Rendez-vous au Cupcake café de Jenny Colgan

 

 

 

 

Rendez-vous au cupcake café de Jenny Colgan,

Publié aux éditions Prisma,

2017, 504 pages.

 

 

Lorsqu’elle est licenciée, Issy décide de tenter sa chance en ouvrant à Londres un salon de thé spécialisé dans les cupcakes. En effet, la jeune femme a un talent particulier pour réaliser ces petits gâteaux. Un don qu’elle tient de son grand-père boulanger. Mais les ennuis ne vont pas tarder à arriver, et Issy devra se battre pour réaliser son rêve.

Merci à Babelio et aux éditions Prisma pour l’envoi de ce roman reçu dans le cadre de la dernière #MasseCritique! J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman qui m’a surprise plus d’une fois.

Jenny Colgan est connue pour son roman La petite boulangerie du bout du monde qui a rencontré un joli petit succès sur la blogo. Avec Rendez-vous au Cupcake café, elle réitère dans l’univers des douceurs sucrées en nous faisant saliver tout au long de son joli roman.

Ici, elle met en scène Isabel dite Issy. Elle travaille dans une boîte qui fait dans l’immobilier et son travail ne la passionne pas des masses. En outre, elle sort avec un des patrons de la boîte, Graeme, un type beau comme un dieu mais odieux avec Issy. Mais voyez-vous, la belle a la trentaine et pense être amoureuse de ce bel étalon… Mais Issy a une botte secrète: la pâtisserie, une passion héritée de son grand-père Joe. Aussi, quand Issy est licenciée, elle se lance et ouvre sa pâtisserie de cupcake.

L’intrigue du roman est assez sage et conformiste. Je l’aurais bien vu adaptée sous forme de télé-film comme ceux que l’on peut trouver sur M6 au moment de Noël. Jenny Colgan nous offre une lecture douceur, une lecture réconfortante, un peu comme un des cupcakes d’Issy. On va suivre cette trentenaire un peu maladroite, un peu rondelette qui m’a fait d’ailleurs penser à Bridget Jones. Elle choisit l’emplacement de son café dans une petite ruelle située dans un quartier cosmopolite de Londres. On y croise des mères qui ne jurent que par le yoga et les crudités, des vendeurs de henné et de falafels, des boutiques branchées de jouets en bois. Bref, dans ce joyeux bazar, Issy va trouver sa place.

Les débuts sont difficiles. Issy travaille dur pour s’en sortir. Au fil des pages, elle va faire des rencontres et fédérer pas mal de personnes différentes autour de son café. Ce roman est aussi un livre sur l’amitié entre femmes car Issy va voir qu’on peut aimer de différentes façons. A travers son héroïne, Jenny Colgan porte un regard amusé et ironique sur la société londonienne. Je me suis prise à rire de nombreuses fois. L’auteur ne tombe pas dans le cliché du tout beau, tout propre. Issy a des faiblesses mais elle a aussi du tempérament et j’ai apprécié son aspect « à côté de la plaque ».

Le seul bémol irait à l’intrigue amoureuse. Même si elle est secondaire, elle m’a fait vraiment penser à celle de Bridget Jones avec ce triangle amoureux où on sait pertinemment qui finira avec qui…

Rendez-vous au cupcake café est un roman rafraîchissant qui vous fera passer un agréable moment plein de douceurs. Une lecture feelgood, doudou à déguster avec une tasse de thé à la main et un cupcake!!

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Ombre Vive, Tome 1: Double vœu de Danielle Guisiano

 

 

Ombre Vive, Tome 1: Double Voeu de Danielle Guisiano,

Publié aux éditions Rebelles,

2016, 186 pages.

 

 

 

 

 

 

 

J’aurais dû réfléchir à deux fois avant d’accepter ! Je bosse dans la télé, et j’adore mon métier. Quand mon directeur de programme, le sublime Alexandre Mayor, me proposa de participer à une émission de téléréalité, je crus réaliser un rêve. Départ imminent pour le fin fond de l’Écosse, direction un château hanté à la « chasse » aux fantômes. Une aubaine ! Pourquoi a-t-il fallu que mon rêve vire au cauchemar ?!

