Le couloir de Jean-Louis Marteil

 

 

 

Le couloir de Jean-Louis Marteil,

Publié aux éditions du Verger,

2016, 211 pages.

 

 

 

Venus se réfugier en un lieu perdu, quatre jeunes gens entrent bien malgré eux dans le plus pervers, dans le plus diabolique et dangereux des jeux… Alors commence un huit-clos terrifiant, durant lequel chaque personnage, tour à tour, va connaître l’impatience, le désir, la terreur, la violence, la haine et l’amour. Mais est-ce vraiment le hasard qui les a guidés jusque-là ? Et si tout cela, au contraire, avait un but ? Jean-Louis Marteil nous offre ici un conte très noir, à la fois fantastique, historique et philosophique.

Les éditions du verger ont eu la gentillesse de m’envoyer ce roman en service presse. Je ne connaissais pas du tout l’auteur et je suis donc allée me renseigner sur lui mais aussi sur ce titre au nom bien sibyllin. En effet, le résumé laisse penser au lecteur qu’il va lire un roman à la fois fantastique, philosophique voire historique ce qui fait beaucoup de -ique pour un seul bouquin. J’ai donc plongé dans l’inconnu avec ce roman. Au final, c’est une assez bonne surprise. Si j’ai parfois été sceptique, j’ai globalement aimé ma lecture.

Tout commence avec le couple Franck/Anne. Ils viennent de braquer un café. Il y a eu des morts. Ils sont donc clairement en cavale. Frank décide de franchir la frontière en passant par une route de montagne. Soudain, une violente tempête se déchaîne, bloquant les deux personnages. Pour ne pas mourir gelés dans leur voiture, ils décident de s’aventurer au-dehors et, guidés par une toute petite lumière, ils pénètrent dans une sorte de manoir.

Un peu plus tard, ce sera au tour de Bruno et d’Inès, jeunes mariés, de succomber à la tempête de neige et de trouver aussi le chemin de ce manoir.

Dès l’entrée dans la maison, les visiteurs sont surpris par la taille des pièces. Les couloirs sont immenses, les murs sont parfois rouges, les plafonds se perdent dans les hauteurs et les cheminées semblent fonctionner d’une manière autonome. L’endroit est étrange et fait penser à une maison de conte de fée où tout paraît démesuré, incroyable.

Les créatures qui hantent la maison sont aussi étranges et font froid dans le dos. Des araignées énormes font office de chiens de garde. Le maître du manoir est très mystérieux. Il accueille ces visiteurs d’un soir bien malgré lui. Anne, la plus débrouillarde du groupe, va sans cesse chercher à comprendre qui il est tant il apparaît doué de magie et de pouvoir.

Et que dire de ces cris inhumains, à la limite du soutenable, qui retentissent de temps en temps, derrière une porte verrouillée, gardée justement par le vieillard?

Le manoir semble aussi exercer un terrible pouvoir sur les quatre visiteurs. Frank devient de plus en plus violent; Bruno paraît davantage peureux et lâche; Inès succombe à l’attraction d’une autre; Seule Anne paraît conserver sans sang-froid. C’est comme si la maison exacerbait les caractères et les passions de chacun.

J’ai finalement été happée par cette histoire fantastique qui joue sur les codes. On se sait jamais vraiment si les personnages inventent ce qu’ils vivent ou s’ils le ressentent seulement. Au fil de ma lecture, j’ai échafaudé plusieurs hypothèses: une dimension parallèle, un mauvais rêve, le jugement dernier, l’antichambre des enfers. Il y a bien sûr une portée philosophique à tout cela. Je n’ai pas toujours tout saisi au message de l’auteur mais j’ai compris où il souhaitait en venir. Je n’ai pas non plus frissonné de terreur en lisant ce récit et c’est peut-être ce qui m’a manqué dans ce texte.

Le couloir est un roman étrange. Il faut le lire comme un récit à clé qui ne livre pas tous ses secrets d’un seul coup. J’ai finalement aimé cette lecture différente de ce que je connais et intéressante à de nombreux points de vue. Merci aux éditions du Verger pour cette découverte surprenante.

Vous pouvez aussi aller lire l’avis de Naurile sur son blog!

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3 réflexions sur “Le couloir de Jean-Louis Marteil

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