Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

 

 

Mon amie Adèle de Sarah Pinborough,

Publié aux éditions Préludes,

2017, 336 pages.

 

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise… Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?

Avec son hashtag #FindeDINGUE et son matraquage sur pas mal de blogs, j’ai moi aussi voulu me lancer dans l’aventure de Mon amie Adèle, le nouveau thriller paru aux éditions Préludes. Je serai peut-être l’une des voix dissonantes dans les avis multiples que l’on peut trouver sur la toile. Mon amie Adèle ne m’a pas fait frissonner et la fin ne m’a guère surprise. Bon, il y a quand même des choses positives dans ce thriller qui n’a pas tenu toutes ses promesses dans mon cas.

C’est d’abord un roman qui se lit très facilement. C’est le genre de livre que j’aurais bien lu sur la plage cet été. Pas prise de tête, pas compliqué à suivre. C’est vrai que les pages se tournent toutes seules et ça c’est appréciable.

L’intrigue est assez bien construite, je le reconnais. On suit Adèle et Louise dans des chapitres à chaque fois alternés. Louise est sortie avec le mari d’Adèle lors d’une soirée; les deux femmes ne se connaissaient pas et ont fini par devenir amies. Le hic c’est que Louise n’ose pas avouer à Adèle qu’elle a eu une aventure avec son mari David. Cette amitié bancale va envahir le quotidien de Louise.

Cette dernière est d’ailleurs une anti-héroïne. Célibataire avec enfant, buvant et fumant trop, elle s’investit énormément dans sa relation avec Adèle mais aussi avec David, son amant. Elle va devenir l’enjeu de ce trio diabolique. Qui croire? Adèle, l’amie et femme trompée? David, le mari infidèle? Bref, Sarah Pinborough nous emmêle bien les pinceaux et on finit par se laisser prendre à son piège.

Oui mais voilà, la mayonnaise n’a pas totalement pris pour moi et je pense que c’est en grande partie dû au style de l’auteur avec lequel je n’ai pas du tout accroché. Comme je l’ai dit plus haut, Mon amie Adèle est une lecture facile, pas prise de tête. Et c’est justement ça qui m’a manqué. Le style de l’auteur est trop ras des pâquerettes pour moi, je n’ai pas été assez immergée dans la tête d’Adèle ou de Louise. J’aurais aimé stresser, angoisser. Je n’ai pas eu cette sensation grisante que l’on retrouve dans bon nombre de thrillers. Je n’ai pas frissonner et c’est vraiment ce que j’attendais le plus de ce bouquin. La fin m’en a donc été en partie gâchée. Oui, c’est une bonne fin à laquelle on ne s’attend pas (même si on la devine plus ou moins au tiers du roman). Mais voilà, je n’ai pas été soufflée, subjuguée et je le regrette profondément.

Mon amie Adèle reste un bon thriller qui plaira au plus grand nombre mais qui ne surprendra pas les plus mordus.

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Lee Winters, Shérif de l’étrange de Lon T. Williams

 

 

Lee Winters, shérif de l’étrange de Lon T. Williams,

Publié aux éditions des Moutons électriques,

2012, 221 pages.

 

Pour Lee Winters, shérif d’une bourgade perdue de l’Ouest profond, s’il n’y avait que des malandrins à appréhender tout serait tellement simple… Mais le Far West recèle bien d’autres mystères, autrement plus terrifiants et que le seul maniement du colt ne saurait résoudre : revenants, farfadets, chat wampus et autres créatures de légende se pressent dans les broussailles et hantent les canyons.

Voilà un livre bien étrange, déniché chez Gibert Joseph pendant mes vacances. C’est parce que c’était les éditions des Moutons électriques que j’ai voulu en savoir plus sur ce recueil de nouvelles assez atypique. La quatrième de couverture nous en révèle en effet assez peu sur ce Lee Winters, shérif de l’étrange…

Le recueil s’articule donc autour d’une dizaine de nouvelles se déroulant toutes au far-west au 19ème siècle. Elles mettent toutes en scène Lee Winters, shérif adjoint d’une minuscule ville paumée en plein milieu du désert dont le seul intérêt réside en son bar.

Chaque nouvelle commence de la même manière: Lee Winters revient d’une mission périlleuse dans laquelle il a coffré ou tout simplement supprimé de dangereux bandits. Passant par le désert ou par des contrées sauvages, il tombe souvent nez à nez avec d’autres bandits qui se font passer pour des fantômes ou il est en proie à de vraies créatures venues de l’au-delà. Ainsi, banshee, fantômes et esprits frappeurs l’entraînent dans de mystérieuses aventures. Le recueil prend un tournant inédit lorsque Lee, après avoir bien souvent consommé du café (!) offert par un étranger au coin du feu, rencontre subitement des personnages sortis tout droit de la mythologie: Orphée, Eurydice, Tantale, …

Lon T. Williams nous offre ici un florilège de textes étranges parfois à la limite de l’absurde. Les nouvelles ont été à l’origine publiées dans des journaux à des mois voire des années d’intervalle d’où cette étrange façon de répéter les choses et de décrire le personnage de Lee Winters à chaque nouveau texte. L’auteur joue avec le folklore lié au far-west: whisky, colts, indiens et chercheurs d’or sont en première ligne.

