Le Poète de Michael Connelly

 

 

Le Poète de Michael Connelly,

Publié aux éditions Le Livre de Poche,

2017, 768 pages.

 

Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans sa voiture. Chargé d’une affaire de meurtre abominable, son enquête n’avançait pas. Lorsqu’il apprend le suicide de son frère, Jack, son jumeau, journaliste de faits divers, refuse d’y croire. En cherchant à comprendre, il découvre d’autres cas de policiers apparemment poussés au suicide par des meurtres non résolus. Tous ont été retrouvés avec, à leur côté, des lettres d’adieu composées d’extraits de poèmes d’Edgar Poe. Un effrayant tableau d’ensemble commence à se dessiner. Jack fait pression sur les agents du FBI pour qu’une enquête soit ouverte sur ces suicides en série.

Michael Connelly entraîne son lecteur dans une intrigue haletante d’un bout à l’autre. Son personnage, Jack McEvoy, est journaliste pour la rubrique criminelle d’un journal du Maine. La mort, il connaît. Il la côtoie tous les jours mais quand l’affaire concerne son frère jumeau Sean, rien n’est plus pareil.

Sean, policier, est retrouvé mort dans sa voiture. On pense à un suicide. Mais Jack n’en est pas sûr. Il enquête de son côté et démontre qu’il s’agit bien d’un crime. Jack met alors à jour une affaire d’une ampleur inédite: le meurtrier de son frère serait un tueur de flics. En faisant équipe avec le FBI, Jack va mettre les pieds dans un engrenage mortel.

Dès le début, l’auteur plonge son lecteur dans l’action. Le roman ne laisse aucun temps mort. Après la découverte du maquillage du meurtre de Sean en suicide, l’intrigue prend un tournant vraiment intéressant. Michael Connelly suit une enquête ultra classique mais ultra efficace. Quand Jack McEvoy fait équipe avec le FBI, le roman prend des airs d’Esprits criminels et de FBI: portés disparus.

C’est vraiment prenant d’un bout à l’autre. Publié en 1996, le romancier joue avec les débuts d’internet et de ses dérives. Il avait anticipé tout ce qu’Internet pouvait receler de sombre et de glauque. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant et j’ai adoré suivre Jack qui tâtonne, qui cherche un tueur bien tordu. L’ambiance sombre des villes américaines contribue à faire de ce roman une référence.

La fin m’aura peut-être un poil déçue car l’auteur conclut son roman par un twist que j’ai trouvé un peu trop grossier à mon goût.

« Le Poète » est un excellent roman policier qui tient toutes ses promesses.

 

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