J’ai eu la chance de rencontrer Danielle Guisiano lors d’une après-midi entre blogueurs et auteurs à Septèmes au mois de juin. Je ne connaissais pas du tout cet auteur qui m’a gentiment dédicacé mon exemplaire. Après avoir lu des romans plutôt sombres et longs, j’ai opté pour le premier tome d’Ombre vive, une romance qui a rafraîchi mes lectures estivales!

L’intrigue débute avec Héloïse dite Loïs. Cette jeune femme dynamique travaille dans le milieu de la télé en tant que scripte, comprenez plutôt qu’elle est celle qui apporte les cafés et qui s’assure que tout le monde a bien ce qu’il lui faut. Du jour au lendemain, Alexandre Mayor, le patron de la chaîne en question, lui propose de partir avec une équipe afin de tourner un documentaire dans un château hanté en Écosse. Loïs se retrouve propulsée animatrice télé. Elle tombe aussi sous le charme d’Alexandre qui s’avèrera être un amant possessif et bien jaloux.

En Écosse, Loïs sera la proie de phénomènes bien étranges. Auraient-ils un lien avec le rêve qu’elle ne cesse de faire chaque nuit et qui l’entraîne au cœur des Highlands?

J’ai clairement beaucoup apprécié ma lecture qui s’est avérée, comme je l’ai dit un peu plus haut, rafraîchissante et vivifiante. Loïs n’est pas forcément le type d’héroïne que j’apprécie mais elle a le mérite d’évoluer tout au long du roman et d’évoluer en bien. De jeune fille légèrement naïve voire carrément nunuche, elle va devenir femme affirmée et déterminée à ne pas se laisser faire.

J’ai adoré la partie qui se passe dans le château en Écosse car l’auteur décrit bien l’ambiance séculaire des lieux emprunts de mythes et de légendes. Le paysage est rude, tantôt magnifique tantôt fantomatique. On est imprégné de l’ombre de ce château lorsque l’on tourne les pages du roman et on sent peser le passé sur chacune de ses pierres.

Cependant, j’ai trouvé que cette intrigue en Écosse arrivait bien tard. Certes, je comprends que l’auteur ait eu besoin de bâtir en amont toute une histoire en parallèle afin de donner plus de poids à ses personnages. Néanmoins, avec le recul, j’ai trouvé que la romance entre Alexandre et Loïs paraissait longuette même si quelques scènes croustillantes viennent raviver le tout! En réalité, j’aurais aimé que la partie en Écosse vienne plus tôt dans le récit car c’est celle qui m’a transportée! On gage que l’auteur nous y amènera dans le deuxième tome puisque l’histoire laisse entendre  qu’il y aura encore de belles perspectives à venir.

Enfin j’ajouterai que l’auteur émaille son récit de références littéraires et culturelles plutôt discrètes mais que j’ai adoré retrouver et débusquer au coin d’une phrase, d’une réplique. Le roman prend une dimension amusante à travers ces citations déguisées où l’on se plaît à retrouver Rousseau ou encore Shakespeare.

Ombre vive est un premier tome abouti et réussi même s’il n’est pas parfait pour moi. J’ai aimé me plonger au cœur de cette Écosse fantasmée. A suivre donc…

 

Demain j’arrête! de Gilles Legardinier

Demain j’arrête! de Gilles Legardinier,

Éditions Fleuve Noir,

2011, 350 pages.

Pour l’acheter: Demain, j’arrête!

 

 

 

 

Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret.
Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

Autant annoncer la couleur tout de suite: je n’ai pas du tout apprécié cette lecture. Je vais tenter de vous livrer un avis pas trop assassin car en général je n’ai pas d’égards vis à vis de ce genre de livre.

Étant en panne livresque (PAL à zéro), j’ai dégoté ce roman que j’avais offert à ma chère maman pour Noël. Il faut dire que ce roman avait été le carton de l’été dernier et puis avouons tout de suite que la couverture avec ce chat coiffé d’un bonnet péruvien était pour le moins incongrue. Je pensais donc naïvement qu’il allait s’agir d’un roman un peu absurde à la Jean-Paul Dubois où les personnages et les situations nous déclenchent inévitablement un sourire voire un rire.

Et bien, je me suis faite avoir en beauté car derrière cette mignonne couverture tout plein, se cache en réalité un roman très « chick-lit » et Dieu seul sait que je n’aime pas ce genre de littérature!

