Shadowscent, Tome 1: Le Parfum de l’ombre de P.M Freestone

 

 

Shadowscent, Tome 1: Le parfum de l’ombre de P.M Freestone,

Publié aux éditions La Martinière jeunesse,

2020, 458 pages.

 

Dans l’empire d’Armatesh, les parfums sont sacrés. Nectar des dieux, ils sont la clé de tout pouvoir et l’objet de toutes les convoitises et des secrets les mieux protégés. Ils peuvent vous guérir ou… vous anéantir.
Rakel, jeune apprentie parfumeuse, se rend dans la capitale de l’empire pour parfaire sa formation et ainsi, peut-être, trouver le moyen de guérir son père malade. Mais le prince est victime d’un empoisonnement et Rakel, qui se trouvait sur le lieu du crime, est accusée à tort. Obligée de fuir pour sauver sa peau, la jeune fille n’a qu’un but : prouver son innocence. Mais pour y parvenir, il lui faut d’abord découvrir la recette du mystérieux poison utilisé pour tuer le prince et en inventer l’antidote.
Son voyage à travers l’empire aux côtés de Ash, jeune garde du corps du prince convaincu de son innocence, la conduira aux confins des territoires connus. Il en va de sa vie, mais aussi de celui de l’empire et de la paix, de plus en plus fragile, qui y règne depuis des siècles.
Car le secret du poison pourrait cacher un complot démoniaque hérité de très anciennes et obscures rivalités…

Shadowscent est un roman Young Adult qui propose au lecteur de plonger dans un univers fantasy où les odeurs, les parfums gouvernent le monde. Rakel est une jeune parfumeuse qui se rend à la capitale pour parfaire son art. Mais le prince est victime d’un empoisonnement. Rakel se trouve au mauvais moment au mauvais endroit. Elle est accusée d’assassinat. Elle s’enfuit pour chercher un remède contre le mal dont souffre le prince. Bientôt poursuivie puis aidée par Ash, le bouclier du prince, elle parcourt le royaume à la recherche d’ingrédients sacrés…

Bon voilà pour les bases. En lisant le résumé du roman, je me suis dit que ça avait l’air chouette d’y trouver un univers dans lequel les parfums auraint une place importante. Malheureusement, j’ai vite déchanté. Je me suis ennuyée d’un bout à l’autre et je me suis fait violence pour arriver à la fin du livre.

En fait, bien que l’auteure ait voulu inventer un monde original, tout est convenu, attendu. A commencer par le caractère des personnages. Rakel, la fille pauvre mais rebelle; Ash, le guerrier qui cache un lourd secret. L’histoire d’amour se devine dès les premières pages tout comme la fin de l’intrigue. L’univers fantasy n’a rien de pertinent. Ce sont des choses que j’ai déjà lues à droite ou à gauche. L’univers s’apparente à un monde médiéval maintes fois revisité!

Certaines scènes d’action sont tellement ridicules à l’image de ce combat contre des cocons géants!!! C’était d’un ennui mortel. En sus, les noms des personnages sonnent faux comme si l’auteure s’était forcée pour inventer des patronymes qui sonneraient fantasy! Il va sans nul dire que je ne lirai pas la suite.

Alors j’ai conscience de ne pas être le public visé par ce genre de livre, mais en terme de fantasy young adult, il y a beaucoup mieux écrit, beaucoup mieux ficelé, beaucoup plus original.

« Shadowscent » est un roman qui ne m’a pas du tout convaincue et qui sera vite oublié.

 

La Tour sombre, Tome 1: Le pistolero

 

La Tour sombre, Tome 1: Le pistolero de Stephen King,

Publié aux éditions J’ai Lu,

2014, 384 pages.

 » L’homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait…  » Ce Pistolero, c’est Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d’un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Roland surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d’un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d’affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables…

La Tour sombre est un roman atypique dans le paysage littéraire de Stephen King. A la croisée entre un roman de fantasy et un western, King a réuni des ingrédients étranges pour offrir au lecteur un voyage aux confins de l’imaginaire.

Dans ce premier tome, on suit Roland, pistolero, à la poursuite d’un homme en noir. L’auteur plonge son lecteur au cœur de l’action. Pas de longues présentations. Qui est cet homme en noir? Pourquoi Roland le poursuit-il? Dès le départ, le lecteur est un peu perdu. Il n’a qu’à prendre le rythme et s’accrocher aux quelques indices laissés ici ou là.

Malgré l’opacité de ce début, j’ai été happée par la plume du King. Il m’a embarquée, comme à son habitude, dans son histoire. Même si elle paraît un peu folle, parfois décousue, je me suis tout de suite attachée à ce pistolero, à son histoire et à sa quête très mystérieuse. On a envie de savoir, de dénouer les fils de cette histoire à tiroirs.

