Le Chardonneret de Donna Tartt

 

 

Le Chardonneret de Donna Tartt,

Publié aux éditions Pocket,

2015, 1100 pages.

Theo Decker a treize ans. Il vit les derniers instants de sa vie d’enfant. Survivant miraculeux d’une explosion gigantesque en plein New York, il se retrouve seul dans la ville, orphelin, et se réfugie chez les parents d’un ami pour échapper aux services sociaux. Mais cette situation ne pourra être que temporaire. Désormais Theo va comprendre très jeune, qu’il ne peut compter que sur lui-même. Tout ce qui lui reste de cette journée où il a perdu sa mère, c’est un tableau, une toile de maître minuscule, envoûtante, infiniment précieuse et qu’il n’a pas le droit de posséder. Mais il ne peut plus s’en détacher. Et elle va l’entraîner dans les mondes souterrains et mystérieux de l’art.

Le Chardonneret vient confirmer l’immense talent de Donna Tartt. J’avais déjà adoré Le Maître des illusions, chef d’œuvre de maîtrise du suspens. Avec ce roman, ce pavé, cette brique de 1100 pages, Donna Tartt nous entraîne dans un tourbillon d’émotions qu’elle maîtrise à la perfection, une fois de plus.

Theo, treize ans, perd sa mère dans des circonstances dramatiques. Il se retrouve en possession, malgré lui, du Chardonneret, tableau du grand maître flamand Fabritius. Ce tableau va représenter beaucoup pour Theo: c’est le dernier lien qui le relie à sa mère; c’est aussi ce tableau qui va lui ouvrir les portes du monde de l’art et qui va devenir son fardeau, sa croix. Mais que fait-on à treize ans quand on est orphelin à New-York? De foyer en foyer, Theo va devoir apprendre à vivre avec l’absence d’une mère et de repères.

Le lecteur suit Theo durant son adolescence jusqu’à l’âge adulte. De foyer en foyer, Theo va devoir apprendre à se reconstruire. De New-York à Las Vegas, Theo va aller d’expérience en expérience: l’alcool, la drogue, les amitiés. C’est en fait un roman de formation que nous offre ici Donna Tartt. Dans sa solitude, Theo va se forger des amitiés indestructibles, indélébiles pour remplacer l’absente. Il y a des passages émouvants, poignants. Ses personnages, que ce soit Theo, Boris ou encore Pippa sont des êtres traumatisés, bousillés par la vie alors qu’ils sont si jeunes.

L’auteur laisse le lecteur s’imprégner des lieux avec délectation. On suit Theo dans le New-York des beaux quartiers, dans le Las Vegas sordide, loin des lumières tapageuses du Strip. Au-delà d’un roman qui nous plonge au cœur des villes, Donna Tartt maîtrise à la perfection sa narration. Son intrigue se resserre de plus en plus au fil des pages, le roman de formation basculant parfois dans le thriller. Le récit contient une telle tension dramatique qu’il m’a été très très difficile de lâcher ce roman. Je n’ai pas pu m’empêcher de lire et lire, d’y retourner sans cesse pour savoir ce qu’il advenait de Theo, de Boris, de Hobie, des personnages tellement attachants malgré leurs défauts. 

Donna Tartt nous offre un roman éblouissant, un chef d’œuvre de construction dramatique qui prend le lecteur aux tripes jusqu’à la dernière page. A lire absolument! 

2 réflexions sur “Le Chardonneret de Donna Tartt

  1. Pingback: Bilan Lecture du mois de Juillet 2019 | Carolivre

  2. Pingback: Le chardonneret, Donna Tartt – Pamolico, critiques romans et cinéma

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