Les Hauts-Conteurs, Tome 4: treize damnés

 

 

 

 

Les Hauts-Conteurs, Tome 4: Treize damnés de Patrick McSpare,

Publié aux éditions Pocket,

2014, 384 pages.

 

 

Perdu dans une grotte glacée, Roland est amnésique et prisonnier de sorcières qui l’empêchent de recouvrer la mémoire. Il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l’esprit mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu et même un Cœur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant les réponses aux questions qu’il s’est toujours posées sont à portée de voix… Car ses geôlières semblent tout savoir du Livre des Peurs. A Rome, Alexandrie ou dans les Alpes, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l’Insondable et Corwyn le Flamboyant collectent des indices partout et progressent vers le nord de l’Europe, sur la piste des 13 damnés et des origines du Livre des Peurs. Sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n’avait seulement osé imaginer ? Voici venue l’histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations…

Ma lecture du quatrième tome des Hauts-Conteurs est arrivée à point nommé puisque je l’ai lu dans le cadre du #Pumpki AutumnChallenge. Je me suis tout simplement régalée avec ce tome intense en émotions qui colle parfaitement à l’esprit du challenge automnal.

On retrouve Roland, notre jeune haut conteur, prisonnier de la montagne hurlante. Cela fait plus de deux ans qu’il vit dans sa misérable cellule. Ses geôliers sont d’étranges sorcières, terribles et sanguinaires, qui s’amusent parfois à le laisser s’échapper pour mieux l’enfermer et le retenir. Roland est seul, d’autant plus qu’il est complètement amnésique. Il n’a aucun souvenir de son ancienne vie, de Mathilde son professeur ou encore d’Elena, sa promise. Ses compagnons hauts-conteurs ne l’ont pas oublié et font tout pour le retrouver. Roland aurait été enlevé par une secte se faisant appeler « les treize damnés ».

Le lecteur chemine donc aux côtés de Roland qui cherche à savoir où il se trouve et pourquoi. Dès le départ, Patrick McSpare captive son lecteur en le plongeant dans une atmosphère lourde, sombre et oppressante. Le livre se déroule en partie sous la montagne, dans une ville troglodyte plongée dans le noir, dans laquelle Roland va tenter de trouver une échappatoire. Entres courses-poursuite dans les labyrinthes maudits de cette cité, rencontres fortuites avec des morts-vivants et énigmes insolubles, Roland a fort à faire!

A l’extérieur, le décor est glaçant. Un seul village est établi au pied de la montagne, bloqué par un fjord et par les neiges. Lors de ses excursions, Roland se rend compte que les villageois sont étranges. Ils vivent comme des automates, refaisant sans cesse les mêmes gestes, sans parler, sans communiquer. Plus l’intrigue avance, plus le lecteur est pris dans cet univers horrifique et dantesque.

Ce tome est beaucoup plus sombre que les précédents. Plus mature, Roland affronte des entités mythiques et démoniaques. J’avoue avoir eu quelques frayeurs à certains passages car l’auteur joue habilement sur notre peur ancestrale du noir et des spectres. En outre, l’auteur nous en dit plus sur le fameux livre des peurs et le voile se lève un peu sur l’enjeu du manuscrit ancestral.

Ce tome sombre, aux teintes horrifiques est pour le moment mon tome préféré. Le dernier volume m’attend sagement dans ma PAL…

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Witchcraft de Raphaël Payet

 

 

 

Witchcraft de Raphaël Payet,

Publié aux éditions Bergame,

2018, 112 pages.

 

La prophétie autrefois annoncée par les sorciers est en marche. Elle est dorénavant synonyme d’espoir pour des hommes implorant un meilleur avenir pour leur descendance dans ce royaume prohibant la magie et devenu chaotique. Longtemps tenue en captivité par les Rages Noirs, Tasha Lunar, l’une des dernières sorcières, se retrouve dans l’obligation de fuir afin de survivre. Espérant retrouver son ancienne vie, elle se met à la recherche de son père, et, dans sa quête, sera aidée par Vaco Tomas, un vagabond solitaire au passé trouble. Beaucoup d’épreuves les attendent, testant leur courage et leur caractère… La prophétie des sorciers est en marche, portée par la dernière des sorcières.