En point de mire, il y a cette fameuse tour sombre que le pistolero veut atteindre à tout prix. Et puis, il y a aussi ce monde étrange dans lequel il vit. Est-ce notre monde à nous, dans un avenir lointain? Est-ce un monde parallèle au nôtre? Le mystère s’épaissit au fil des pages alors que les questions ne cessent de s’accumuler. Qui sont ces mutants? Que leur est-il arrivé? On est dérouté par cet univers riche dont on aimerait en savoir plus!

Certes, ce premier tome est déroutant mais c’est parce que c’est un premier tome justement! L’auteur place les jalons de son œuvre et je n’ai qu’une hâte, découvrir la suite des aventures de Roland!

Avec cette  histoire atypique, Stephen King nous offre les prémices d’une œuvre colossale et mystérieuse.

Le Prieuré de L’oranger de Samantha Shannon

 

Le Prieuré de L’oranger de Samantha Shannon,

Publié aux éditions De Saxus,

2019, 958 pages.

 

Un monde divisé. Un reinaume sans héritière. Un ancien ennemi s’éveille. La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle… Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages.
Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela. De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence. Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil…
Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

Et voilà! J’en suis venu à bout de cette brique de 958 pages! Un beau bébé qui pèse son poids. Le Prieuré de l’oranger est un énorme roman de pure fantasy comme on n’en fait plus! Samantha Shannon a eu le courage de publier ce one shot qui m’a beaucoup plu! S’il y a quelques longueurs (vu la taille du truc, c’est normal), j’ai globalement aimé cette histoire pleine de personnages et de rebondissements.

Le Prieuré de l’oranger c’est d’abord l’histoire d’un reinaume. En effet, dans ce livre, la part belle est faite aux femmes qui la plupart du temps gouvernent, héritent, prennent les décisions. Ouvertement féministe, le roman dépoussière tout ce que l’on a lu dans les romans de fantasy. Il y a d’abord la reine Sabran, aussi belle que froide et sévère; Ead, une supposé demoiselle de compagnie qui s’avèrera être une protectrice hors pair; et enfin Tané, la dragonnière au destin sombre. Les hommes ont au final peu d’importance (sauf Loth peut-être) et sont relégués au second plan.

Ajoutez à cela une intrigue politique et religieuse plutôt bien fichue. En gros l’Est et l’Ouest s’affrontent sur le plan des idéologies religieuses avec au milieu de tout ça, le fameux prieuré de l’oranger, sorte de sanctuaire magique. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteure menait ses intrigues en parallèle puisqu’on passe sans cesse de l’Est à l’Ouest en se demandant de quelle manière elle va réussir à rassembler tout ça.

Côté fantasy, on retrouve bien sûr la mythologie des dragons, celle des sorcières et des mages mais aussi des vouivres. Ce qui est original, c’est qu’on sent que l’auteur a puisé dans le répertoire des légendes asiatiques pour mieux réinterpréter les choses. Tout cela fonctionne vraiment bien et donne une touche orientale au roman. J’ai beaucoup aimé découvrir cet univers bien fouillé et bien développé.

Samantha Shannon n’hésite pas non plus à faire vivre à ses personnages des amours homosexuelles qui ne tournent ni au voyeurisme ni au ridicule. C’est une belle prise de risque et cela apporte vraiment de la nouveauté!

Le seul hic vient pour moi de la dernière partie du roman où tout se précipite un peu trop vite à mon goût. Les rebondissements s’enchaînent rapidement et l’affrontement finale m’a laissé sur ma faim.

« Le Prieuré de l’Oranger » est un magnifique roman de fantasy bien construit avec un univers ultra développé.

Désolation de Jean-Philippe Jaworski et Melchior Ascaride

 

 

Désolation de Jean-Philippe Jaworski et Melchior Ascaride,

Publié aux éditions Les Moutons électriques,

2020, 144 pages.

Pour une caravane de montagne, c’est une solide bande : vingt guerriers nains bardés de fer, trente gnomes chargés comme des baudets et autant de mules qui croulent sous les paquetages. Pourtant, un calme lugubre fige le camp : ni chanson à boire, ni chamaillerie, ni plaisanterie salace. Ils ont la frousse.

Avec ce titre, les éditions des Moutons électriques continuent de construire leur belle bibliothèque dessinée. J’avais lu Ce qui vient la nuit et j’avais adoré le concept: adapter des histoires, des nouvelles sous forme graphique. Les illustrations de Melchior Ascaride sont canons et le jeu des couleurs marchent bien.

