L’homme de Lewis de Peter May

 

 

L’Homme de Lewis de Peter May,

Publié aux éditions Babel,

2013, 379 pages.

En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s’élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir ici retrouver un sens à sa vie.
Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de l’amour de jeunesse de Fin, et font de lui le suspect n°1. C’est une course contre la montre qui s’engage alors : l’inspecteur principal est attendu sur l’île pour mener l’enquête et il n’épargnera pas le vieil homme, atteint de démence sénile.
Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit malade de Tormod, le passé ressurgit, douloureux, dramatique, et dévoile le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux « homers » : ces enfants orphelins ou abandonnés que l’Eglise catholique envoyait sur les îles Hébrides.

L’Homme de Lewis est le deuxième tome de la Trilogie écossaise. J’avais adoré L’île des chasseurs d’oiseaux (que je vous recommande fortement). Je n’ai pas eu le coup de cœur pour ce tome-ci, j’ai tout de même adoré l’ambiance et l’intrigue qui m’a captivée tout du long.

On retrouve Fin Macleod. Il vient de divorcer, il a quitté la police. Il a tout plaqué pour retrouver son île de Lewis et retaper la maison de ses parents. Il y retrouve surtout Marsaili, son amour d’enfance. Cette dernière est forcée de placer son père Tormod en maison de retraite car il souffre de la maladie d’Alzheimer.

Les choses se compliquent lorsqu’on retrouve dans la tourbe un corps intact. A qui appartient-il? Et surtout qui l’a tué de manière aussi sauvage? Fin reprend du service en enquêtant d’autant plus que l’ADN du corps retrouvé correspond à celui de Tormod…

Peter May plonge davantage dans les secrets de famille avec ce roman. L’intrigue va alterner entre le présent et le passé de Tormod qui, grâce à ses souvenirs de jeunesse demeurés intacts, va nous en apprendre beaucoup sur lui. Ce sont les passages que j’ai préférés. Peter May introduit aussi le thème de la maladie d’Alzheimer et il le fait avec beaucoup de respect et de délicatesse. C’était vraiment touchant de voir Tormod aussi fragile avec son quotidien quand on sait quelles épreuves il a subi plus jeune!

Il y a ensuite l’atmosphère que j’aime beaucoup dans ce bouquin. On est sur une petite île d’Ecosse, presque coupée du monde, battue par les tempêtes, les embruns. Il y a quelque chose de sauvage dans la description de cette nature indomptable et tellement belle. Peter May a cette capacité extraordinaire de nous rendre sensible ce petit bout de terre, de nous faire ressentir l’attachement des natifs à leur île. Lorsqu’on plonge dans le passé de Tormod, on fait face à la folie des hommes et des éléments. Certains passages sont poétiques, d’autres très violents et crus. Dans tous les cas, la plume de l’auteur ne laisse pas indifférent.

Seule la fin m’a un peu déçue. Je l’ai trouvée peut-être trop rapide, peu aboutie.

Cet « Homme de Lewis » fut une magnifique lecture et j’ai hâte, à présent, de me plonger dans l’ultime tome de la trilogie.

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