Dire, ne pas dire: volume 4 par l’académie française

 

Dire, ne pas dire, volume 4: Du bon usage de la langue française par l’Académie française,

Publié aux éditions Philippe Rey,

2017, 192 pages.

 

Dit-on résoudre un dilemme ou un dilemne ? Doit-on rabattre ou rebattre les oreilles ? Fait-on ou effectue-t-on des progrès ? Dit-on courir ou encourir un risque ? Par quoi remplacer des anglicismes comme e-learning, twitter, task force ? Comment réagir face à la langue des sms et aux abréviations ?

Dire, ne pas dire propose dans ce quatrième volume de revenir sur certains usages de la langue française qui sont incorrects. Entendus dans les médias tels que les journaux, la radio, la télé, les « fautes » relevées appartiennent aussi bien aux néologismes qu’aux tournures de phrases mal construites.

J’ai d’abord apprécié le format de l’ouvrage et le travail d’édition réalisé. Chaque entrée correspond à une lettre de l’alphabet. L’ouvrage commence donc par « à cause que » et se termine par « zéro heure dix ». Si certaines erreurs de langage ne m’ont pas réellement surprise, comme l’accord du participe passé, j’ai été davantage étonnée par le nombre d’anglicismes qui émaille le discours des journalistes ou des politiques comme « feeler » (totalement inconnu pour ma part).

J’ai énormément apprécié le recours, presque systématique, à l’étymologie des mots qui en éclaire parfaitement l’orthographe et le sens. J’ai enfin compris pour quoi on disait « grand-mère » et pas « grande-mère » et je pourrais l’expliquer facilement à mes élèves! J’ai aussi été éclairée sur de nombreuses expressions telles que « mariage plus vieux ou mariage pluvieux ». J’ai enfin la réponse à cette question (qui suscite toujours des débats houleux, comme chacun le sait!).

Le seul reproche que je ferai c’est de sentir les auteurs parfois « crispés » sur certaines expressions passées dans le langage courant comme « relooker » ou encore « twitter » qui sont, à mon sens, plus parlantes en anglais.

Merci aux éditions Philippe Rey! J’ai appris beaucoup grâce à ce petit ouvrage accessible à tous et très ludique. Nul doute que ma pratique de la langue est désormais un peu mieux éclairée!

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Pourquoi Sherlock s’appelle Sherlock de Philippe Lombard

 

 

Pourquoi Sherlock s’appelle Sherlock de Philippe Lombard,

Publié aux éditions Omnibus,

2016, 168 pages.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le capitaine Némo, Rouletabille, Jean Valjean, Mickey, Rambo, Black et Mortimer, Spock, Eleanor Rigby… Les grands héros de fiction font partie de la mémoire collective. Mais, au fait, d’où vient leurs noms ? Sait-on qu’Indiana Jones doit son prénom au chien de George Lucas, qui s’appelait ainsi ? Que Ian Fleming voyait en « James Bond » un nom d’une grande banalité qu’il a emprunté à un ornithologue ? Que Tintin, né en 1929, serait issu d’un personnage de Benjamin Rabier, un gamin déluré prénommé Martin que sa mère appelle Tintin ? En 200 noms, ce dictionnaire recense les plus célèbres personnages du cinéma, de la littérature, de la bande dessinée, des séries télévisées, de la chanson et invite à un voyage plein de surprises dans notre univers culturel.

 

Avec Pourquoi Sherlock s’appelle Sherlock, Philippe Lombard propose au lecteur de l’éclairer sur l’origine et la naissance des noms des héros. En 168 pages, l’auteur passe en revue des héros de romans, BD, films, jeux vidéos et séries.

Chaque page se propose donc de nous expliquer la genèse de nom d’un héros.

Savez-vous donc pourquoi James Bond s’appelle  ainsi? Tout simplement parce que Ian Fleming voulait que son personnage ait un nom banal, anonyme. Sur sa table de chevet trônait le guide ornithologique d’un certain Bond! Le nom du célèbre 007 fut donc trouvé tout à fait par hasard.

Buffy Summers se prénomme ainsi car pour Joss Whedon, son créateur, c’était le nom le moins sérieux qu’on pouvait trouver. Un prénom en total décalage avec « le métier » de l’héroïne.

Le prénom Mario du célèbre petit plombier rouge provient tout simplement du nom du propriétaire de l’entrepôt dans lequel les créateurs du jeu ont commencé à travailler.

Philippe Lombard truffe son livre d’anecdotes, de citations. Il montre que le plus souvent le nom d’un héros doit tout au hasard. Flaubert a  vraiment supplié Zola de lui laisser le nom de Bouvard pour son célèbre roman Bouvard et Pécuchet. Goscinny aurait, lui, piqué l’idée d’Astérix à Jacques Martin.

