Le Monde perdu d’Arthur Conan Doyle

 

 

Le monde perdu de Conan Doyle,

Publié aux éditions Hatier,

2016, 288 pages.

 

 

 

 

 

Trois Anglais prêts à tout prennent part, au bout du monde, , à l’expédition du Professeur Challenger. Perdus, traqués par des hommes-singes, frôlés par des ailes monstrueuses, les voyageurs découvrent alors l’impossible : la Préhistoire n’est pas morte!
Et, luttant pour survivre entre les ptérodactyle et les mégalosaures, ils se demandent : « Comment faire croire cela à Londres? »…

Si on connaît Conan Doyle pour son célèbre détective Sherlock Holmes, on sait peut-être moins que c’est lui qui a écrit Le monde perdu, roman qui a tant inspiré Spielberg dans le film éponyme.

Dans ce roman d’aventures, Conan Doyle nous propose un voyage plein de dangers et de découvertes. L’intrigue se déroule juste avant la première guerre mondiale. Le professeur Challenger, archéologue et zoologue de renom, cherche à monter une expédition pour prouver qu’il existe, dans un coin reculé du monde, des dinosaures.

Il part avec le professeur Summerlee, un scientifique qui servira de conscience critique et sceptique au groupe d’explorateurs. Lord Roxton, un aventurier hors pair, roi de la gâchette est aussi du voyage. Le dernier membre de l’équipe est Ned Malone, journaliste qui cherche à impressionner Gladys, sa bien-aimée.

Tout ce petit monde se retrouve donc en Amérique du sud à la recherche d’un plateau montagneux abritant les derniers dinosaures. J’ai vraiment apprécié cette histoire à plusieurs points de vue.

L’intrigue ravira d’abord les plus jeunes. En effet, avant d’atteindre le fameux plateau, nos aventuriers devront traverser une partie de l’Amazonie avec tous les dangers que cela comporte: tribus hostiles et cannibales, moustiques, crocodiles, chaleur étouffante. Parvenus au pied du plateau, ils devront encore s’unir pour y parvenir. Là-bas, ils découvriront un monde qui n’a pas bougé depuis des millions d’années. La mort les guettera à tous les tournants et ils devront faire preuve d’imagination et de courage pour parvenir à leur but.

Les plus grands apprécieront les relations entre les aventuriers. Challenger possède un ego surdimensionné ce qui peut agacer mais ce qui finalement déclenche bien souvent le rire tellement il apparaît imbu de lui-même et stupide; Summerlee lui cherche sans cesse querelle et c’est assez drôle de voir ces deux scientifiques de renom s’écharper pour un rien. Conan Doyle maîtrise bien les dialogues qui apparaissent tantôt cyniques tantôt cocasses. Même si on tombe souvent dans le cliché, j’ai aimé suivre ces quatre hommes qui quitte tout pour amour de la science.

Quand au héros du roman, Ned Malone, ce voyage lui tiendra lieu de rite initiatique. Il peut parfois apparaître comme niais ou naïf. Rappelons qu’il part pour les beaux yeux d’une femme. Ce voyage fera de lui un homme accompli et lui ouvrira les yeux sur pas mal de choses.

On peut cependant noter dans le roman les idées de Conan Doyle sur la supériorité de la race blanche qui font passer les noirs pour des demeurés, les mayas pour des peuples enfantins et immatures ou encore les indiens pour des êtres cruels et violents. C’est à la fois consternant et fascinant de voir comment on pensait les peuples il y a encore un siècle.

Le monde perdu est un roman d’aventures qui plaira autant aux grands qu’aux enfants. Conan Doyle dévoile ici une facette plus cynique et plus violente et c’est un plaisir de faire ce voyage aux côtés des quatre aventuriers. Et puis, qui n’a jamais rêvé de croiser un dinosaure? 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s