Le Maître d’Anubis d’Elizabeth Peters

Le Maître d’Anubis d’Elizabeth Peters,

Publié au Livre de Poche,

2000, 446 pages,

Pour l’acheter: Le Maître d’Anubis

Elizabeth Peters s’est passionnée dès son jeune âge pour l’archéologie, avec une prédilection pour l’Égypte ancienne. Titulaire d’un doctorat en égyptologie, elle a sillonné tous les sites antiques, d’Abou Simbel au Delta du Nil. Elle est l’auteur de plusieurs manuels universitaires de référence sur le sujet. Pour faire découvrir ce monde fascinant, elle a un jour l’idée de recourir au roman policier.

Pour célébrer le treizième anniversaire de leur inoubliable rencontre, Amelia Peabody et son impétueux époux ont choisi le cadre fascinant de Tell El-Amarna, la cité mythique d’Akhenaton et de Néfertiti.
Mais les émotions qui les attendent n’auront vraiment rien de romantique. Le serpent, le crocodile, le chien : ces trois animaux, héros d’une légende égyptienne dont Amelia vient de donner une nouvelle traduction, semblent apparaître sur leur route comme les signes d’un complot mortel. Dans lequel intervient un chat, l’animal emblématique du dieu Anubis…
Quel nouveau piège a donc ourdi leur vieil ennemi, le Maître du Crime ? S’agirait-il de voler leur secret – la localisation, en plein désert nubien, d’une fabuleuse oasis perdue ? L’ombre de Sethos place une nouvelle fois, menaçante, sur Amelia et Emerson.

J’avais craqué sur une des premières aventures d’Amelia Peabody grâce au Tome 2 de la série La Malédiction du Pharaon. Grâce à Troczone, j’ai reçu le tome 07 Le Maître d’Anubis. J’avais donc hâte de me replonger dans les aventures d’Amelia.

Je sais: sauter du tome 2 au 7 paraît incongru! Je vous rassure, et c’est là un des points positifs de cette série, chaque tome peut se lire indépendamment. D’autant plus que le début de chaque tome résume dès le premier chapitre la trame de ce qui s’est passé dans le tome précédent.

Dans ce tome 7, Amelia et Emerson, archéologues de renom, ont trouvé dans le désert une jeune fille consacrée à la déesse Anubis. Régnant sur une cité perdue et à l’agonie mais riche en or et en bijoux, elle a été en quelque sorte « adoptée » par le couple et ramenée en Angleterre. Bien sûr, Amelia et Emerson ont décidé de ne jamais révéler son secret et l’endroit de cette fameuse cité d’or. Mais les murs ont des oreilles et d’autres personnes mal intentionnées cherchent pas tous les moyens à percer le mystère quitte à kidnapper, séquestrer les principaux intéressés. Voilà pour le pitch.

Amelia et Emerson sont donc bien décidés à confondre ces sinistres individus et à leur faire payer leurs méfaits. Pour cela, ils mettent au point un plan que je qualifierais de saugrenu. En effet, ils veulent attirer dans le désert égyptien leurs poursuivants afin de les capturer et les livrer à la police. Mais comment faire? Pour eux, il s’agit de les appâter en les lançant sur de fausses pistes. Et voilà notre Amelia et notre Emerson en train de sillonner les ruines antiques pour tenter d’attirer les malfrats comme des guêpes sur du miel.

Si l’idée de base paraît bonne, elle devient de plus en plus loufoque. On suit l’expédition de bivouac en bivouac. Amelia et Emerson font semblant de chercher les ruines de l’antique cité d’or. Ils se font attaquer à tous les coins de rue, tombent dans des embuscades, manquent d’être enlevés, Emerson perdra même la mémoire à la suite d’un coup sur la tête! La fameuse malédiction liée au serpent, au crocodile et au chien est très brièvement évoquée et c’est dommage car elle aurait pu apporter plus de crédit à l’intrigue principale.

Les rebondissements s’enchaînent parfois sans queue ni tête et deviennent lassants. Le seul point positif reste le personnage d’Amelia Peabody. Têtue comme une mule, elle ne renonce jamais à poursuivre son but. Munie de sa célèbre ombrelle, elle distribue des coups à tout va et ne manque jamais de répartie. Cependant, dans ce tome, elle apparaît plus mièvre que d’habitude. Elle aime et admire son mari certes, mais apparaît vraiment nunuche à certains moments pour mon plus grand dam! Où est la femme indépendante qui revendiquait sa liberté? Heureusement, Ramsès, son fils, vient égayer l’intrigue du roman par ses lettres drôles et décalées!

En réalité, j’avais aimé le tome 2 d’Amelia Peabody qui apportait fraîcheur et renouveau. Ce tome 7 semble (et je pense que c’est le cas) avoir été écrit d’une manière mécanique de manière à prolonger la série ad vitam eternam.

C’est dommage car la qualité s’amenuise! Tout n’est donc pas bon à jeter et si je devais vous conseiller cette série, je vous recommanderais de lire les 3 premiers tomes. Et dire que j’ai le tome 8 dans ma PAL….. On verra bien!

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2 réflexions sur “Le Maître d’Anubis d’Elizabeth Peters

  1. Oops! navrée que ce tome 7 ne soit pas franchement à la hauteur… Crocodile on the Sandbank, le tome 1 en VO attend depuis une éternité sur mes étagères; il va falloir se pencher sur la question 😉

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