L’insigne du boiteux de Thierry Berlanda

L’insigne du boiteux de Thierry Berlanda,

Publié aux éditions de La Bourdonnaye,

2014,

Pour l’acheter: L’insigne du boiteux

 

 

 

 

 

 

Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?
Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…

L’insigne du boiteux est un ebook qui m’a été gentiment proposé par l’auteur lui-même. Je ne suis pas forcément fan de polar à la base mais le résumé de celui-ci m’a plu. Je me suis donc lancée dans cette lecture avec envie.

Tout commence avec la découverte de corps affreusement mutilés. A chaque fois, l’assassin agit toujours de la même façon. Il lacère et tue une mère devant les yeux de son petit garçon. La police se penche sur cette affaire mais aucun indice autre que le modus operandi ne l’aide vraiment à éclaircir cette affaire jusqu’à ce qu’elle découvre une sorte de cimeterre antique, oublié par le meurtrier sur le lieu du crime.

Pour élucider ce mystère, la police va faire appel à Jeanne Lumet, professeur d’Histoire à la Sorbonne. Elle seule paraît avoir les connaissances nécessaires pour authentifier l’arme et établir un lien avec le profil du tueur. Mais rien ne se passe comme prévu. Jeanne devient bientôt la cible de l’assassin. De chasseur, elle devient la chassée..

Je n’en dirai pas plus sur l’intrigue mais sur les personnages et sur l’écriture de l’auteur. J’ai aimé la manière dont Thierry Berlanda traite ses personnages. Ils paraissent vrais, réels. Mon côté « féministe » approuve la façon dont il a peint Jeanne Lumet. Pour une fois, c’est une femme qui détient les clés du savoir face à toute une bande de policiers, avouons-le un peu crétins qui ne sait utiliser que la violence pour régler les problèmes. Jeanne apparaît comme une femme brillante, passionnée par son travail et très intelligente. On est loin du rôle de la potiche. De plus ses connaissances en matière de bijoux antiques seront précieuses. Elle amène un côté scientifique et intellectuel au roman mais ici pas de grands discours ou de grandes démonstrations: Jeanne va à l’essentiel et ne perd pas son lecteur dans des considérations pédagogiques.

Il y a aussi les flics et plus particulièrement Falier. En fin de carrière, il joue sa toute dernière carte sur ce coup. Là encore, l’auteur n’est pas tendre avec ses personnages. Ne cherchez pas de flic musclé et beau comme un dieu, ne cherchez pas non plus le héros viril et intelligent. Non, ici les flics sont plutôt gras du bide, fument comme des pompiers, jurent à chaque phrase et sont maladroits, très maladroits. Bref, de vrais policiers.

Il en va de même pour l’écriture de l’auteur. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire les dialogues qui ne sont pas juste là pour donner des informations ou combler du vide. En effet, l’auteur fait vivre ses dialogues à grand renfort d’expressions argotiques ou familières. Certaines m’ont particulièrement faire rire. On se croirait parfois dans Les Tontons Flingueurs tellement la langue est truculente. On sent que les dialogues sont travaillés et que l’auteur n’a pas abandonné la forme au profit du fond. Les mots sont aussi importants, si ce n’est plus, que l’intrigue.

Quant à cette fameuse intrigue, elle est intelligemment bien menée. Jusqu’au bout du roman, le lecteur est mené en bateau. Qui est vraiment l’assassin? Plusieurs hypothèses se forment au fil des pages jusqu’à ce qu’éclate la vérité. J’aurais cependant aimé quelques pages de plus pour éclaircir le mystère final qui m’a laissée un peu sur ma faim.

L’insigne du Boiteux est un roman au rythme haletant, sans temps morts, doté de personnages truculents et d’une langue très travaillée. Un polar qui mérite d’être connu!

Je remercie l’auteur, Thierry Berlanda, ainsi que les éditions La Bourdonnaye de m’avoir fait découvrir ce roman.

 

 

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3 réflexions sur “L’insigne du boiteux de Thierry Berlanda

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