Tout commence donc avec le personnage de Julie. Alors qu’elle participe à une soirée, un type bizarre lui demande quelle est la chose la plus stupide qu’elle ait jamais faite. Et voilà notre Julie qui raconte l’histoire la plus idiote qui ne lui soit jamais arrivée.

Dès le départ, j’ai senti que cette Julie ne me plairait pas: très très maladroite (au point que là c’est une maladie), un peu gourdasse sur les bords, elle incarne une femme cruche, dénuée de bon sens et qui se prend les pieds dans le tapis dès qu’elle voit un beau mec. J’ai lu dans certaines critiques de blog que Julie avait un petit côté Amélie Poulain. Julie n’a rien à voir selon moi avec ce personnage tendre, rêveur et naïf. Julie est une fille un peu limitée qui se coince la main dans sa boîte aux lettres pour espionner son voisin de palier. Quelle image de la femme! Elle est au choix empotée (comme Julie), débile (comme son amie Géraldine) ou alors asexuée (sa patronne). Merci bien!

D’ailleurs parlons un peu des hommes et du voisin de Julie qui va tout déclencher. Il s’appelle Ricardo Patatras! Non mais allô, quoi! C’est quoi ce nom débile? C’est sensé faire rire le lecteur? J’ai plus douze ans: ça fait un bail que j’ai arrêté de lire les J’aime Lire (très saine lecture au passage). Voilà notre auteur qui en fait des tonnes avec ce « Ric »: beau, musclé, athlétique, gentil, il n’essaie même pas de se « taper » Julie dès le premier soir. Il attend, attend, attend que leur amour soit vrai, invincible, pur. Bref c’est une caricature du prince charmant qui me laisse de marbre.

Pour amadouer ce cher Ric, Julie va de gags en gags. Elle cherche à attirer son attention par tous les moyens: faire péter son ordinateur portable, lâcher son boulot pour devenir boulangère. C’est du grand n’importe quoi! Tous ces gags à répétition grippent le mécanisme et ne m’ont pas une seule fois décrocher un sourire. C’est du vu et de revu mais surtout du attendu un peu comme dans une comédie romantique américaine.

On sait exactement où nous emmène l’auteur et comment toute cette histoire va se terminer. Tout cela reste bien gnangnan. Mais alors pourquoi suis-je allée au bout de ce roman? Premièrement parce que je déteste ne pas finir un bouquin (c’est un peu une maladie, je sais). Deuxièmement, parce que l’auteur glisse à un moment donné un peu de suspens: Ric ne semble par être celui qu’il prétend. Julie mène l’enquête. J’ai donc voulu en savoir plus même si j’avais deviné les choses à 100 km. Troisièmement, parce que j’avais bon espoir de me dire: « tu vas rire à la prochaine page, tu vas voir, il va forcément se passer quelque chose d’hilarant ». Mon côté maso l’a donc emporté.

Pour résumer, je n’ai pas du tout aimé ce roman chick-lit bon marché au style simple et sans intérêt. Les personnages sont de grossières caricatures, l’intrigue est vue et revue. C’est une lecture vite lue, vite oubliée (heureusement!). Arrêtez tout comme le dit si bien la couverture!

Je suis comme vous, Unique! d’Astrid El Chami

Auteur: Astrid El Chami

Titre: Je suis comme vous, Unique!

Éditions: La Bourdonnaye, 2012

 

 

 

Vingt-cinq ans. C’est l’heure du premier bilan et aux yeux d’Emma, il est moyen, voire complètement nul.
Jeune et déjà ex-journaliste, cette Parisienne pétillante et mille fois reconvertie vient de poser ses bagages aux Galeries Lafayette, maison incontournable pour toute nana mordue de mode. Excitée à l’idée de débuter sa première journée de travail, Emma n’oublie cependant pas ses amours en crise et la période orageuse que traverse sa maman.
Mais la pin-up a tendance à voir la vie plus rose que grise comme elle préfère croquer dans un millefeuille que de s’étouffer avec un yaourt à 0 %. Aujourd’hui, Emma remet les compteurs à zéro pour faire de sa vingt-cinquième année, son année… Alléluia !