Ce recueil m’a pour ma part laissé mitigée. J’ai aimé le côté désuet des textes: Lon T. Williams écrit à une toute autre époque. Ses nouvelles ont quelque chose de vieillot qui n’est pas pour me déplaire. En revanche, on repassera pour le côté émotions fortes et surnaturelles. Les fantômes n’ont rien d’effrayant ici ou en tout cas dans notre littérature contemporaine, ils font bien pâle figure.

Lee Winters, shérif de l’étrange reste un recueil de nouvelles délicieusement désuet. Un livre inclassable!

Bilan Lectures septembre

J’ai raté le bilan du mois d’août pour cause de travail intense (il m’arrive parfois de bosser, en effet). Même si j’ai un peu de retard, je vous livre mon bilan lectures du mois de septembre…. Il sera assez court d’ailleurs. J’ai donc lu cinq livres au mois de septembre dont deux romans de la rentrée littéraire! Pas de coup de cœur mais de belles découvertes.

 

 

Dire, ne pas dire est le quatrième volume édité par l’Académie française. Il permet de revenir sur des fautes courantes de la langue française. A la fois ludique et pratique, j’ai beaucoup apprécié ce petit guide sans prétention.

 

 

 

Le secret des orphelins est un thriller sur fond de fouilles archéologiques qui fonctionne assez bien. Mention spéciale à l’anti-héroïne gaffeuse et rondouillette qui m’a beaucoup plu!

 

 

 

 

L’anthologie Bal Masqué édité par les éditions du Chat Noir m’a plu également. Il m’a permis de découvrir de nouvelle plumes. Le choix des textes est toujours qualitatif et pertinent. Un grand bravo pour ce beau recueil. 

 

 

 

 

 

Une Histoire des loups est un roman de la rentrée littéraire qui permet de découvrir une plume talentueuse. Le premier roman d’Emily Fridlund est à la fois étrange et fascinant…  

 

 

 

 

 

 

La disparition de Josef Mengele est un livre qui se situe entre le roman et le documentaire. Un récit qui fait froid dans le dos et qui m’a beaucoup intéressée! 

Nous les menteurs de Emily Lockhart

 

 

Nous les menteurs de Emily Lockhart,

Publié aux éditions Gallimard jeunesse,

2015, 273 pages.

Une famille belle et distinguée. Une île privée.
Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé.
Un groupe de quatre adolescents – les Menteurs – dont l’amitié sera destructrice.
Une révolution. Un accident. Un secret.
Mensonges sur mensonges.
Le grand amour. La vérité.

Repéré depuis un petit moment sur la toile, je me suis enfin lancée dans la lecture de Nous les menteurs. J’ai adoré cette lecture qui m’a vraiment surprise d’un bout à l’autre.

L’atmosphère du roman est d’abord vraiment bien amenée. Chaque été, la famille Sinclair se réunit à Beechwood, leur île privée. Le patriarche de la famille y a fait construire trois maisons pour chacune de ses filles. Ainsi, chaque été, tantes, grands-parents, cousins et cousines se retrouvent. Les aînés de la famille, Cadence, Johnny, Mirren et Gat, font les quatre-cents coups: baignades au clair de lune, feux de camps, parties de tennis. Dès le départ, l’auteur propulse le lecteur au sein de cette famille américaine parfaite. Mais grâce au point de vue de Cadence, les choses n’apparaissent plus si idylliques au bout de quelques pages. Les tantes sont toutes divorcées et se déchirent l’héritage de leurs parents; l’apparence est le maître mot: il est interdit de montrer ses blessures, sa peine. Bref, l’image de cette belle famille se fissure au fil des pages.

Et puis, il y a l’été 15: l’été des quinze ans de Cadence marque la fin de tout. La jeune fille est retrouvée à moitié nue sur une plage. Elle a subi un choc traumatique et ne se souvient de rien. Sa mère l’éloigne de Beechwood. Peu à peu la mémoire revient par bribes à Cadence. Que s’est-il passé ce fameux été 15? Pourquoi personne ne veut-il rien lui dire? A l’été 17, Cadence revient à Beechwood pour mener l’enquête.

Emily Lockhart nous laisse tout imaginer et nous mène en bateau d’un bout à l’autre du roman. Difficile d’imaginer la fin et le drame auquel a été confrontée Cadence. J’avais pensé à beaucoup de situations sauf à celle-ci! Les indices sont pourtant disséminés tout au long du livre mais je n’ai rien vu venir.