Si certains noms m’étaient totalement inconnus, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir les anecdotes de l’auteur sur des héros « plus datés ». La fin du livre offre aussi une solide bibliographie sur l’onomastique, venant étayer les recherches de l’auteur.

Avec humour et brio, Philippe Lombard nous fait découvrir ou redécouvrir ces héros qui s’imposent rien que par leur nom. Une façon drôle et intelligente de voir la littérature et le cinéma. Et Pourquoi Sherlock s’appelle Sherlock d’ailleurs? C’est à vous de le découvrir….

Un grand merci aux éditions Omnibus pour cet ouvrage pertinent!

Le guide de l’uchronie de karine Gobled et Bertrand Campeis

 

 

 

Le Guide de l’uchronie de Karine Gobled et Bertrand Campeis,

Publié aux éditions Actu SF,

2015, 346 pages.

 

 

Et si… ?
Et si Christophe Colomb n’avait jamais découvert l’Amérique ?
Et si les nazis avaient remporté la Seconde Guerre mondiale ?

L’uchronie joue avec l’histoire pour créer des réalités différentes, explorant des possibilités infinies.
Est-ce là l’expression d’une simple nostalgie rêveuse d’un passé jamais advenu ou une arme de réflexion philosophique ?

Karine Gobled et Bertrand Campeis, membres du prix ActuSF de l’uchronie, vous proposent d’arpenter avec eux les sentiers où réalité historique et fiction s’entremêlent. À travers des conseils de lecture, des interviews d’auteurs, des escapades dans le cinéma, la bande dessinée ou le jeu vidéo, ces deux spécialistes offrent un panorama d’un genre qui séduit de plus en plus.

 
Grâce à la dernière opération Masse Critique de Babelio et aux éditions Actu SF, j’ai eu la chance de recevoir et de découvrir Le Guide de l’uchronie. Je suis ravie de cette lecture qui à mon sens est complète, étoffée et vraiment pertinente.

Ce guide propose au lecteur de découvrir l’uchronie à travers cinq chapitres. Le premier chapitre est consacré à la question de l’uchronie en tant que genre et s’intitule « comprendre l’uchronie en douze questions ». C’est intelligent et bien fait et cette partie se lit vraiment comme un roman. Oubliez donc tous les bouquins de théorie que vous avez pu lire sur les genres. Ici, de manière directe, sans superflu et dans un langage accessible à tous, les auteurs se proposent d’essayer de définir le genre. On apprend déjà à différencier uchronie et utopie. On se confronte ensuite aux sources de l’uchronie et à son évolution. Sans oublier bien sûr la question de l’uchronie face à l’Histoire. J’ai vraiment adoré cette partie. On constate d’ailleurs que l’uchronie est perçue par certains comme une forme de révisionnisme. En outre, les auteurs ont glissé parmi ces pages des interviews d’historiens, de philosophes et d’écrivains qui viennent éclairer la question du genre.

La suite du guide propose d’explorer l’uchronie à travers la littérature, la littérature de jeunesse, le cinéma, les BD et comics et les jeux vidéos. Et là, attention, il faut se munir d’un papier et d’un crayon pour noter les titres d’œuvres qui font vraiment envie. Chaque œuvre est accompagnée d’un résumé et d’un commentaire de la part des auteurs. Et tout y passe. Philip K.Dick côtoie Xavier Mauméjean ou encore Scott Westerfeld et j’en passe. C’est assez exhaustif et ça donne une bonne vision de la production littéraire uchronique mais surtout, ça donne envie de lire!!

Outre les idées de lecture ou de film à voir ou à revoir, chaque partie est là aussi agrémentée d’interviews d’auteurs et c’est un vrai plaisir que de lire leur avis sur le genre.

Seul petit bémol: le bouquin n’est pas hyper pratique à ouvrir si on ne veut pas « casser » le dos du livre. Mais bon, ça c’est mon côté maniaque!!

Le Guide de l’uchronie est un livre qui offre un panorama complet du genre. Il offre des idées de lecture à foison tout en posant des questions pertinentes sur les limites du genre. J’ai tout simplement adoré et je pense me pencher sur les autres guides de la collection chez Actu SF. Ce petit guide est une lecture qui enrichit et qui fait se sentir vraiment moins bête. 

