Quand je me suis arrêtée de manger de Léa Mauclère

Quand je me suis arrêtée de manger de Léa Mauclère,

Publié aux éditions City,

2014, 256 pages,

Pour l’acheter: Quand je me suis arrêtée de manger.

Léa Mauclère a 29 ans. Elle est professeur de français dans un collège. Elle a écrit ce témoignage pour aider les malades à vaincre, comme elle l’a fait, l’anorexie et la boulimie.

 

 

Il y a dix ans, Léa s’est arrêtée de manger. Cette jeune adolescente était douée à l’école, faisait beaucoup de sport et semblait très épanouie. On ne cessait pourtant de lui dire qu’il fallait souffrir pour être belle. Et, au fond d’elle-même, Léa se sentait comme morte, n’ayant plus aucun désir de manger et de vivre. Une vraie maladie. D’abord anorexique, la jeune fille devient ensuite boulimique, avalant tout et n’importe quoi avant de se faire vomir, alternant séances chez le psy et séjours à l’hôpital. Léa raconte ces années de souffrance et de douleur. Dix années de lutte contre une maladie qui l’a rongée au point de la conduire tout près de la mort… Un bouleversant récit de 10 années d’enfer entre anorexie et boulimie.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui d’un essai/témoignage consacré à l’anorexie et à la boulimie. C’est Léa Mauclère, l’auteure de l’ouvrage, qui raconte son parcours dans ce livre.

J’ai ouvert ce livre samedi en début d’après-midi pour le refermer seulement quelques heures plus tard. L’histoire de Léa est touchante, émouvante, troublante d’autant plus que je connais Léa personnellement puisqu’elle est une de mes amies. Son témoignage a donc eu une résonance particulière pour moi.

Léa ne mâche pas ses mots et n’épargne pas son lecteur. A travers ce livre, elle souhaite non seulement témoigner mais aussi alerter car la maladie est insidieuse et peut toucher n’importe quelle jeune fille ou même n’importe quel jeune homme.

Pour Léa tout commence pendant son enfance. Il y a ces pages terribles, au début du livre, où elle raconte ses entraînements quasi quotidiens à la gym, sport qu’elle déteste mais qu’elle pratique pour faire plaisir à sa maman. La gym: sport qui malmène les corps de ces petites filles encore prépubères et qui les formatent pour qu’ils soient minces et souples. Et puis, il y a ce drame dans la vie de Léa: sa cousine qui se tue en revenant de boîte alors qu’elle allait fêter ses 18 ans. Tous ces non-dits, ce chagrin qui engloutissent Léa et qui lui font renoncer à son corps.

La maladie s’invite alors dans la vie de Léa: c’est d’abord un régime sans conséquence, le plaisir de voir son corps léger, léger comme une plume. Et puis, c’est l’enfer, la dégringolade, le cercle vicieux, un poids qui passe de 50 à 33 kilos, les hospitalisations à répétitions, les mensonges et l’espoir.

A travers son récit, Léa montre au lecteur que cette maladie est particulièrement perverse. Léa va faire de nombreux séjours à l’hôpital, elle verra d’innombrables psys, on lui posera même une sonde gastrique! Elle remonte la pente puis dégringole. On la suit dans son malheur, on souhaite qu’elle s’en sorte mais la maladie est la plus forte à chaque fois. Tel Sisyphe, elle pousse son rocher éternellement.

Après avoir privé son corps de nourriture, Léa tombe dans l’excès inverse: elle devient boulimique. Ses soirée sont des festins, des orgies de nourriture qui se terminent toujours de la même manière: les vomissements et ce sentiment d’être seule, abandonnée. En effet, c’est ce qui m’a peut être le plus frappée. Léa est seule avec son malheur, avec sa maladie. Elle est dans sa bulle et rien ne semble pouvoir l’en sortir. Les mots qu’elle emploie sont souvent forts, crus. Elle ne cache rien de ses mensonges à ses proches pour faire croire qu’elle va mieux. Elle dévoile ses stratagèmes pour donner le change et paraître toujours aussi parfaite et heureuse mais au fond d’elle, c’est le noir, le vide total!

Et puis, un jour enfin, il y a l’amour et l’envie d’en finir avec ce mal pour être heureuse à nouveau tout simplement. La route fut longue pour Léa: pas loin de 11 ans. Si aujourd’hui elle va mieux, elle n’en reste pas cependant fragile et vigilante.

A travers son témoignage, elle permet d’apporter un peu d’espoir à ceux qui sont confrontés directement ou indirectement à cette maladie. Je la remercie pour cela: avoir eu le courage de dire l’indicible et de parler au nom de tous les autres. Merci Léa, je suis extrêmement fière de toi!

Vous pouvez retrouver Léa sur sa page Facebook: Léa Mauclère.

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3 réflexions sur “Quand je me suis arrêtée de manger de Léa Mauclère

    • Il y a le livre écrit par Patrick Poivre d’Arvor sur sa fille Solène. J’ai lu aussi « Jusqu’aux os » de Claudine Galea. Ce sont les deux qui me viennent à l’esprit! Si vous avez Facebook, je vous conseille d’écrire à Léa Mauclère, l’auteur du livre: elle saura mieux vous répondre que moi. N’hésitez pas, elle vous répondra à coup sûr 😉

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