L’Iliade d’Homère

 L’Iliade d’Homère,

 Publié aux éditions Hatier,

 2014, 143 pages,

 Pour l’acheter: L’Iliade

 

 

 

 

« Partout des cris, des hennissements, le bruit incessant des chars, des boucliers qui s’entrechoquent. La troisième journée de bataille est terrible, et les chefs des deux armées adverses combattent héroïquement. Le fossé et le large rempart que les Achéens ont construits suffiront-ils à protéger leurs navires ? Pourront-ils résister longtemps à l’attaque de leurs ennemis ? » Cela fait presque dix ans que les Grecs assiègent la ville de Troie quand Achille se met en colère contre Agamemnon, qui lui a ravi l’esclave qu’il avait gagnée au combat. Quelles seront les conséquences de sa colère sur cette guerre interminable ?

 

Grâce à ce petit livre destiné à la jeunesse, j’ai enfin découvert le grand texte d’Homère. Il était temps! Je connaissais bien sûr les grandes lignes de L’Iliade mais je ne l’ai jamais lu en entier. J’ai souvent croisé, durant mes études, ces textes qui parlent d’Hector, d’Achille et de la prise de Troie mais je n’ai jamais vraiment eu le courage de m’attaquer à cette épopée en entier (bon, j’ai lu L’Odyssée, ce qui n’est pas trop mal déjà).

J’ai d’abord trouvé que s’attaquer à L’Iliade via cette édition jeunesse n’était pas une si mauvaise idée que ça. L’introduction permet déjà de s’y repérer au niveau des personnages: d’un côté les Troyens et de l’autre les Grecs, et croyez-moi, ce n’est pas toujours évident. Et loin de céder à la facilité, cette édition propose une traduction du texte, certes allégée mais pas aussi réduite que cela et de fort bonne qualité. Le vocabulaire et les tournures de phrase respectent assez bien, selon moi, le style homérique, et ne sont pas simplifiée pour autant. Les plus jeunes pourront trouver des notes en bas de pages qui permettent d’éclairer le vocabulaire difficile et j’avoue qu’elles m’ont bien servies quelques  fois.

Dans cette édition destinée à la jeunesse, l’intrigue commence alors que les Grecs font le siège de Troie depuis neuf ans. Chaque camp commence à être usé et fatigué par cette guerre dont l’origine est, rappelons-le, le rapt d’Hélène par Pâris. Hélène était en effet la femme de Ménélas mais après un pari stupide avec les dieux, Pâris tombe amoureux de la belle et la kidnappe. Comme aucun de ces machos ne veut céder un pouce de terrain, les Grecs déclarent la guerre aux Troyens et elle va durer dix ans!

Au cours de cette lecture, j’ai particulièrement aimé découvrir les caractères des personnages. On se rend vite compte que les humains sont très très orgueilleux. Tous ces hommes bien virils se vexent finalement pour un rien. Homère met en avant le côté belliqueux des humains qui ne veulent absolument pas reconnaître leurs fautes. Les hommes font la guerre parce que c’est peut- être la chose qu’ils font le mieux.

Tous les héros, que ce soit Achille, Hector, Patrocle, sont des êtres hors du commun. Ils possèdent des qualités humaines mais ils ont aussi quelque chose de divin. Ils surpassent les autres hommes par leur force, leur ingéniosité, leur opiniâtreté. Homère dresse leur exploit dans une langue très imagée: les mots reflètent l’intensité des combats et leur violence, l’horreur des coups et de la mort.

Mais cette guerre, c’est avant tout celle des dieux. Héra n’a pas supporté que Pâris choisisse Aphrodite. Elle se venge de sa rivale par cette bataille interminable. J’avais oublié à quel point les dieux manipulaient les homes d’un bout à l’autre et s’en servaient comme de simples jouets. Ils n’hésitent pas à avantager leur camp, à tromper l’ennemi, à sauver in extremis tel ou tel héros quitte à être déloyal. Tous les coups sont permis. Et les hommes l’acceptent car ils savent que leur destin repose entre les mains des dieux, souvent encore plus orgueilleux que les simples mortels.

J’ai vraiment aimé aborder L’Iliade par ce récit destiné en priorité à la jeunesse. C’est une très bonne entrée en matière. Cette édition donne un bon aperçu de l’épopée d’Homère. Le récit se clôt alors que Ménélas récupère le corps de son fils Hector et qu’il lui rend les honneurs funèbres. Le texte se referme sur ces mots cruels mais vrais qui résument peut-être le mieux cette épopée: « Pour vaincre à la guerre, il faut savoir tuer. Quant aux dieux, qu’ils prennent plutôt pitié des hommes et les laissent vivre en paix. »

 

 

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