J’agonise fort bien, merci d’Oren Miller

 

 

J’agonise fort bien, merci d’Oren Miller,

Publié aux éditions de L’homme Sans Nom,

 2016, 417 pages.

 

 

 

 

 

 

 

Sainte-Marie-La-Grise. Son cadre exceptionnel près de la côte d’émeraude en fait une destination de vacances des plus prisée. De magnifiques paysages, un mystérieux folklore breton et des morts qu’on a aidés à trépasser raviront les plus aventureux d’entre vous. Profitez de l’hospitalité chaleureuse des habitants qui sauront vous mettre à l’aise. Afin d’apprécier pleinement votre séjour, veillez cependant à respecter trois règles : 1.
Ecoutez toujours les murmures de ceux que vous ne voyez pas. 2. Gardez-vous des créatures sinistres qui frappent avant d’entrer. 3. Soyez sage. Très sage.

Au dernier Salon du livre de Paris, j’ai succombé au joli minois et à la verve d‘Oren Miller qui m’a convaincue d’acheter son nouveau roman. J’ai vraiment bien fait de l’écouter ce jour-là car grâce à elle, je viens d’avoir mon premier coup de cœur de l’année!

Lisez J’agonise fort bien, merci car ce roman est une pure merveille, un bijou mêlant intrigue bien ficelée et joutes verbales savoureuses.

L’auteur nous entraîne en Bretagne à Sainte-Marie-La-Grise dans les années 50. Isabeau, beau jeune homme, est envoyé par son patron afin de prêter main-forte à Évariste Fauconnier, notaire de son état. Ce dernier doit malheureusement régler les droits de succession de son amie défunte Catherine. Le fils et la fille de celle-ci, Dorian et Agathe, mûrissent des soupçons sur les circonstances de la mort de leur mère. Il n’en faut pas plus pour qu’Évariste et Isabeau mènent l’enquête dans le milieu de la bourgeoisie bretonne…

Si vous aimez les romans policiers à la Agatha Christie ou à la Arthur Conan Doyle, ce roman est fait pour vous! L’auteur met en scène un duo d’enquêteurs qui fait certes penser au couple Sherlock Holmes/Docteur Watson mais qui est d’une finesse incroyable! Il y a d’abord Isabeau, qui porte bien malgré lui un nom féminin! Orphelin, il n’a qu’un but: devenir quelqu’un. Sous ses dehors naïfs, c’est un garçon très intelligent et observateur qui ne demande qu’à apprendre. Il va trouver en Évariste, une sorte de mentor. Ce dernier se présente sous la fonction de notaire mais le personnage cache de nombreux secrets et reste assez mystérieux. L’auteur a su peindre un personnage à la fois drôle et cynique. Évariste aime le sarcasme. Ses répliques sont de vrais petits bijou de réparties et j’ai énormément ri. C’est un personnage qu’on peut détester au départ mais qu’on apprend à apprécier. J’ai eu un coup de cœur pour ce dernier qui allie l’intelligence à la verve. Un pur régal.

J’agonise fort bien, merci est aussi une petite merveille du point de vue de l’intrigue. Le titre en dit déjà suffisamment long. L’auteur déroule son récit dans une petite ville bretonne assez chic. Sous des apparences lisses et bien sous tous rapports, Sainte-Marie-La-Grise traîne pas mal de casseroles. C’est ce qu’Évariste et Isabeau vont s’ingénier à démontrer. L’auteur a su peindre un monde à la fois très moderne et replié sur lui-même. Dans ces terres bretonnes, le folklore a encore sa place et le petit peuple n’est jamais très loin lorsque des choses étranges se passent. Chaque figure emblématique de la ville est passée au crible : chaque habitant semble traîner un lourd passer et l’enquête menée s’avère plus complexe qu’elle n’y paraissait. J’ai adoré cette ambiance de petite ville battue par les vents et la pluie, ce mélange de bourgeoisie impeccable et de traditions ancestrales. On imagine sans peine la ville de Sainte-Marie-La-Grise, perchée sur une falaise au bord de la mer.

Le style de l’auteur est superbe. Les dialogues sont bien ficelés et jubilatoires. C’est vraiment bien écrit et on sent la qualité du travail sur la langue! L’auteur a su donner un côté charmant et désuet à ce roman et j’ai adoré!

Bref, vous l’avez compris: j’ai adoré ce roman. J’ai aimé l’intrigue, les personnages, les dialogues fins et ciselés. Je n’ai qu’une envie: qu’il y ait une suite aux aventures de nos deux enquêteurs!

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5 réflexions sur “J’agonise fort bien, merci d’Oren Miller

  1. Pingback: Le Roi sombre d’Oren Miller | Carolivre

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