 

   C’est avec plaisir que j’ai accepté de chroniquer ce roman grâce à l’auteur qui m’a gentiment contactée. Je dois d’abord avouer une chose: je ne suis pas une lectrice de la littérature dite « chick-lit » à la base mais j’ai été très curieuse de découvrir ce roman qui a tout de même obtenu le prix du livre numérique 2012.

   Je me suis donc lancée dans cette lecture en ayant quand même quelques doutes: allais-je me lasser rapidement? Pouvoir aller au bout de cette lecture « plus frivole » que ce dont j’ai l’habitude de lire?

   Et bien, sans conteste: j’ai aimé ma lecture et j’en suis la première surprise. Voici pourquoi. Le personnage d’Emma est d’abord très attachant. Cet alter ego de l’auteur ressemble en fait à toutes les filles. Un peu perdue professionnellement, Emma navigue de petit boulot en petit boulot. Le jour où elle pense trouver un emploi aux Galeries Lafayette, elle s’imagine déjà y faire toute une carrière. La belle va vite déchanter. Le stand dont elle a la charge ne décolle pas du tout et Emma en vient à s’ennuyer au point de compter les minutes avant la fin de sa journée de travail. Elle laisse tout tomber pour s’embarquer dans un énième boulot qui ne lui apportera pas non plus son heure de gloire.

   Côté « mec », Emma m’a beaucoup fait penser à Bridget Jones. Un peu naïve, très rêveuse, elle n’a pas de chance et tombe souvent sur un type bidon ou très très lourd. Certaines situations sont vraiment très drôles. Emma n’a pas sa langue dans sa poche pour dire très clairement ce qu’elle pense de ses soupirants. A la fin de la plupart de ses rendez-vous galants, elle redescend vite de son petit nuage pour se précipiter dans les bras de ses amies, toujours là pour la réconforter en cas de coup dur. Gaffeuse mais très attendrissante, j’ai aimé la façon dont Emma raconte ses aventures amoureuses. Même si au départ ce n’était pas gagné d’avance avec moi, je me suis prise au jeu et j’ai vraiment voulu connaître la suite de l’intrigue amoureuse. Les pages se tournaient toutes seules!

   J’ai quand même un petit bémol à ajouter au roman. Il faut bien! Quelques détails m’ont chiffonnée et je pense qu’ils sont, pour la plupart, dus à la « jeunesse » de l’auteur (il s’agit là de son 1er roman édité, si je ne m’abuse). Certains dialogues m’ont paru un peu « plaqués », manquant de réalisme peut-être. Je ne lui jette pas la pierre pour autant car je sais qu’il s’agit là d’une des parties les plus délicates dans la rédaction d’un roman. Ses dialogues manquent peut-être encore de maturité. La deuxième chose qui m’a embêtée, c’est l’utilisation de mots anglais. Je reconnais que cela sied au personnage d’Emma et ce n’est pas ce que je préfère (mais cela reste très personnel). 

   Si la dialogues sont parfois maladroits, je dois dire que certains passages descriptifs m’ont émue, notamment quand Emma parle de la maladie de sa mère. Et là, je trouve que l’auteur se révèle complètement. Ces passages contrastent énormément avec le reste mais j’ai senti que derrière le « frivole » de l’intrigue se cachait une vraie plume. Emma raconte en effet les derniers instants vécus avec sa mère atteinte d’un cancer. Ces quelques pages sont magnifiques parce qu’on sent que le personnage se met totalement à nu et parle vrai, sans artifices. L’auteur parvient à toucher son lecteur avec beaucoup de talent.

   Je suis comme vous, Unique m’a beaucoup plu et j’en suis la première surprise. Ce n’était pas gagné d’avance avec moi! L’intrigue est simple mais rafraîchissante. Emma est une bridget Jones française. Je vous recommande ce roman, qui malgré quelques maladresses, tient toutes ses promesses. Je remercie bien évidemment Astrid ainsi que son éditeur La Bourdonnaye de m’avoir permis de découvrir ce roman.

  

Petite anglaise, Catherine Sanderson

Pourquoi ce livre?

Il fait partie du partenariat livraddict. Un beau livre tout grand, tout neuf!!

De quoi ça parle alors?