Avec Nous les menteurs, Emily Lockhart signe un roman à suspens brillant qui laisse le lecteur sans voix!

La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez

 

La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez,

Publié aux éditions Grasset,

2017, 240 pages.

 

 

1949 : ancien médecin SS à Auschwitz, coupable d’expérimentations atroces sur les déportés, Josef Mengele s’enfuit en Argentine.
1979 : après trente ans de traque, il meurt mystérieusement au Brésil.

Caché derrière divers pseudonymes, protégé par ses réseaux et par l’argent de sa famille, soutenu à Buenos Aires par une communauté qui rêve du Quatrième Reich, Mengele croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie…

Merci aux éditions Grasset et à l’opération Masse Critique de Babelio qui m’ont permis de découvrir ce titre de la rentrée littéraire! La disparition de Josef Mengele est un livre passionnant à plus d’un point et j’ai été vraiment intéressée par ce livre.

Je vais d’abord vous glisser un mot sur le genre du livre en question. Olivier Guez surprend ici son lecteur. Il écrit un livre qui oscille entre la pure fiction et la vérité historique, l’enquête méticuleuse. Les moments où Josef Mengele prend la parole sont bien sûr fictifs et imaginés; en revanche, Olivier Guez a réalisé un travail méticuleux d’enquêteur pour reconstituer le parcours du nazi. Chapeau bas pour ce travail de recherches approfondi qui nous tient en haleine jusqu’à la fin!

La disparition de Josef Mengele c’est l’histoire de ce nazi, médecin SS du camp d’Auschwitz, surnommé « l’ange de la mort ». A la fin de la deuxième guerre mondiale, il se fait passer pour mort et sous une fausse identité, il gagne l’Argentine de Peron, conciliante avec les derniers dirigeants SS en fuite. Malin, sournois, doté d’une aura prestigieuse, Mengele n’est d’abord pas inquiété. Il mène une vie assez paisible à Bueno Aires. L’auteur se propose d’imaginer cette existence plutôt calme quoique solitaire. Mengele se souvient de son heure de gloire à Auschwitz alors qu’il était tout puissant, décidant de la vie ou de la mort, réalisant des expériences atroces sur les juifs, les bébés et les jumeaux, sa grande passion.

Les récits, nombreux, qui nous plongent dans le passé de Mengele sont horribles et font froid dans le dos. On y découvre un homme froid, sans cœur, capable du pire au nom de la science et de la race aryenne. Avec justesse, l’auteur nous montre un personnage dénué de remords, convaincu qu’il est d’avoir eu raison et d’avoir agi au nom de l’Allemagne.

Mais bientôt, en Europe, les anciens déportés parlent. Les procès des criminels de guerre allemands s’enchaînent. Le Mossad créé une milice chargée de traquer les nazis en fuite. Fini les belles années pour Mengele. Il devient le « rat« , traqué, vivant dans des endroits sordides, dormant d’une oreille, sursautant au moindre bruit. Sa vie devient un enfer sur terre: maigre consolation pour tous ceux qui sont passés entre ses mains.

Olivier Guez nous maintient en haleine jusqu’au bout même si chacun connaît la fin de Mengele.

Avec La disparition de Josef Mengele, Olivier Guez éclaire de façon passionnante une page de l’Allemagne nazie. Un livre fort, mené magistralement. Un grand bravo pour ce livre aussi passionnant que dérangeant.

Une histoire des loups de Emily Fridlund

 

Une histoire des loups de Emily Fridlund,

Publié aux éditions Gallmeister,

2017, 304 pages.

 

Une famille emménage de l’autre côté du lac, en face de chez Madeline, une adolescente un peu sauvage. Alors que le père travaille beaucoup, la mère propose à la jeune fille de l’aider à s’occuper de leur petit garçon. Peu à peu, Madeline s’intègre à ce foyer, sans en déceler la part cachée.

Une histoire des loups est un roman étrange. Premier roman de la jeune américaine Emily Fridlund, il possède de nombreuses qualités.

C’est d’abord ce titre, Une histoire des loups, qui m’a attirée. Le résumé concis et mystérieux m’a également interpellée. Dans ce livre, la narratrice est Madeline, une adolescente de 16 ans. La vie de Madeline apparaît plutôt étrange et mystérieuse pour le lecteur. Elle vit dans un état paumé et sauvage des États-Unis. Ses parents, anciens hippies, vivent dans une cabane, au bord d’un lac coupé du monde. D’ailleurs sont-ils bien ses parents? Et de quoi vivent-ils? On ne le saura jamais…

Madeline est une ado fascinée par les loups et la nature. Pour se rendre au lycée, elle marche des kilomètres à travers les bois. Elle connaît toute la nature environnante: les animaux, les arbres, les poissons, le lac. Sa vie tourne autour du bois qu’il faut couper, des chiens dont il faut s’occuper et du lycée où elle est bien obligée de se rendre.