Je remercie les éditions Bergame de m’avoir fait parvenir ce roman. La quatrième de couverture m’a tout de suite attirée. Avant de vous lancer dans ce roman, il faut vous dire qu’il s’adresse davantage à des ados et qu’il faut donc le lire dans cette optique.

C’est d’abord un roman très court: 112 pages qui se lisent vite. On suit au début de l’histoire Vaco Tomas. C’est un homme solitaire, quasi ermite, qui vit de vols. Il découvre, une boîte mystérieuse, alors qu’il s’en prend à un convoi. Même si elle est impossible à ouvrir, il décide pourtant de la conserver avec lui. Un peu plus tard, il fait la connaissance de Tasha. Il découvre bientôt qu’elle est une sorcière et qu’elle est à la recherche de son père.

Objectivement, je dirais que ce petit roman est une bonne entrée en matière pour tous les enfants ou ados qui veulent se frotter à la fantasy. Raphaël Payet mêle magie, combats de sorciers et découvertes d’univers merveilleux dans un récit où tout s’enchaîne très vite. Il y a beaucoup d’actions et le rythme est soutenu. Les plus jeunes lecteurs ne s’ennuieront pas!

Cependant, l’action peut en gêner plus d’un. J’ai eu l’impression parfois de lire une grosse introduction de roman. L’univers imaginé est esquissé à peine. C’est dommage car on sent qu’il y a du potentiel pour faire une histoire plus longue et plus fouillée. L’auteur a voulu miser sur les péripéties au détriment parfois des explications. On saute du coq à l’âne aux moments où justement on aimerait davantage se poser pour comprendre comment fonctionne le monde dans lequel évolue les personnages. Quand Tasha apprend par exemple à maîtriser ses pouvoirs de sorcière, l’auteur n’y consacre qu’un paragraphe et ça va beaucoup trop vite pour la lectrice exigeante que je suis.

A d’autres moments, l’univers décrit par l’auteur est très beau. Il y a de magnifiques passages que j’ai trouvés très travaillés tant au niveau du style que de l’intrigue. Cependant, à nouveau, à force de vouloir trop en faire, l’auteur vient en quelque sorte « gâcher » ces moments de lecture par une action trop rapprochée et trop répétitive.

Witchcraft est un roman de fantasy qui ravira les ados par son côté actions et aventures. L’univers mériterait cependant d’être plus développé.

 

L’autre chemin du petit chaperon rouge de Coralie Valageas

 

L’autre chemin du petit chaperon rouge de Coralie Valageas,

Publié aux éditions Lito,

2017, à partir de 2-3 ans.

Tout le monde connaît l’histoire du Petit chaperon rouge. Mon fils adore ce conte. J’ai les deux versions à la maison: celle où tout est bien qui finit bien et l’originale dans laquelle grand-mère et chaperon ne ressortent pas vivants de l’histoire! Quand j’ai vu que Babelio proposait cette version dans sa dernière masse critique, je n’ai pas hésité! Merci donc à Babelio et aux éditions Lito pour la découverte de ce Chaperon rouge pas comme les autres…

Tout débute pourtant comme dans la version initiale. Le petit chaperon rouge, appelé ainsi à cause de sa cape rouge, doit rendre visite à sa grand-mère pour lui porter un petit pot de beurre et une galette. Sa mère lui recommande même de ne pas s’attarder dans les bois. Le chaperon rouge rencontre le loup qui la questionne. Ne se doutant de rien, l’enfant répond naïvement et le rusé loup de lui indiquer le chemin le plus long tandis que lui prend le raccourci

Jusque là rien d’anormal. Mais voilà, le petit chaperon rouge, en prenant le chemin le plus long, va aller de rencontre en rencontre. L’auteur a pris le parti de lui faire rencontrer d’autres personnages issus des contes et ces rencontres se font via leur maison. Ainsi, le chaperon rouge va d’abord rencontrer Blanche-neige et les sept nains dans leur toute petite maison, puis Hansel et Gretel dans la maison en pain d’épice (ma préférée!), les trois ours et enfin la Belle au bois dormant dans son château.

