’intérêt. Voici pourquoi. On apprend très rapidement qu’une chose étrange s’est déroulée dans un endroit très localisé de Londres: les êtres surnaturels ont perdu momentanément tous leurs pouvoirs. Pensez donc: plus de vilains crocs pour les vampires et plus aucun poil pour les loups-garous!! Quelle est donc cette chose qui annihile tous pouvoirs fantastiques?

Alexia est aux premières loges puisque son époux Lord Woolsey en est lui-même victime. Il décide donc d’aller visiter une meute de loups-garous en Écosse. A partir de ce moment, je n’ai pas bien compris les tenants et les aboutissants de cette quête. Pourquoi décide-t-il de se rendre là-bas? Mystère… En tout cas, Alexia décide de le suivre par la voie des airs: en dirigeable.

Ainsi toute une partie de l’intrigue (au moins quatre chapitres) se déroule sur ce dirigeable grand luxe. J’y ai vu peu d’intérêt. Cela ne fait que retarder l’intrigue et j’ai eu l’impression que l’auteur prenait tout son temps pour noyer le poisson. J’ai été plus perdue qu’autre chose et ce voyage en dirigeable m’a paru d’une longueur sans fin!

Cependant, j’ai tout de même apprécié l’apparition d’un nouveau personnage: celui d’une française, inventrice de surcroît en laquelle Alexia trouve une égale. Cette Mme Lefoux m’a plu parce qu’elle s’habille comme un homme, haut de forme et costume, et qu’elle n’a peur de rien. C’est aussi un personnage sensuel qui se tourne volontiers vers les femmes. Elle va d’ailleurs beaucoup troubler Alexia. L’auteur s’en tire donc bien avec l’introduction de ce personnage qui semble-t-il sera présent dans les prochains tomes.

Quant à la relation Alexia/ Le comte de Woolsey, si au début j’aimais leur jeu de séduction incessant et leurs parties de jambes en l’air à peine voilées, je me suis lassée à la longue. En effet, le couple apparaît très conventionnel à la fin. Leur relation charnelle m’est apparu comme du vu et du déjà vu. J’aurais aimé que l’auteur soit un peu plus créative sur ce point.

Enfin, je terminerai en parlant de certaines tournures de phrase ou expression qui m’ont semblé étranges et déplacées dans le contexte du roman. En effet, les personnages sont tous éduqués et font partie de la noblesse anglaise. Ils doivent respecter une certaine éthique de langage et de comportement. Or, l’auteur se laisse parfois emportée et fait prononcer des paroles aux personnages que tout bon Lord ou Lady auraient réprimé. L’effet produit est alors un peu vulgaire et maladroit à certains moments.

Pour résumer, j’ai aimé me plonger une nouvelle fois dans l’ambiance victorienne du roman même si certains passages semblent tomber à côté de la plaque. En revanche, je n’ai pas trouvé que l’auteur se renouvelait énormément. L’intrigue est confuse et peine à se mettre en place. Mention bien tout de même au personnage de Mme Lefoux qui apporte une touche de créativité à l’intrigue.

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3 réflexions sur “Le protectorat de l’ombrelle, Tome 2, Sans forme de Gail Carriger

  1. C’est dommage que tu aies été un peu déçue par celui-ci! C’est vrai que lire la saga à la suite permet d’éviter quelques déconvenues… De plus, quand on la lit comme ça, les péripéties s’enchainent tellement rapidement qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer…. J’espère que le troisième tome te plaira plus quand tu le liras!

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