Dans Désolation, Melchior Ascaride choisit l’orange et le noir pour raconter la nouvelle de Jean-Philippe Jaworski, pour rappeler peut-être les flammes du Dragon qui gardent la Cité interdite…

Désolation est clairement un hommage rendu à Tolkien, non seulement au Seigneur des anneaux mais aussi au Hobbit. Au détour d’une sombre vallée, vingt guerriers nains et trente gnomes s’apprêtent à gravir la montagne pour porter secours à un roi, cerné par les gobelins. Rusés, les nains qui connaissent la montagne comme leur poche, choisissent de passer par la Cité interdite, ravagée par le dragon. Mais le danger n’est pas celui auquel ils pensent…

On suit ainsi les déambulations des nains et des gnomes au creux de ces montagnes noires, imposantes qui prennent sans cesse l’aspect de visages humains terrifiants. Le sentiment d’écrasement, de piège est permanent. Les nains devront se hâter pour regagner leur liberté et se sortir de cette caverne monstrueuse qui pourrait être leur dernière demeure.

Le texte vient suppléer aux dessins de Melchior Ascaride, empiétant tantôt sur les images, prenant parfois tout l’espace ou laissant au contraire les figures et les formes se déployer.

La fin de la nouvelle m’a scotchée, offrant au lecteur une morale bien noire.

« Désolation » est un petit bijou que tout fan de Tolkien devrait posséder dans sa bibliothèque.

Fils-des-brumes, Tome 1: L’Empire ultime de Brandon Sanderson

 

 

Fils-des-brumes, Tome 1: L’Empire ultime de Brandon Sanderson,

Publié aux éditions Le Livre de Poche,

2013, 906 pages.

La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Ce premier tome de la saga des Fils-des-brumes traînait dans ma bibliothèque et j’avais peur de le sortir, vu la taille du pavé qui compte à peine plus de 900 pages. Je l’ai littéralement dévoré et j’avoue ne pas avoir vu les pages défiler!

Dès le début du roman, Brandon Sanderson plonge son lecteur dans un univers de fantasy complexe et riche. A Luthadel, les Skaa sont des esclaves complètement soumis aux nobles et au Seigneur Maître qui règne sur tout le royaume. Alors que la cendre tombe sans discontinuer sur la Cité et que les brumes l’envahissent le soir venu, seule une poignée d’hommes ose s’opposer au Seigneur Maître. Kelsier fait partie de ceux-là. Il est Fils-des-brumes et seul survivant des forges du Seigneur. Pratiquant l’allomancie, le pouvoir des métaux, il va tenter de renverser le gouvernement…

Dès le départ, l’auteur déploie donc un univers bien particulier centré sur l’opposition Skaa/nobles. Si la situation des premiers est terrible, les seconds, organisés en grandes maisons, se livrent à des intrigues de cours. Les Fils-des-brumes sont eux, des hommes capables de synthétiser les métaux et de s’en servir pour grimper, pousser, voler, sentir et ils osent dénoncer l’injustice que vivent les Skaa.

Ce qui est intéressant ici, c’est que l’auteur propose d’abord une intrigue politique. Il s’agit pour Kelsier et son équipe de renverser le gouvernement du Seigneur Maître. C’est ensuite l’univers de fantasy qui prend le pas. Brandon Sanderson base le pouvoir de ses personnages sur l’allomancie et c’est vraiment intrigant de suivre le déploiement de son imagination sans borne. On en apprend au fil des pages sur le pouvoir de chaque métal, réparti en huit familles. Enfin, le personnage féminin de Vin, qui paraît d’abord comme un personnage secondaire, devient l’un des membres les plus importants du roman donnant des accents résolument féministes à l’intrigue.

Il y a des scènes d’actions, de stratégies, des dialogues construits et bien amenés. Il y aussi des scènes violentes tout à fait justifiées qui laissent à penser qu’il s’agit bien de fantasy pour adulte. J’ai dû cependant passer les deux cents premières pages pour me sentir embarquer dans ces mystérieuses brumes et ne plus pouvoir lâcher mon pavé. Mes scènes préférées restent celles des bals dans lesquels évolue Vin. Il y a une telle intensité dans ces passages que j’avais bien du mal à lâcher mon bouquin.

« L’Empire ultime » est le premier tome d’une saga riche et complexe qui saura vous emporter dans son univers fantasy passionnant.

Le Sorceleur, Tome 1: Le dernier vœu de Andrzej Sapkowski

 

 

Le Sorceleur, Tome 1: Le dernier vœu de Andrzej Sapkowski,

publié aux éditions Bragelonne,

2019, 308 pages.