Elle demande à chaque fois son chemin. Chaque personnage le lui indique mais lui demande un service en échange. Blanche-neige lui demande ainsi de retrouver sa pomme. C’est là que les flaps (comprenez les petits volets à soulever) entrent en jeu. L’enfant doit chercher, en ouvrant chaque fenêtre, l’élément demandé. Mon loulou s’est bien amusé à mener l’enquête.

A noter que les dessins sont très beaux et très colorés. Nous avons adoré lire l’intrigue principale mais regarder également tous les détails qui se glissent dans chaque dessin: les petits animaux, les différentes sortes de bonbons, …

L’autre chemin du petit chaperon rouge est un album très réussi qui détourne avec beaucoup d’humour le conte initial! Nous l’avons lu au moins 5 fois depuis hier, c’est dire! Je le recommande vraiment aux parents qui veulent faire découvrir une autre facette des contes à leur enfant.

 

Penny Cambriole, Tome 3: Les rouages du temps de Cécile Duquenne

 

 

Penny Cambriole, Tome 3: Les rouages du temps de Cécile Duquenne,

Publié aux éditions Safran,

2017, 91 pages.

 

La fin des vacances à Lambesc approche pour Penny. Aspirée par une faille spatio-temporelle, elle se retrouve à bord du Nautilus qui navigue vers l’Atlantide. Là-bas, elle découvre un danger plus grand que tout ce qu’elle a affronté auparavant et retrouve Arsène Lupin, un ancien ennemi qui pourrait devenir un allié.

Penny Cambriole est une série jeunesse mettant en scène Penny entourée des futurs Jack London, Marie Curie et Jules Verne. Les enfants ont déjà vécu pas mal d’aventures dans le tome 1 et le tome 2, devenant « Les veilleurs du temps ». En effet, ils ont la possibilité de voyager dans le temps afin d’anticiper ou de réparer le cours des choses.

Dans ce troisième opus, Cécile Duquenne entraîne Penny à Marseille. Alors qu’elle se régale d’un aïoli en compagnie de ses grands-parents, elle reçoit le message de détresse du futur Jules Verne. Aspirée par une faille spatio-temporelle, elle se retrouve à bord du Nautilus. Le cours du temps est en danger puisqu’un général Atlante, décidé à sauver l’Atlantide de sa chute, a modifié le cours du temps. Avec ses compagnons, Penny va essayer de réparer les dégâts.

Ce troisième tome m’a beaucoup plu. Il explore d’abord le mythe de l’Atlantide qui me fascine particulièrement. Le refus de voir sombrer cet archipel millénaire mène un cruel mais désespéré général à modifier le cours du temps quitte à révolutionner l’avenir de la planète entière.

J’ai aussi aimé la manière dont Cécile Duquenne joue avec le lecteur. Penny Cambriole est un roman jeunesse qui se situe à plusieurs niveaux. Il y a bien sûr les aventures et les rebondissements pour les plus jeunes des lecteurs. Mais il y aussi les sous-entendus, les non-dits destinés à un public plus mûr. Ainsi Penny s’amuse souvent du fait qu’elle en sait plus que ses camarades sur leur avenir et elle anticipe de nombreuses choses en faisant des clins d’œil au lecteur adulte que nous sommes. J’aime beaucoup cet humour délicat et cette ironie fine dans lesquels je reconnais bien l’auteur.

Laissez-vous donc tenter par le tome 3 de Penny Cambriole qui ravira tous les publics et plongez au cœur du mythe de l’Atlantide!

Nous les menteurs de Emily Lockhart

 

 

Nous les menteurs de Emily Lockhart,

Publié aux éditions Gallimard jeunesse,

2015, 273 pages.

Une famille belle et distinguée. Une île privée.
Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé.
Un groupe de quatre adolescents – les Menteurs – dont l’amitié sera destructrice.
Une révolution. Un accident. Un secret.
Mensonges sur mensonges.
Le grand amour. La vérité.

Repéré depuis un petit moment sur la toile, je me suis enfin lancée dans la lecture de Nous les menteurs. J’ai adoré cette lecture qui m’a vraiment surprise d’un bout à l’autre.