Petite Anglaise est (oh! surprise!) une Anglaise qui depuis toute petite rêve de parler la langue de Molière et d’habiter Paris la Belle. Elle fait d’abord les choses dans l’ordre: elle suit  des cours de français dans son pays natal pui elle part chez sa correspondante à Lyon. Un jour, elle décide de s’expatrier et de venir vivre à Paris. Elle y rencontre un beau français et fonde sa petite famille.
Mais la vie n’est pas aussi rose. Petite Anglaise s’ennuie dans sa petite vie. Son mari rentre très tard tous les soirs, elle s’occupe presque exclusivement de sa fille de deux ans. Bref la passion des débuts a disparu et son couple est au point mort.
Un jour pourtant, Petite lit un article sur la folie des blogs. Elle décide de se jeter à l’eau et créé son propre blog. Elle y écrit des billets sur sa vie d’expatriée en France et porte un regard ironique et nouveau sur nos habitudes bien frenchies. Son blog connaît un succès rapide et chaque jour, Petite répond à ses nombreux commentaires jusqu’au jour où elle tombe sur celui de James-de-Rennes, un autre Anglais expat. Ils décident de se rencontrer. Les deux personnages succombent au coup de foudre. Petite entame une liaison secrète avec James puis de décide de plaquer mari et vie familiale pour aimer au grand jour.

Mon avis

Quand j’ai reçu Petite Anglaise dans ma boîte aux lettres, j’ai été agréablement surprise. La couverture du livre est très jolie et donne tout de suite envie de se plonger dedans.
Le premier chapitre du roman est très accrocheur: Petite se réveille le lendemain d’une fête mémorable. Elle éprouve de la honte mais on ne sait pas pourquoi. On comprend juste que l’ambiance est tendue avec son mari. S’ensuit un flash back qui permet de comprendre comment et pourquoi elle en est arrivée là.
J’ai beaucoup apprécié la monde créé par Catherine Sanderson. D’abord il s’agit du monde des blogs, chose qui ne peut que me toucher. Petite se tisse un réseau d’amis. Son blog devient une manière de s’exprimer et de communiquer avec des gens qui partagent les mêmes centres d’intérêt. Elle y puise du réconfort lorsqu’elle lit un commentaire sympathique. C’est un vrai lieu d’échange. Ensuite, Petite habite à Paris: les lieux sont décrits à la perfection mais ce qui est intéressant, c’est qu’ils sont décrits du point de vue d’une Anglaise. Les choses sont abordées sous un autre angle, un autre point de vue souvent très terre à terre (les crottes de chien sur les trottoirs par exemple). Les petits riens qui font parti de notre quotidien prennent une saveur inédite: on prend du plaisir à redécouvrir des choses que l’on fait ou que l’on connaît depuis longtemps (déguster un pain au chocolat, aller boire un café au zinc du coin,…).
Mais Petite n’est pas qu’une ballade dans les rues Parisiennes. C’est aussi le récit d’une histoire d’amour qui s’essoufle, d’un couple qui implose. Petite connaît simultanément la mort d’un amour et la naissance d’une passion dévorante. Si elle tombe amoureuse de James c’est d’abord et surtout grâce à ses mots, à sa langue, à sa syntaxe. Petite est un vrai hommage à l’écriture qui montre ce que l’on est réellement, qui réconforte. Petite trouve dans son blog la force de dire non à une vie médiocre qui ne la satisfait plus. Elle se rêve peut-être une vie fantasmée à travers les mots de son compagnon mais peu importe, elle vit sa vie à 100 à l’heure.
J’ai également craqué pour les surnoms qu’elle donne à son mari et à sa fille. Lui, est désigné sous le nom de Mr Frog et elle, sous le surnom de Tadpole (tétard en anglais). Enfin des questions restent en suspens: ce récit est-il un roman ou une autobiographie romancée, une confession? Mystère… Que ressent-on aussi lorque l’on est expatrié? L’auteur pose les bonnes questions à travers les doutes de Petite. Petite vit à la française mais conserve ses réflexes anglo-saxons. Est-ce si dur de se détacher de ses racines, de son pays de coeur?
Petite Anglaise est une très bonne surprise, une façon de redécouvir Paris et la puissance de l’écriture.
A noter: vous pouvez consulter le site de l’auteur www.petiteanglaise.com