Les Chats des neiges ne sont plus blancs en hiver de Noémie Wiorek

 

 

Les Chats des neiges ne sont plus blancs en hiver de Noémie Wiorek,

Publié aux éditions de L’Homme sans Nom,

2020, 403 pages.

Morz est la terre la plus au Nord du monde. Des siècles plus tôt, la neige a cessé de tomber et la glace a fondu, devenue une boue informe et immonde.
Il y a une ombre dans l’Est de Morz ; celle de Noir, un esprit maléfique prêt à tout pour provoquer la ruine du royaume. Sur ses talons court le Second, un guerrier prodigieux, plus cruel et féroce que tous les séides gravitant autour d’eux.
Il y a un enfant sur le trône de Morz : on attend de lui la ferveur de ses ancêtres pour maintenir le royaume dans la Lumière. Mais le prince Jaroslav doute de sa place, de son pouvoir et ne souhaite qu’une seule chose : vivre en paix.
Et dans le Nord, près des montagnes, ourdissent les sorcières, vengeresses, dévorées par le rêve incertain de refaire un jour tomber la neige sur leur monde déchu.

Noémie Wiorek plonge son lecteur dans un univers de dark fantasy avec ce premier titre à la couverture superbe. Le travail de mise en page intérieure est lui aussi sublime. L’intrigue dévoilée dans la quatrième de couverture nous promet une lutte du Bien contre le Mal pour un royaume, un classique de la fantasy. Hélas pour moi! Tout cela n’a jamais vraiment démarré et je me suis ennuyée jusqu’aux 2/3 du roman. Que s’est-il donc passé?

Le prologue était pourtant alléchant et prometteur. Sur les terres gelées du royaume de Morz, deux étranges créatures s’échouent, semblant tomber du ciel. Elles mettent ainsi fin au long hiver supporté depuis des millénaires par les hommes. Considérés comme des dieux, les mystérieuses créatures sont alors vénérées. L’hiver ne doit jamais revenir et le tout jeune Prince Jaroslav en a bien conscience. Cependant, dans les grottes, Noir aidé d’Agnieszka et du peuple des N’Dus, cherche à abattre le royaume pour rétablir le froid et le gel…

L’intrigue est assez classique puisqu’on alterne les points de vue entre les damnés menés par l’étrange et mystérieux Noir et le Prince Jaroslav et sa cour, chaque camp défendant son point de vue. Alors pourquoi cela n’a-t-il pas pris? L’auteure nous livre ici un roman essentiellement descriptif. Elle décrit les sentiments du personnage, elle décrit les décors, elle décrit beaucoup en tournant autour du pot sans cesse. Elle révèle finalement peu de choses sur l’univers qu’elle a créé. Tout reste mystérieux, caché, secret et on n’entre à aucun moment dans le vif du sujet.

Il y a peu d’action. Les quelques scènes de batailles sont très rapides et on retombe bien vite dans l’ennui des grottes où finalement il ne se passe rien. J’aurais aimé qu’on me parle du peuple N’Dus, du fonctionnement de ces rebelles, du monde qui les entoure. Tout cela est passé sous silence.

Il faut attendre les 2/3 du roman pour qu’enfin les choses bougent et deviennent intéressantes et c’est vraiment dommage car je les ai dévorées ces dernières pages. Le style de Noémie Wiorek reste trop contemplatif et lorsqu’on lit de la fantasy, on a qu’une envie: être immergé dans le monde proposé et voyager avec les personnages, chose que je n’ai pas retrouvé ici.

« Les Chats des neiges ne sont plus blancs en hiver » aurait pu être une belle lecture. Malheureusement, l’ennui a pris le pas sur l’intrigue.

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