Geralt de Riv est un personnage étrange, une bizarrerie de la nature, un mutant qui, grâce à la magie et à un long entraînement, mais aussi grâce à un mystérieux élixir, est devenu un meurtrier parfait. Ses cheveux blancs, ses yeux nyctalopes et son manteau noir effrayent et fascinent. Il parcourt des contrées pittoresques en gagnant sa vie comme chasseur de monstres. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. Car Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un Sorceleur. Il est unique.

Comme beaucoup, je suis faible et voyant que Le Sorceleur allait être adapté sur Netflix, je me suis lancée dans la saga (en 7 tomes). Ce premier tome est clairement introductif. Il n’en demeure pas moins intéressant.

On suit donc Geralt de Riv, sorceleur de son état. Il va de ville en ville proposer ses services pour débarrasser les habitants des bestioles et autres monstres peuplant les forêts et les rivières. Dès les premières pages, le lecteur est plongé au cœur de la fantasy la plus traditionnelle: magie, elfes, sorcières et autres peuples étranges. C’est assez bien amené et assez plaisant.

Ce tome est constitué de plusieurs nouvelles, assez longues d’ailleurs, qui mettent en scène à chaque fois Geralt dans  une aventure différente. On peut le suivre ainsi en train de traquer une strige ou encore un kikimorrhe (comprenez une créature des marais). J’ai finalement bien aimé cette façon de faire car on découvre au fur et à mesure des nouvelles, l’étendue des pouvoirs de Geralt. Capable de magie, c’est aussi un fin combattant. Au cours de ses aventures, il sera rejoint par le barde Jaskier qui apporte une touche comique au roman et qui permet aussi de redynamiser l’ensemble.

La lecture est fluide et je n’ai eu aucune peine à plonger dans cet univers riche et sombre. Les nouvelles permettent finalement d’aborder le personnage de Geralt sous différents angles pour le plus grand plaisir du lecteur.

Ce premier tome du Sorceleur est une belle entrée en matière et nul doute que je continuerai la saga.

Terres du Nord, Tome 1: La quête du Sampo de Monia Sommer

 

 

Terres du Nord, Tome 1: La quête du Sampo de Monia Sommer,

Publié aux éditions Séma,

2019, 252 pages.

 

Alors que la Finlande menace de s’effondrer face à l’invasion suédoise, Satu, une jeune journaliste, part en quête du Sampo, un objet légendaire, seul élément capable de les sauver, elle et son pays.
Sur fond d’apocalypse et de légendes finnoises, Terres du Nord propose une quête initiatique qui pose les fondations d’une fantasy à la fois futuriste et magique, dont le Kalevala sert de point d’ancrage et de guide intemporel.

Terres du Nord est le premier tome d’une saga mettant à l’honneur les légendes finnoises. Dans un futur proche, l’Europe n’existe plus. Certains pays ont conclu des alliances. La Finlande, seule, résiste mais son peuple est décimé par un curieux virus. Satu, journaliste de dix-neuf ans, part en quête du Sampo, un objet magique, capable de sauver son peuple….

Monia Sommer propose dans ce roman fantasy de suivre Satu dans une quête initiatique. Le début du roman est un peu chaotique car l’auteure fait un portrait plutôt sombre de la vie en Finlande mais elle y passe trop peu de temps et n’y revient pas, laissant son lecteur plein de questions. Comment la situation politique en est-elle arrivée là? Il y a trop de zones d’ombre qui sont vite écartées via le personnage de Satu qui prend alors toute la place.

Rapidement (peut-être trop), Satu réalise qu’elle a le pouvoir de se métamorphoser en loup et qu’elle doit accomplir une mission cruciale pour sauver son peuple. Là encore, ça va trop vite. En quelques pages, Satu a la révélation de son don, elle perd tout et accepte sa mission. C’est vraiment trop rapide, à peine esquissé. Les rebondissements s’enchaînent et étourdissement le lecteur. On passe parfois du coq à l’âne et les relations entre les personnages sont prévisibles à tel point que j’ai levé les yeux au ciel à de nombreuses reprises.

Ce qui sauve le roman, c’est le fond légendaire de l’intrigue consacré aux légendes finnoises, que je connais fort mal. L’auteur puise dans la mythologie nordique. On nous parle du Sampo, de la sorcière Louhi, des esprits et des dieux finnois. J’ai beaucoup aimé cet univers, hélas, trop peu développé à mon goût.

Le reste du roman paraît bâclé, rapide, les quêtes secondaires sont bien floues et prévisibles.

« Terres du Nord » est une déception pour moi. Malgré la tonalité nordique du roman, l’auteure n’a pas su réellement m’emballer.