L’Hiver de Solveig de Reine Andrieu

 

 

L’Hiver de Solveig de Reine Andrieu,

Publié aux éditions Préludes,

2021, 437 pages.

Été 1940. Dans la France occupée par les Allemands, les habitants sont contraints de donner gîte et couvert à l’ennemi. À Lignon, paisible bourg du Bordelais, les Lenoir, une famille de notables, doivent héberger Günter Kohler. Passée sa répulsion première, Noémie, la jeune épouse, éprouve une violente attirance pour l’adjudant qui vit désormais sous leur toit.

Printemps 1946. La guerre est terminée, mais elle a laissé derrière elle son lot de malheurs, et de nombreux déplacés. Parmi eux, une fillette, retrouvée assise sur un banc, dans un village non loin de Bordeaux. Qui est-elle ? d’où vient-elle ? et pourquoi semble-t-elle avoir tout oublié ? Justin, un gendarme de vingt-quatre ans, décide de la prendre sous son aile et de percer le mystère qui l’entoure.

Vous le savez, j’aime les romans qui se déroulent pendant la période de la seconde guerre mondiale. J’en ai lu beaucoup et il est vrai que je suis très sélective à présent. Si L’Hiver de Solveig est un roman que j’ai apprécié dans l’ensemble, certaines choses m’ont gênée pour qu’il devienne un coup de cœur. Cependant, je le conseillerais volontiers à un lecteur voulant découvrir cette période historique en douceur.

L’Hiver de Solveig est un roman choral qui se déroule principalement entre 1940 et 1946. En 1946, une petite fille qu’on nommera Angèle, débarque dans un village. Elle est pieds nus, déboussolée et amnésique. Justin, le jeune gendarme en charge de l’enquête, va s’occuper d’elle, l’appeler Angèle et chercher à savoir où sont ses parents. Dans cette période d’après-guerre, les orphelins sont nombreux mais Angèle est différente. On voit qu’elle vient d’une famille aisée et cette amnésie suite à un choc est étrange.

Les chapitres vont alors alterner entre la période de la guerre et celle de l’après-guerre. En 1941, on fait la connaissance de la famille Lenoir, une famille aisée, résidant près de Bordeaux, à Lignon. Noémie et Armand, parents de Valentin et Solveig, se voit dans l’obligation d’héberger Günter, un SS. La cohabitation est d’abord très difficile puis peu à peu Noémie et Günter se rapprochent…

J’ai d’abord eu du mal avec la première partie du roman. Peut-être trop de personnages et de points de vue? Ou alors une intrigue qui tourne autour de l’idylle Noémie/Günter. Je comprends l’envie de l’auteure de nous montrer l’existence d’histoires d’amour entre « ennemis » pendant la guerre mais je n’ai pas vraiment été happée par cette intrigue. En revanche, j’ai dévoré la seconde partie du roman. L’auteure plonge son lecteur au cœur de la résistance française et met ses personnages face à de terribles dilemmes. J’ai adoré suivre leur évolution qu’il s’agisse de Noémie ou de Günter. C’était plus fort, plus juste. Même si je pointe du doigt encore quelques maladresses notamment dans les dialogues, je n’ai pas pu reposer pour livre, voulant savoir à tout prix si Angèle retrouverait ses parents, si Noémie irait jusqu’au bout de ses idées.

Si je sors mitigée de cette lecture, j’ai tout de même apprécié l’intrigue principale de ce primo-roman qui nous plonge au cœur de la résistance.

 

 

5 réflexions sur “L’Hiver de Solveig de Reine Andrieu

      • Oui, j’ai lu des critiques plus enthousiastes. Chacun (chacune) voit le livre selon son prisme et ses ressentis, son expériences et son humeur du jour… Ta chronique apporte un regard intéressant, différent certes. Je me ferai mon opinion, si j’ai l’occasion de le lire. Merci de ton partage.

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