L’atmosphère du roman est d’abord vraiment bien amenée. Chaque été, la famille Sinclair se réunit à Beechwood, leur île privée. Le patriarche de la famille y a fait construire trois maisons pour chacune de ses filles. Ainsi, chaque été, tantes, grands-parents, cousins et cousines se retrouvent. Les aînés de la famille, Cadence, Johnny, Mirren et Gat, font les quatre-cents coups: baignades au clair de lune, feux de camps, parties de tennis. Dès le départ, l’auteur propulse le lecteur au sein de cette famille américaine parfaite. Mais grâce au point de vue de Cadence, les choses n’apparaissent plus si idylliques au bout de quelques pages. Les tantes sont toutes divorcées et se déchirent l’héritage de leurs parents; l’apparence est le maître mot: il est interdit de montrer ses blessures, sa peine. Bref, l’image de cette belle famille se fissure au fil des pages.

Et puis, il y a l’été 15: l’été des quinze ans de Cadence marque la fin de tout. La jeune fille est retrouvée à moitié nue sur une plage. Elle a subi un choc traumatique et ne se souvient de rien. Sa mère l’éloigne de Beechwood. Peu à peu la mémoire revient par bribes à Cadence. Que s’est-il passé ce fameux été 15? Pourquoi personne ne veut-il rien lui dire? A l’été 17, Cadence revient à Beechwood pour mener l’enquête.

Emily Lockhart nous laisse tout imaginer et nous mène en bateau d’un bout à l’autre du roman. Difficile d’imaginer la fin et le drame auquel a été confrontée Cadence. J’avais pensé à beaucoup de situations sauf à celle-ci! Les indices sont pourtant disséminés tout au long du livre mais je n’ai rien vu venir.

Avec Nous les menteurs, Emily Lockhart signe un roman à suspens brillant qui laisse le lecteur sans voix!

Inséparables d’Elie Darco

 

 

Inséparables d’Elie Darco,

Publié aux éditions Magnard Jeunesse,

2017, 220 pages.

 

 

 

Ballotés au gré des affectations successives de leurs parents militaires, Alec et sa sœur Beryl sont un peu livrés à eux-mêmes. Complices et inséparables, ils aiment repousser leurs limites et tenter des expériences dangereuses, quitte à enfreindre les règles. Mais quand la famille échoue dans une petite ville perdue au milieu de la forêt, loin de toute animation, l’ennui les gagne….

Je remercie d’abord Elie Darco et les éditions Magnard jeunesse pour m’avoir fait parvenir ce roman que j’ai énormément apprécié. Estampillé « jeunesse », je pense qu’il plaira aussi aux jeunes adultes et aux adultes tant le style et l’intrigue du roman sont extrêmement travaillés.

Elie Darco m’a d’abord étonnée par son écriture et son style. Loin de simplifier les choses sous prétexte qu’elle s’adresserait à des lecteurs plus jeunes, elle maîtrise parfaitement sa plume. Son écriture est très moderne. Les phrases sont percutantes et pleine de vie. Elle parvient en quelques lignes à instaurer toute une atmosphère: que ce soit par la complicité entre Beryl et Alec ou par l’ambiance inquiétante  de la ville de Morran. Bon point de ce côté-là donc pour moi.

Elle noue ensuite une intrigue très intéressante à tel point qu’elle mène son lecteur par le bout du nez. En effet, l’histoire débute par l’entrée en scène d’Alec et de Beryl. Ils sont frère et sœur, inséparables. Un peu livré à eux-mêmes, ils font les 400 coups. Leurs parents tous les deux militaires travaillent beaucoup. Alec et Beryl ont déménagé plusieurs fois. Ils ont donc l’habitude de se serrer les coudes et d’avancer de front. Très complices, ils s’aiment à la vie à la mort et ont besoin l’un de l’autre pour ne pas succomber à la routine et à l’ennui.

Un jour, ils déménagent une nouvelle fois dans une petite ville: Morran. Elie Darco ne situe pas exactement son intrigue et laisse volontairement les pistes brouillées. Elle décrit une petite ville paumée, grise et sombre, sous la pluie. A Morran tout le monde se connaît. La forêt entoure la ville et la coupe un peu du monde. On comprend aussi que le monde dans lequel Alec et Beryl vivent n’est pas vraiment le nôtre (ou alors il le sera dans quelques temps). L’énergie est économisée. On n’écrit plus sur du papier mais sur des tablettes. L’eau, l’essence sont rationnées. Bref, cela ajoute un sentiment d’oppression.

