La Symphonie du hasard, Tome 1 de Douglas Kennedy

 

La Symphonie du hasard, Tome 1 de Douglas Kennedy,

Publié aux éditions Belfond,

2017, 384 pages.

Toutes les familles sont des sociétés secrètes. Des royaumes d’intrigues et de guerres intestines, gouvernés par leurs propres lois, leurs propres normes, leurs limites et leurs frontières, à l’extérieur desquelles toutes ces règles paraissent souvent insensées.
Comme chaque semaine, Alice Burns, éditrice new-yorkaise, s’apprête à rendre visite à son jeune frère Adam. Jadis jeune loup de Wall Street en pleine ascension, ce dernier croupit désormais en prison.
Mais cette rencontre hebdomadaire va prendre un tour inattendu. Bien décidé à soulager sa conscience, Adam révèle un secret qui pourrait bien venir rompre les derniers liens qui unissent encore leur famille.

Et Alice de replonger dans l’histoire des siens, celle d’un clan à l’image de l’Amérique : volontaire, ambitieux, assoiffé de réussite, souvent attaqué, blessé parfois, en butte à ses propres démons, mais inlassablement en quête de rachat…

Les nombreuses critiques entendues ici et là promettaient que ce nouveau roman de Douglas Kennedy était exceptionnel. Je confirme: il l’est! J’étais presque triste de quitter ces personnages, cette histoire que j’ai lue bien trop vite à mon goût.

Douglas Kennedy raconte, dans ce premier tome, la vie d’Alice du lycée à son entrée à l’université. Nous sommes dans le Maine, au début des années 70. Alice est une jeune fille brillante dont la famille lui paraît complètement dérangée: une mère juive, un père irlandais, deux frères totalement opposés. La jeune femme tente de trouver sa place et de s’affranchir vis-à-vis d’une mère étouffante et d’un père qu’elle adore.

Douglas Kennedy nous raconte en fait la vie de cette famille sur plusieurs années et c’est l’occasion pour lui de décrire aussi la société de son époque: sur un plan politique, il y a le contexte américano-chilien fait de magouilles en tout genre avec Nixon à la tête de l’état; sur le plan sociétal, Alice découvre la sexualité plus ou moins libre, la littérature, les paradis artificiels. L’auteur balaye ainsi avec intelligence les travers de la société: ses évolutions, ses régressions. Il donne ici une large place à ses thèmes de prédilections: l’infidélité, le désir de réussir à tout prix, l’homosexualité. C’est passionnant.

Je ne me suis pas ennuyée. J’ai suivi la vie d’Alice avec beaucoup de plaisir. C’est une jeune femme passionnante et intelligente qui fait des choix de vie judicieux. C’est parfois pointu, peut-être trop pour les Européens que nous sommes, quand Alice se lance dans des débats sur la politique de son pays mais c’est en tout point passionnant. J’ai surtout aimé la partie où Alice est à l’université. Elle se lie d’amitié avec un professeur qui lui sert de mentor et j’ai adoré ce lien, cette amitié pudique.

C’est à regret que j’ai tourné la dernière page de ce premier tome. Oui, c’est du grand Douglas Kennedy , je peux l’affirmer. J’ai pu rencontrer l’auteur au salon du livre de Paris et j’ai donc acheté le deuxième tome de ce qui sera une trilogie. Je n’ai qu’une envie: rejoindre Alice et ses souvenirs.

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4 réflexions sur “La Symphonie du hasard, Tome 1 de Douglas Kennedy

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