Lectures intimes de Virginia Woolf

   Lectures intimes de Virginia Woolf,

   Publié aux éditions Robert Laffont,

   2013, 322 pages,

   Pour l’acheter: Lectures intimes

 

 

 

 

Les pensées de l’un des plus grands auteurs anglais sur le style de ses prédécesseurs, l’art du roman et les enjeux du début du XXe siècle.
Lectures intimes est un recueil de textes courts où l’on retrouve le style, la densité de réflexion et l’humour corrosif propres à Virginia Woolf. En révélant sensibilité à fleur de peau et fermeté absolue de jugement, talent dans l’évocation des personnages de romans qui peuplent ses articles, ce livre constitue un chemin passionnant dans la littérature qui précède son temps et qui lui est contemporaine : celle de la Grande Époque.

Un cours article pour vous présenter la lecture d’un essai signé Virginia Woolf. Je dis « essai » mais en réalité il s’agit d’articles écrits et publiés par Virginia Woolf et rassemblés dans ce livre.

Tous ces articles traitent de littérature ou d’auteurs, aujourd’hui devenus classiques. La lecture de ce roman n’est pas aisée et j’ai peiné à certains endroits voire sauté d’autres et ce pour deux raisons.

La première est la manière dont Virginia expose ses idées. Les mots sont claires, simples mais sa pensée demeure plus tortueuse et on ne voit pas toujours où elle veut en venir. Elle fait des tours et détours intellectuels et il faut la suivre dans ses raisonnements.

L’autre difficulté vient du fait qu’elle parle de romans que je n’ai (hélas!) pas lu, enfin pas tous. Il est donc difficile d’adhérer à ses paroles ou au contraire d’être en contradiction avec ses pensées. J’ai cependant aimé son article consacré à Jane Austen qu’elle encense au plus haut point, faisant d’elle une fine observatrice des mœurs et caractères de son époque. Virginia prend parti et n’est pas tendre avec les auteurs qu’elle n’apprécie pas. Ses avis sont tranchés et rendent compte de ses goûts précis en matière de littérature. Elle parle aussi bien des sœurs Brontë que de Conrad ou d’Henry James en passant par Montaigne et Mme de Sévigné.

Les articles consacrés à la littérature (roman, biographie) seront utiles aux étudiants en lettres qui cherchent un point de vue peut-être différent de ce que l’on voit habituellement dans les manuels. Virginia parle de livres et elle en parle bien. Elle garde d’ailleurs un côté réservé, timide. Malgré ses succès et sa notoriété, elle reste humble et sait rester à sa place.

Enfin, j’ai particulièrement aimé sa lettre envoyée à un journal qui la traitait d’intellectuelle snob. On voit tout son mordant, toute sa pugnacité. Elle défend sa position avec beaucoup d’humour et de répondant.

Lectures intimes est un livre que je conseillerai aux fans de Virginia Woolf qui chercherait un éclairage sur la façon dont elle envisage la littérature; un livre ardu mais intéressant.

Secrets d’écrivains: enquête sur les entretiens littéraires de David Martens et Christophe Meurée

    Secrets d’écrivains: enquête sur les entretiens littéraires de David Martens et Christophe Meurée,

   Les Impressions nouvelles,

   2014, 284 pages,

   Pour l’acheter: Secrets d’écrivains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les écrivains ne font pas qu’écrire leurs livres : ils en parlent aussi, et cela de plus en plus. Au cours du 20e siècle, l’entretien littéraire s’est imposé comme un véritable genre et sa place dans le système littéraire est absolument cruciale : la critique littéraire prend de plus en plus la forme de l’entretien, les auteurs s’en servent pour dialoguer avec les lecteurs, le public y cherche ce qui se dérobe dans les livres.

Le présent volume est une enquête sur cette pratique singulière, dont il prend aussi la forme : un livre d’interviews, donc, où toutes les questions portent sur les rapports des écrivains avec le genre de l’interview. Que représente l’entretien pour les écrivains ? Pour leurs intervieweurs ? De quelle façon les uns et les autres l’abordent-ils ? Comment s’y préparent-ils ? Quelle place les auteurs lui donnent-ils par rapport à leur œuvre 

Comment commencer cette chronique? Comment en parler? Peut-être en disant que j’ai choisi ce livre pour Masse critique de babelio, m’attendant à un ouvrage dans lequel des écrivains se confieraient sur leur travail, leur envie, leurs projets. Or, il n’en est rien et j’ai été déçue par cette lecture.

D’abord soyons honnête, je n’ai pas lu ce livre en entier (fait rare pour moi). Je me suis permis de sauter certains entretiens trop ardus, trop obtus. En effet, ce livre n’est pas une balade agréable au fil d’une conversation d’écrivain. C’est un livre universitaire, une enquête, une étude et il faut le lire armé d’un crayon à la main pour prendre des notes.

