Aux Livres exquis de Fanny Vandermeersch

 

 

Aux Livres exquis de Fanny Vandermeersch,

Publié aux éditions Charleston,

2017, 178 pages.

Chloé n’aime pas la routine. Maman d’un enfant, mariée à un homme qu’elle ne voit jamais, elle refuse de rester la gentille femme au foyer qui attend son mari – infidèle.
Quand elle lit dans le journal qu’un café littéraire, « Les livres exquis » cherche une serveuse en CDD, c’est le rêve.
Or, si elle s’entend à merveille avec le comptable, les débuts sont difficiles avec le patron, David.
Et quand elle découvre son portrait dessiné à plusieurs reprises dans le carnet d’une cliente mystérieuse qui s’est volatilisée, elle comprend qu’elle arrive à un tournant de sa vie.
Entre muffins brûlés, énigme, crises de larmes, de rire, voyage au Maroc, révélations sur le décès de sa mère et découvertes de ses origines, la vie de notre héroïne ne sera plus la même.

Avec ce titre, Aux Livres exquis, l’autrice m’a vendu du rêve! Hélas, ce ne fut qu’un doux rêve car je sors déçue de cette lecture feel-good sans aucun intérêt. Pourtant tout commençait bien. Chloé est mère au foyer. Son mari est très absent. Elle va donc chercher du boulot afin de se sortir de sa routine. Elle trouve ainsi une place dans un café-librairie. Le rêve! En fait, non. Ce café-librairie n’est qu’un prétexte. Il aurait pu s’agit d’une charcuterie ou d’un magasin de pneus, l’effet aurait été le même.

Pas une seule fois, l’auteur ne fait référence aux livres. Pire, les libraires aiment lire « pour passer le temps ». Aucune passion là-dedans. Pire, Chloé qui est censée avoir fait des études de lettres n’aime pas trop lire! Mais tu fais quoi dans cette boutique alors?  Le cauchemar ne s’arrête pas là. Au bout de quelques chapitres, on devine la fin heureuse des événements. Le beau et ténébreux patron qui semble détester Chloé ne serait-il pas un homme au grand cœur en réalité qui cache une blessure secrète? Bingo mon lulu, t’as tout pigé au bout de dix pages.

Et la romance est d’une niaiserie telle que j’ai levé les yeux au ciel une bonne centaine de fois. Me serais-je fait un décollement de rétine? Le mal empire quand une mystérieuse femme qui écrit dans un mystérieux carnet laisse ledit carnet dans la librairie. Et bingo, tu l’as encore deviné non? Ben, oui, il n’y a que des portraits de Chloé à l’intérieur! Quel suspens….Serait-ce une partie du passé de Chloé qui se révèlerait, là, à travers l’énigme de ces pages? Mais où l’autrice est-elle aller chercher tout ça?

Ah oui, j’ai oublié de préciser qu’il faut ajouter un mari trompeur, une copine fofolle et le gay de service et tout y est! Le package romance débile est au top.

Je ne retiens rien de cette lecture archi cucu! Passez votre chemin et lisez autre chose….

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

 

 

 

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer,

Publié aux éditions Le Livre de Poche,

2011, 348 pages.

 

 

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Quand souffle le vent du nord est une romance qui a paru en 2010 et qui a eu un énorme succès. Je l’ai eu, pour ma part, en cadeau chez mon libraire et heureusement! Ce bouquin me rappelle pourquoi je ne lis jamais de romance! Alors je ne peux pas vraiment dire ici que c’est niais mais qu’est-ce que c’est creux! C’est une lecture rapide qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, loin de là.

Pourtant, je trouve que l’idée de base est assez bien trouvée. Emma fait erreur en envoyant un mail à la mauvaise adresse. C’est un certain Leo Leike qui va lui répondre. Au fur et à mesure, les deux personnages s’écrivent de plus en plus, tissant un lien presque amoureux… Daniel Glattauer nous offre donc ici une romance épistolaire via le mail. Mais c’est là que le bât blesse. Les personnages semblent se trouver de l’intérêt l’un pour l’autre. Leo aime la franchise d’Emma. Emma aime sa façon de voir les choses. De mon côté j’ai été complètement insensible à leur histoire d’amour naissante. Les dialogues sont creux, superflus et je n’ai pas trouvé qu’Emma avait un humour si grand que Leo le prétend.

