Départs, Anthologie de L’Homme sans Nom

   Départs, Anthologie,

   Éditions de L’Homme sans Nom,

   2014, 45 pages,

   Pour l’acheter: Départs

 

 

 

 

 

L’Homme sans nom est une maison d’éditions que j’apprécie beaucoup car elle publie peu mais publie bien. J’ai découvert chez eux l’incroyable John Ethan Py/Sébastien Péguin avec ChessTomb et Le songe d’Adam.

Avec Départs, la maison d’édition trouve l’occasion de mettre à l’honneur ses auteurs fétiches. A travers huit nouvelles, le lecteur peut découvrir ou redécouvrir la plume d’auteurs confirmés et doués.

Cette anthologie propose donc des nouvelles dont le thème est le départ. Si chacun des auteurs respectent le contrat, j’ai trouvé que les textes de Magali Villeneuve ou de Céline Landressis n’étaient pas forcément les nouvelles les mieux appropriées au recueil. Certes, elles traitent toutes les deux de départ mais sont en réalité des préquels à leur roman respectif et satisferont les lecteurs ayant déjà lu leur œuvre. Cela n’enlève cependant rien à leur talent.

La nouvelle Aurore de Céline Landressis m’a cependant convaincue de m’intéresser à son roman Rose Morte tant elle m’a intriguée. J’ai aimé l’atmosphère et le style un peu surannée développés dans ce court texte.

J’ai énormément apprécié la nouvelle Sur la route again de John Ethan Py. J’aime toujours autant son humour noir et ses clins d’œil littéraires appuyés (ici à Kerouac). En quelques lignes, l’auteur nous entraîne sur une route sablonneuse, dans un camion crasseux. Deux hommes doivent faire une étrange livraison. La chute de la nouvelle est glauque, noire et laisse le lecteur un peu songeur.

J’ai adoré Pot de départ d’Alexis Flamand, une nouvelle originale et drôle. Un employé reçoit en cadeau de remerciement un pot à tabac magique. Quelques instructions sont jointes au présent concernant les abus et les dérives liés à ce pot qui s’avère fonctionner comme une lampe magique. C’est cruel et désopilant et j’ai beaucoup ri de l’insatisfaction chronique des hommes.

Les autres nouvelles valent aussi le coup d’œil même si elles m’ont moins charmée. Le vrai plus de ce recueil reste dans son prix abordable (3 euros) et son but caritatif: les bénéfices du recueil servent à financer une association luttant pour la valorisation des forêts. Bref, une belle lecture et une B.A: que demander de plus?

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