J’ai vraiment eu du mal avec le concept des deux auteurs. Ils proposent en début d’ouvrage de soumettre un questionnaire sur les entretiens littéraires à des auteurs. Les questions posées par les interviewers sont donc souvent les mêmes et les réponses divergent forcément très peu. A la question « avez-vous déjà menti lors d’une interview? », très peu d’écrivains répondent de manière affirmative à la question. Pour chacun d’entre eux, une interview est un moment de vérité sur l’œuvre, sur soi. Rien de bien croustillant à se mettre donc sous la dent.

L’œuvre se propose d’aborder la manière dont les écrivains perçoivent l’entretien, l’interview. Pour nombre d’entre eux, elle demeure enrichissante: la question du journaliste permet de débattre et d’ouvrir sa vision sur un point du livre, du roman qui avait lui-même échappé à l’auteur. Tous se prêtent au jeu des questions/réponses sans concession. Les mauvaises interviews ou les entretiens ratés sont vite oubliés. Michel Butor va jusqu’à affirmer qu’un entretien bien mené peu se muer en une œuvre littéraire…..Pourquoi pas!

J’ai particulièrement aimé les réflexions de Bernard Pivot sur son propre métier d’intervieweur. Il nous dévoile certaines facettes de son émission « Apostrophes ». L’entretien d’Amélie Nothomb est en revanche décevant. C’est peut être le plus court de l’ouvrage et elle semble d’accord avec toutes les questions posées par le journaliste.

J’ai précisé plus haut que je n’avais pas lu tous les entretiens. La plupart sont menés par des écrivains belges ou alors peu connus du grand public. J’ai donc eu du mal à me projeter et à m’intéresser à leurs propos.

C’est donc un rendez-vous raté pour moi! Je n’ai pas su saisir le sens de cet ouvrage qui m’apparaît quand même pointu sans pour autant révolutionner les choses. Le concept de base est plutôt bon mais les propos des différents interviewés n’ont pas réussi à me captiver.

Virginia Woolf, ouvrage collectif

 

Virginia Woolf, ouvrage collectif

Publié aux éditions du Magazine littéraire,

2012, 203 pages

Pour l’acheter: Virginia Woolf

 

 

 

 

 

 

Virginia Woolf affirme qu’elle ne serait jamais devenue écrivain si son père n’était pas mort quand elle avait 22 ans. La mort des proches comme une émancipation. On croit beaucoup de choses fausses à propos de Virginia Woolf (folie, frigidité) or, dans un monde où les femmes ont la parole, elle est l’une des premières féministes qui renouvelle le genre littéraire du roman. Woolf lectrice, éditrice, écrivaine envers et contre tout, cet ouvrage apporte une lecture inédite de son œuvre, regards croisés de personnalités féminines, qui rendent l’auteur plus proche de nous et plus rebelle encore.
Virginia Woolf est le neuvième auteur du genre féminin, à entrer dans la Pléiade en avril 2012.

 

Dans cet ouvrage collectif, des écrivains mais aussi des universitaires se proposent de revenir sur la vie et l’œuvre de Virginia Woolf. Publié aux éditions du Magazine Littéraire, ce livre revient sur des éléments biographiques précis mais contient aussi des analyses d’œuvres écrites par Virginia à travers 24 articles.

L’ouvrage se divise en 3 grandes catégories: la vie de Virginia, son ancrage dans son époque, l’analyse de ses œuvres. Si la dernière partie est peut-être la plus difficile à saisir parce qu’il faut avoir lu les livres de Virginia, les deux premières sont passionnantes. En effet, chaque écrivain ou universitaire donne son point de vue, son analyse sur ce qui a été dit de Virginia.

Dans la première partie, consacrée à sa vie, les auteurs de l’article s’appesantissent  tour à tour sur son enfance, ses débuts dans la vie littéraire, sa vie de femme et son suicide. Virginia est née dans une famille nombreuse. Elle perd sa mère à l’âge de 13 ans et fait une première dépression. Elle est élevée par un père qui lui laisse accès à sa bibliothèque et c’est grâce aux livres qu’elle dévore, qu’elle va se construire une pensée, une culture. Virginia et sa sœur Vanessa n’iront pas à l’université car celle-ci n’est autorisée qu’aux hommes. Peu importe, Virginia est bien décidée à étudier, à se cultiver et surtout à écrire. Un peu plus tard, elle emménagera avec sa sœur et son frère Adrian à Londres. La chose est scandaleuse à l’époque car ils n’ont pas de chaperon! Ils fonderont un club où des peintres, des penseurs, des écrivains se réuniront pour parler d’art, de littérature et de sexualité! En effet, Virginia avait un esprit ouvert et curieux et sentait qu’il était de sa génération de faire changer les choses.

