La machine à explorer le temps 3.0 d’Émilie Roch

 

 

 

La Machine à explorer le temps 3.0 d’Émilie Roch,

Auto-publié,

2019, 184 pages.

Il y a plus de cent ans, H. G. Wells nous offrait sa vision du futur dans « La Machine à explorer le temps », une œuvre marquée par les luttes sociales de la fin du XIXe siècle, et notamment par le communisme.
Que serait le roman dH. G. Wells réécrit au prisme des enjeux du troisième millénaire? Ce livre reprend l’histoire d’origine pour vous offrir un nouveau futur!

Quand Émilie Roch m’a proposé de lire son roman auto-édité, je n’ai guère hésité en lisant le résumé. Un roman qui reprend l’œuvre de H.G Wells à la sauce 3.0? C’était plus que tentant. Je sors ravie et conquise autant par l’intrigue que le style de l’auteure.

Au XIXème siècle, l’explorateur convoque un petit cercle d’initiés dans son salon pour leur présenter sa machine à explorer le temps. Les convives sont d’abord dubitatifs mais quand l’explorateur déboule un autre soir, couvert de poussière, les vêtements en lambeaux, ils réalisent qu’il a réussi à explorer le temps. L’explorateur va alors raconter son périple. Propulsé dans les années 8000, il a pu observer ce qu’est devenue la planète Terre et ses habitants.

J’ai d’abord adoré le style de l’auteur. Les premiers paragraphes sont ceux écrits, à l’époque, par H.G Wells. Émilie Roch prend le relais un peu plus tard sans que le lecteur ne s’en aperçoive. Elle a su parfaitement conserver la plume classique de l’auteur originel.

Je me suis ensuite prise au jeu de l’intrigue. A quoi ressemblera la terre en l’an 8000? L’auteure nous propose une plongée vertigineuse et inquiétante dans le futur. Si les plantes et les animaux ont repris leurs droits, que sont devenus les hommes? Ont-ils évolué comme le pense le narrateur? Ont-ils disparu? J’ai adoré suivre les aventures du narrateur qui découvre, comme le lecteur, l’avenir de notre planète.

Le mystère s’épaissit au fur et à mesure. Le constat d’abord positif, deviendra au fil des pages de plus en plus sombre. L’auteure crée un effet de décalage entre ce que sait son narrateur venu du XIXème siècle et ce que sait le lecteur du XXIème siècle. Ainsi lorsque l’explorateur découvre la « fresque » d’une sirène répondant au nom de « Bucks », il imagine le culte que les habitants de la planète ont pu porter à cette déesse d’un nouveau genre! Lorsqu’il s’approche de la mer (qui entoure Londres!), il constate que des milliers de petits morceaux de toutes les couleurs parsèment les eaux, étrange héritage laissé par les hommes…

La fin du roman est glaçante quand on comprend ce que les hommes ont fait de leur planète et ce qu’ils sont devenus. L’explorateur remettra-t-il en cause le modèle de la révolution industrielle? Rien n’est moins sûr…

Avec « La machine à explorer le temps 3.0 », Émilie Roch redonne un coup de jeune à l’œuvre de H.G Wells et nous offre une vision bien sombre de notre planète Terre.

 

 

Une réflexion sur “La machine à explorer le temps 3.0 d’Émilie Roch

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