Et puis un jour, de l’autre côté du lac, une famille s’installe. Patra, la mère, est jeune et exerce une sorte de fascination sur Madeline. Cette dernière devient d’ailleurs la baby-sitter du petit Jack, 4 ans. Elle va lui faire découvrir le bois, la nature, la liberté. Mais il y a comme une ombre au tableau dans cette famille idyllique. Le père, éminent professeur d’université, est étrange. Souvent absent, il semble pourtant régner en maître sur sa famille.

Le lecteur perçoit le bizarre de la situation par les yeux de Madeline. On se rend bien compte que tout ne tourne pas rond et on devine qu’une catastrophe va s’annoncer. Mais on ne peut qu’assister en spectateur à la dérive de cette famille.

L’écriture d’Emily Fridlund est belle. C’est sans doute l’extrême point fort du roman. Les images, la poésie des descriptions se succèdent. Elle parvient à installer une sorte de malaise qui ne quitte pas le lecteur d’une seconde. L’intrigue en elle-même peut sembler éparpillée comme si ce n’était pas l’histoire en elle-même qui comptait. C’est assez difficile de livrer son sentiment sur ce roman qui m’a paru à la fois dense et onirique.

Une histoire des Loups est un premier roman brillant qui laisse un sentiment d’étrange. Emily Fridlund est sans conteste une auteur à suivre à l’avenir. 

Bal masqué, Anthologie du Chat noir

 

 

Bal Masqué, Anthologie

Publié aux éditions du Chat noir,

2017, 408 pages.

 

Au premier temps de la valse, tournoient les étoffes chamarrées. Sous les lueurs vacillantes des chandeliers, les fantômes de la piste attirent les œillades des convives anonymes. Intrigues et complots. Retenue ou décadence. Séduction romantique ou convoitise charnelle. Les loups sur nos visages révèlent ou dissimulent les monstres de nos âmes. Dénudé de votre écorce, venez… Entrez dans la danse de ce perpétuel bal masqué. Auteurs : Estelle Faye, Maude Elyther, Marianne Stern, Elie Darco, Emmanuelle Nuncq, Dee L. Aniballe, Cécile Duquenne, Claire Stassin, Lucie G. Matteoldi, Clémence Godefroy, Céline Chevet, Vincent Tassy, Pascaline Nolot, Fabien Clavel, Pauline Sidre, Mélanie Fazi.

Avec cette sublime couverture, je ne pouvais que craquer pour la dernière anthologie des éditions du Chat noir qui fait toujours la part belle au fantastique. Comme son nom l’indique, cette anthologie regroupe des nouvelles dont le thème central est le bal masqué. Qu’il soit vénitien, horrifique, vampirique, le masque est le fil conducteur du recueil. Masque pour mieux cacher ou à l’inverse pour mieux découvrir?…

Comme dans toute anthologie, j’ai mes préférences. J’ai trouvé certains textes bien trop ampoulés. A trop vouloir en faire, certains auteurs perdent leur lecteur même si le côté formel du texte reste travaillé et très beau. Une nouvelle comme L’orchidée rouge de Maude Elyther m’a laissée de marbre. Je n’ai pas été sensible à la plume de l’auteur. En revanche, d’autre nouvelles m’ont ravie comme celle de Fabien Clavel, Sans que rien manque au monde, qui reste ma préférée. J’ai adoré son personnage, son style, son histoire et je verrais bien son univers développé dans un roman! Il nous plonge au début du 20ème siècle. L’inspecteur Ragon, bibliophile averti, va devoir enquêter au sujet de lettres mystérieuses. J’ai adoré l’ambiance délicieusement surannée.

J’ai également énormément apprécié la nouvelle de Pauline Sidre Les douze invitées, qui réinvente le conte de fée. Douze sœurs sont enfermées dans leur chambre, punies par leur père jusqu’au jour où une étrange invitation leur parvient. Il y a un peu de Barbe bleue dans cette histoire originale où chacune des sœurs prend la parole à tour de rôle.

J’ai aussi été sensible à la plume d’Elie Darco. La façon dont son enquête est menée dans Les Larmes de Lucrèce m’a surprise et j’ai aimé le personnage qu’elle développe. Sa plume est toujours délicieuse et son univers intéressant.

Je passe rapidement sur les nouvelles de Cécile Duquenne avec Têtes de tigre, de Céline Chevet avec Les yeux du corbeau ou encore de Claire Stassin avec Le masque de la mort noire qui m’ont toutes embarquée dans leur univers riche et développé!!

Bal masqué est une anthologie qui rassemble des textes travaillés et intéressants. Une belle manière de découvrir de nouvelles plumes!