Plus tard, encouragée par son époux Léonard, elle se mettra à écrire et connaîtra le succès. Les deux époux fonderont la célèbre Hogarth Press, publieront T.S Eliot mais refuseront le Ulysse de Joyce!! Loin de l’image de la femme hystérique ou complètement folle que les médias ont peut-être parfois véhiculé, Virginia était une femme certes fragile et malade mais consciente de son état. Et c’est toujours consciente de la folie qui la guette qu’elle décide de se suicider dans la rivière Ouse en 1941.

Les auteurs des articles tissent chacun à leur manière une petite partie de la vie de Virginia et la font apparaître comme une femme fragile et forte à la fois, libre, entêtée mais surtout géniale! Elle a du génie dans son écriture, bien sûr, puisqu’elle invente une certaine manière de dire le monde. Elle a du génie dans la manière d’aborder les choses et de voir que la société anglaise se  sclérose. Elle n’hésite pas à encourager l’impressionnisme, à prendre partie pour l’éducation des femmes. La deuxième partie du livre nous offre la vision d’une femme moderne, curieuse de tout.

La dernière partie de l’ouvrage s’intéresse aux ouvrages de Virginia Woolf. Les articles rendent hommage à son talent, à son génie mais m’ont apparu parfois obscurs et trop techniques. Le jargon universitaire de certains auteurs est employé à toutes les sauces et rendent parfois les propos incompréhensibles.

Cette étude sur Virginia Woolf reste cependant très intéressante et stimulante. A noter en fin d’ouvrage, une biographie synthétique mais très fidèle et une bibliographie très enrichie.

Pour en savoir plus, je vous conseille la lecture de la superbe biographie sur Virginia Woolf écrite par Viviane Forrester que j’ai d’ailleurs chroniquée.

Lecteurs, à vous de jouer! de Véronique Jacob

Lecteurs, à vous de jouer! de Véronique Jacob,

Éditions  Folio,

2013, 224 pages

Pour l’acheter: Lecteurs, à vous de jouer!

  

 

 

 

 

 

 

Connaissez-vous l’ennemi juré de Sherlock Holmes? Le sport pratiqué par Harry Potter et les élèves de Poudlard? Les derniers mots de Goethe? Pourquoi le 16 juin 1904 est-il une date célèbre dans la littérature mondiale?

En quelque huit cents questions à choix multiples, classées par degré de difficulté, jouez avec vos connaissances littéraires et prenez plaisir à vous cultiver!

 

   Une fois n’est pas coutume, je vous présente aujourd’hui un livre sur la littérature. Il s’agit d’un livre de poche sous forme de quizz qui porte exclusivement sur la littérature et ses auteurs.

   A chaque fois, le lecteur a le choix entre trois réponses différentes. Et il y a de quoi faire puisque le livre propose plus de 700 questions! Aucun doute, les férus de littérature trouveront leur bonheur.

   Divisé en trois parties, ce quizz augmente en intensité et en difficulté au fur et à mesure. Ainsi la première partie du quizz traite de questions très simples et générales. Par exemple: qui est l’ennemi juré de Sherlock Holmes? Jamais Tristan sans…? Je m’en suis plutôt pas mal tiré dans cette partie-là. Les questions portent sur des classiques de la littérature dont tout le monde aura entendu parler.

   Par contre, ça se corse dans la deuxième et troisième partie. Il faut avoir une solide culture littéraire aussi bien classique que moderne. Les questions sont beaucoup plus précises. Par exemple la question 581: « de quel animal Jean de La Fontaine dit-il « après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours…? »: le veau, le lapin, le mouton; ou encore la question 615: « comment s’appelle l’héroïne de Désert de J.-M. G Le Clézio? ».

   J’avoue avoir beaucoup séché dans ces deux parties et donc consulté la solution à maintes reprises. J’ai cependant réactivé certaines connaissances, enrichi ma culture littéraire mais surtout, j’ai eu envie de lire et découvrir certaines auteurs!

   Ce petit ouvrage est donc parfait pour cet été, à la plage, un stylo à la main. Je pense également qu’il peut être utilisé pour des quizz entre amis lors d’un club de lecture. Il est facile d’en faire un usage plus festif.

   Seul petit bémol, les solutions. Elles tiennent sur quelques pages et ne sont pas toujours évidentes à consulter. Plus d’aération n’aurait pas fait de mal.

   Je remercie bien évidemment Livraddict et Folio de m’avoir permis de découvrir cet ouvrage!