Alec et Beryl s’ennuient car il n’y a rien à y faire. Et puis un soir, alors qu’ils « jouent » à tirer dans les bois avec une arme, un drame survient.

L’auteur fait monter la pression petit à petit. Elle plante le décor. En lisant ce roman, j’imaginais parfaitement la petite ville de Morran repliée sur elle-même dégoulinante de pluie, assombrie par cette forêt qui la ceinture. L’atmosphère n’est pas des plus amicales et la tension monte de plus en plus jusqu’au soir du drame où les événements vont alors s’enchaîner. On se demande réellement où l’auteur nous entraîne. Elle parvient à semer le doute dans l’esprit de son lecteur. On va de découverte en découverte en se posant énormément de questions. Je ne peux guère vous en dire plus. Sachez seulement que le mystère s’épaissit au fil des pages. On bascule alors dans le thriller: qui a raison? Qui a tort? Le personnage est-il fou? J’ai élaboré des tas d’hypothèses avant de connaître le fin mot de l’histoire. 

Avec Inséparables, Elie Darco mène son lecteur par le bout du nez. L’atmosphère pesante et mystérieuse de la ville de Morran ajoute du suspens au roman. Les personnages vont de découverte en découverte. Jusqu’à la dernière page, l’auteur tient son lecteur en haleine. Une vraie réussite! 

Penny Cambriole, Tome 2: Mineurs sans âme de Cécile Duquenne

 

Penny Cambriole, Tome 2: Mineurs sans âme de Cécile Duquenne,

Publié aux éditions Rouge Safran

2016, 107 pages.

 

 

 

 

Pour Penny, c’est vacances tranquilles chez ses grands-parents, jusqu’à ce qu’elle apprenne que son amie Maria a disparu de son époque.
Ni une ni deux, Penny et ses amis remontent le temps pour retrouver la future Marie Curie. Penny, Jules, Jack et Rollo entament alors un dangereux périple dans un monde en constante mutation, où rien n’est vraiment ce qu’il semble être…
Parviendront-ils à échapper aux griffes des Mineurs sans âme ?

J’avais beaucoup aimé le premier tome de la série Penny Cambriole de Cécile Duquenne qui permettait de réunir Jack London, Jules Verne et Marie Curie (rien que ça) au cœur d’une machination terrible!

Avec ce tome 2, Cécile Duquenne récidive en réunissant toute la clique autour de Penny. Celle-ci est toujours en vacances chez ses grands-parents lorsque Jules (Verne) débarque. Il lui demande expressément de l’aider à retrouver Marie qui aurait disparu de son orphelinat. Jules et Penny se mettent d’abord en route pour chercher Jack et son fidèle chien Rollo. Arrivés sur les lieux de la disparition de Marie, Penny est mystérieusement catapultée dans une carte postale de Van Gogh. Les enfants vont alors devoir se confronter à d’horribles personnages sans aucun scrupules…

Les plus jeunes apprécieront sans nul doute les aventures de Penny qui bascule cette fois-ci dans un lieu magique où l’espace-temps n’a plus lieu d’être. J’apprécie toujours autant l’inventivité de Cécile Duquenne qui se sert d’une reproduction d’un tableau de Van Gogh pour ouvrir l’aventure! Encore une fois, le rythme est haletant. Penny et ses petits camarades sont confrontés dans ce tome à des êtres bien malveillants qui exploitent les enfants.

Les plus grands apprécieront l’humour et les références glissées ça et là dans le récit. Cécile Duquenne ose même un clin d’œil à la chanson des sardines!! C’est dire. On retrouve toute l’énergie d’une jeune Penny vraiment débrouillarde et jamais en manque d’idées. Sa répartie vaut de l’or. Quant à ses petits camarades de jeu, j’aime beaucoup les nombreux clins d’œil qui sont faits à leur future célébrité et réussite! C’est un vrai régal.

Ce tome 2 de Penny Cambriole nous entraîne une fois de plus dans des aventures folles. Nul doute que les plus jeunes savoureront le rythme effréné du récit. Quant « aux grands », la plume de Cécile Duquenne demeure toujours aussi rafraîchissante!