L’appel du coucou de Robert Galbraith

L’appel du coucou de Robert Galbraith,

Publié aux éditions Grasset,

2013, 576 pages,

Pour l’acheter: L’appel du coucou

 

 

 

 

 

 

Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.

Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d’enquêter sur la mort de Lula.

De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance.

C’est sous le pseudonyme de Robert Galbraith que J.K Rowling a publié son premier roman policier. Le livre a reçu de bonnes critiques outre-Manche et la véritable identité de l’écrivain a très vite été dévoilée. Pour un premier roman policier, J.K Rowling a réussi son coup d’essai et elle affirme son talent d’écrivain, montrant une fois de plus qu’il y a une vie littéraire après Harry Potter.

L’appel du coucou est un roman qui m’a séduite à la fois par son style et par ses personnages. L’intrigue reste pour moi très conventionnelle. Une mannequin, Lula Landry, est retrouvée morte. L’enquête policière conclut à un suicide. Après tout, la belle, sortait d’une histoire d’amour compliquée. Instable émotionnellement, elle aurait très bien pu passer à l’acte.

Son frère, John Bristow, ne croit pas à la thèse du suicide mais plutôt à celle du meurtre. Il va alors demander l’aide de Cormoran Strike, détective privé. L’intrigue avance au fil des interrogatoires, des filatures et se conclut sur l’arrestation du meurtrier. Bien sûr, le lecteur ne voit rien venir. J’ai cependant été déçue par la révélation du coupable. Son implication assez tordue dans l’intrigue m’a peu convaincue. Ce sera d’ailleurs le seul bémol au roman.

Si j’ai en effet aimé ce roman, c’est grâce au personnage principal. Cormoran Strike a d’abord un nom à coucher dehors. Quand le lecteur fait sa connaissance, c’est un détective à la dérive qu’il découvre. Les affaires ne marchent plus, Strike est criblé de dettes, sa copine l’a laissé tomber. Malgré son sale caractère, je me suis attachée à Strike parce que l’auteur parvient à créer un personnage fait de blessures, jamais lisse, écorché à vif. C’est cette profondeur qui m’a le plus plu. On apprend aussi que derrière la masse de ses 110 kilos et derrière l’ex-militaire, se cache un détective consciencieux et surtout très très intelligent. Bref, Rowling donne du relief à son héros.

Elle le dote aussi d’une secrétaire intérimaire: Robin. Cette dernière est loin d’être une potiche. Débrouillarde et très maline, elle sera d’un grand secours pour Cormoran. Retrouver les personnages créés par l’auteur c’est comme se glisser sous sa couette: c’est retrouver des personnages qui nous sont devenus familiers et dont on veut connaître le destin.

Enfin, j’ai aimé la façon dont l’auteur nous balade dans Londres. Les quartiers de la ville, du plus chic au plus modeste, se déroulent à nos pieds. On visite la ville d’une autre manière à travers les yeux du détective. Les pubs et les boîtes de nuit nous sont bien sûr grand ouverts et permettent au lecteur de se frayer dans le monde de la mode et de la nuit.

Même si l’intrigue reste très conventionnelle, J.K Rowling parvient à créer des personnages attachants et plein de relief qui permettent au lecteur d’être happé par le récit.

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6 réflexions sur “L’appel du coucou de Robert Galbraith

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