Quelques pages sont bien amenées. Ainsi, quand Leo organise leur rencontre anonyme dans un café. C’est peut-être le moment du livre que j’ai préféré car chaque personnage imagine son Leo ou son Emma idéalisé. Hormis cela, je n’ai pas vraiment accroché au style de l’auteur et à ses dialogues qui tournent en rond.

Une chose m’a aussi chiffonnée. Un peu comme Leo, je ne comprend pas pourquoi Emma lui écrit sans cesse. Elle est mariée, elle a des enfants et semble heureuse mais elle persiste à nouer une relation avec Leo. Relation qu’elle sait pertinemment aboutir à l’adultère mais elle semble faire comme c’était impossible alors qu’elle pense sans cesse au sexe! Loin de moi l’idée qu’une femme mariée ne peut pas tenter le diable mais là je n’ai vraiment pas compris ce personnage trop contradictoire qui dit oui mais pense non!

Quand souffle le vent du nord est une romance que j’oublierai aussi vite que je l’ai lu! Je passe mon tour! Il entre tout de même dans mon #PumpkinAutumnChallenge dans la catégorie « Pommes au four et tasse de thé ».

Rendez-vous au Cupcake café de Jenny Colgan

 

 

 

 

Rendez-vous au cupcake café de Jenny Colgan,

Publié aux éditions Prisma,

2017, 504 pages.

 

 

Lorsqu’elle est licenciée, Issy décide de tenter sa chance en ouvrant à Londres un salon de thé spécialisé dans les cupcakes. En effet, la jeune femme a un talent particulier pour réaliser ces petits gâteaux. Un don qu’elle tient de son grand-père boulanger. Mais les ennuis ne vont pas tarder à arriver, et Issy devra se battre pour réaliser son rêve.

Merci à Babelio et aux éditions Prisma pour l’envoi de ce roman reçu dans le cadre de la dernière #MasseCritique! J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman qui m’a surprise plus d’une fois.

Jenny Colgan est connue pour son roman La petite boulangerie du bout du monde qui a rencontré un joli petit succès sur la blogo. Avec Rendez-vous au Cupcake café, elle réitère dans l’univers des douceurs sucrées en nous faisant saliver tout au long de son joli roman.

Ici, elle met en scène Isabel dite Issy. Elle travaille dans une boîte qui fait dans l’immobilier et son travail ne la passionne pas des masses. En outre, elle sort avec un des patrons de la boîte, Graeme, un type beau comme un dieu mais odieux avec Issy. Mais voyez-vous, la belle a la trentaine et pense être amoureuse de ce bel étalon… Mais Issy a une botte secrète: la pâtisserie, une passion héritée de son grand-père Joe. Aussi, quand Issy est licenciée, elle se lance et ouvre sa pâtisserie de cupcake.

L’intrigue du roman est assez sage et conformiste. Je l’aurais bien vu adaptée sous forme de télé-film comme ceux que l’on peut trouver sur M6 au moment de Noël. Jenny Colgan nous offre une lecture douceur, une lecture réconfortante, un peu comme un des cupcakes d’Issy. On va suivre cette trentenaire un peu maladroite, un peu rondelette qui m’a fait d’ailleurs penser à Bridget Jones. Elle choisit l’emplacement de son café dans une petite ruelle située dans un quartier cosmopolite de Londres. On y croise des mères qui ne jurent que par le yoga et les crudités, des vendeurs de henné et de falafels, des boutiques branchées de jouets en bois. Bref, dans ce joyeux bazar, Issy va trouver sa place.

Les débuts sont difficiles. Issy travaille dur pour s’en sortir. Au fil des pages, elle va faire des rencontres et fédérer pas mal de personnes différentes autour de son café. Ce roman est aussi un livre sur l’amitié entre femmes car Issy va voir qu’on peut aimer de différentes façons. A travers son héroïne, Jenny Colgan porte un regard amusé et ironique sur la société londonienne. Je me suis prise à rire de nombreuses fois. L’auteur ne tombe pas dans le cliché du tout beau, tout propre. Issy a des faiblesses mais elle a aussi du tempérament et j’ai apprécié son aspect « à côté de la plaque ».

