La Ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

 

 

La Ferme du bout du monde de Sarah Vaughan,

Publié aux éditions Préludes,

2017, 439 pages.

 

 

 

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Après le succès de La Meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan revient avec un roman vibrant. Destinées prises dans les tourments de la Seconde Guerre mondiale, enfant disparu, paysages envoûtants de la Cornouailles, La Ferme du bout du monde a tout pour séduire les lecteurs de L’Île des oubliés, d’Une vie entre deux océans et de La Mémoire des embruns.

Les Cornouailles, une histoire de famille et une couverture sublime, il ne m’en fallait pas plus pour craquer pour ce roman paru aux éditions Préludes. D’un bout à l’autre, j’ai dévoré ce livre tout en faisant traîner ma lecture afin de continuer à vivre quelques instants aux côtés des personnages.

Sarah Vaughan nous plonge dans un paysage aride, dur, souvent hostile mais tellement pur et tellement beau. Elle décrit à la perfection les Cornouailles, cette région au bord de l’océan où elle place son intrigue. Elle entremêle ainsi deux histoires séparées par plus de 70 ans. D’un côté, l’histoire de Maggie en 1944, jeune femme de 16 ans qui dans la ferme de Skylark va rencontrer l’amour de sa vie; de l’autre, l’histoire de Lucy qui en 2014 renonce à son mari, son job et sa vie londonienne pour revenir sur la terre de Cornouilles auprès de Maggie sa grand-mère et de sa mère Judith. Les chapitres alternent donc entre la période 1944 et la période actuelle.

J’ai tout aimé dans ce livre: les personnages sont croqués avec finesse et complexité. On découvre Maggie (devenue la grand-mère de Lucy) à deux époques différentes. J’ai vraiment aimé le récit qui nous parle de sa vie en 1944 et de sa rencontre avec Will. Si on s’attend à la tournure que prennent les événements ultérieurement, j’ai quand même aimé découvrir le secret qui aura hanté toute sa vie et dont elle ne se sera jamais remise.

J’ai aussi apprécié l’histoire de Lucy, même si son récit est moins poignant. Quand elle arrive à Skylark, elle vient de quitter son mari qui l’a trompée. Elle cherche à se reconstruire et à faire le point sur sa vie. Elle va alors se jeter à corps perdu dans le travail pour tenter de redresser les affaires de la ferme qui se porte bien mal. C’est une femme fragile mais pas nunuche qui hésite entre renouer avec son ancienne vie ou changer carrément de cap. L’auteur ne cède pas à la facilité et évite l’écueil du roman sentimental.

L’histoire de cette famille est vraiment prenante et en reprenant ma lecture chaque soir là où je l’avais laissée, j’avais l’impression de me fondre dans une sorte de cocon. L’atmosphère âpre et si particulière de la ferme de Slylark m’a profondément séduite et j’ai été emportée par ce récit de famille poignant.

Avec La Ferme du bout du monde, Sarah Vaughan réussit le pari de nous livrer une histoire forte et émouvante. Elle entraîne le lecteur sur les traces de Maggie à travers une histoire bouleversante.

 

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