Le seul bémol irait à l’intrigue amoureuse. Même si elle est secondaire, elle m’a fait vraiment penser à celle de Bridget Jones avec ce triangle amoureux où on sait pertinemment qui finira avec qui…

Rendez-vous au cupcake café est un roman rafraîchissant qui vous fera passer un agréable moment plein de douceurs. Une lecture feelgood, doudou à déguster avec une tasse de thé à la main et un cupcake!!

Ombre Vive, Tome 1: Double vœu de Danielle Guisiano

 

 

Ombre Vive, Tome 1: Double Voeu de Danielle Guisiano,

Publié aux éditions Rebelles,

2016, 186 pages.

 

 

 

 

 

 

 

J’aurais dû réfléchir à deux fois avant d’accepter ! Je bosse dans la télé, et j’adore mon métier. Quand mon directeur de programme, le sublime Alexandre Mayor, me proposa de participer à une émission de téléréalité, je crus réaliser un rêve. Départ imminent pour le fin fond de l’Écosse, direction un château hanté à la « chasse » aux fantômes. Une aubaine ! Pourquoi a-t-il fallu que mon rêve vire au cauchemar ?!

J’ai eu la chance de rencontrer Danielle Guisiano lors d’une après-midi entre blogueurs et auteurs à Septèmes au mois de juin. Je ne connaissais pas du tout cet auteur qui m’a gentiment dédicacé mon exemplaire. Après avoir lu des romans plutôt sombres et longs, j’ai opté pour le premier tome d’Ombre vive, une romance qui a rafraîchi mes lectures estivales!

L’intrigue débute avec Héloïse dite Loïs. Cette jeune femme dynamique travaille dans le milieu de la télé en tant que scripte, comprenez plutôt qu’elle est celle qui apporte les cafés et qui s’assure que tout le monde a bien ce qu’il lui faut. Du jour au lendemain, Alexandre Mayor, le patron de la chaîne en question, lui propose de partir avec une équipe afin de tourner un documentaire dans un château hanté en Écosse. Loïs se retrouve propulsée animatrice télé. Elle tombe aussi sous le charme d’Alexandre qui s’avèrera être un amant possessif et bien jaloux.

En Écosse, Loïs sera la proie de phénomènes bien étranges. Auraient-ils un lien avec le rêve qu’elle ne cesse de faire chaque nuit et qui l’entraîne au cœur des Highlands?

J’ai clairement beaucoup apprécié ma lecture qui s’est avérée, comme je l’ai dit un peu plus haut, rafraîchissante et vivifiante. Loïs n’est pas forcément le type d’héroïne que j’apprécie mais elle a le mérite d’évoluer tout au long du roman et d’évoluer en bien. De jeune fille légèrement naïve voire carrément nunuche, elle va devenir femme affirmée et déterminée à ne pas se laisser faire.

J’ai adoré la partie qui se passe dans le château en Écosse car l’auteur décrit bien l’ambiance séculaire des lieux emprunts de mythes et de légendes. Le paysage est rude, tantôt magnifique tantôt fantomatique. On est imprégné de l’ombre de ce château lorsque l’on tourne les pages du roman et on sent peser le passé sur chacune de ses pierres.

Cependant, j’ai trouvé que cette intrigue en Écosse arrivait bien tard. Certes, je comprends que l’auteur ait eu besoin de bâtir en amont toute une histoire en parallèle afin de donner plus de poids à ses personnages. Néanmoins, avec le recul, j’ai trouvé que la romance entre Alexandre et Loïs paraissait longuette même si quelques scènes croustillantes viennent raviver le tout! En réalité, j’aurais aimé que la partie en Écosse vienne plus tôt dans le récit car c’est celle qui m’a transportée! On gage que l’auteur nous y amènera dans le deuxième tome puisque l’histoire laisse entendre  qu’il y aura encore de belles perspectives à venir.

Enfin j’ajouterai que l’auteur émaille son récit de références littéraires et culturelles plutôt discrètes mais que j’ai adoré retrouver et débusquer au coin d’une phrase, d’une réplique. Le roman prend une dimension amusante à travers ces citations déguisées où l’on se plaît à retrouver Rousseau ou encore Shakespeare.

Ombre vive est un premier tome abouti et réussi même s’il n’est pas parfait pour moi. J’ai aimé me plonger au cœur de cette Écosse fantasmée. A suivre donc…