Les Outrepasseurs, Tome 3: Le Libérateur de Cindy Van Wilder

 

 

Les Outrepasseurs, tome 3: le libérateur de Cindy van Wilder,

Publié aux éditions Gulf Stream,

2015, 345 pages.

Un terrible hiver s’abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d’Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n’y avoir aucune solution. Jusqu’à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées…

Et voilà, c’est fini! J’ai lu le dernier tome des Outrepasseurs. Dire que j’ai attendu le salon du livre pour l’avoir entre mes mains, dire que j’ai pu discuter avec sa charmante auteur et que tout est terminé! Ma vie est foutue.

C’était bien les Outrepasseurs. Souvenez-vous, j’avais adoré lire et chroniquer les tomes 1 et 2. Cindy Van Wilder a une plume magnifique, très travaillée et je suis toujours aussi émerveillée devant sa facilité à manier la langue avec tant de facilité et de beauté. Car Les Outrepasseurs c’est avant tout un roman très bien écrit, qui ne cède pas à la simplicité. Il a beau être estampillé « jeunesse », le livre est avant tout un roman bien ficelé avec une langue bien travaillé. Ce troisième tome confirme le talent de l’auteur.

Quant à l’intrigue, elle nous entraîne très loin. On retrouve Peter et Arnaut. Peter, le libérateur, va tenter d’aller au bout de sa mission. Le roman ne se focalise plus uniquement sur lui mais éclate les points de vue de manière à nous offrir une vision globale des choses et c’est vraiment bien mené. Le rythme est effréné et on ne s’ennuie à aucun moment.

Au début de chaque chapitre, l’auteur nous livre un petit bout de l’histoire du chasseur et j’ai vraiment aimé en savoir plus sur ce personnage mystérieux. Elle réussit ainsi une symbiose entre son histoire qui se déroule dans le monde contemporain, le folklore lié aux fés et la mythologie. C’est vraiment bien amené. Même si certains petits éléments m’avaient mis la puce à l’oreille, j’avoue été avoir surprise de redécouvrir une des figures majeures de nos contes de fées. C’est fait avec beaucoup de  délicatesse et d’intelligence.

Je ne peux pas vous en révéler plus sous peine de vous spoiler mais sachez que ce dernier tome vaut vraiment le détour. L’auteur ne se complaît pas dans la facilité. La fin est d’ailleurs en demi-teinte. Certains personnages meurent, d’autres survivent mais pour changer radicalement de vie. Pas de happy end qui aurait gâché le combat de Peter.

Merci à Cindy van Wilder pour cette magnifique trilogie qui m’a fait rêver.

Notes pour un monde meilleur d’Agnès Marot

 

Notes pour un monde meilleur d’Agnès Marot,

Publié aux éditions du Chat noir,

2015, 210 pages.

 

 

 

 

 

 

 

Isaac est physicien, Azra auteur. Ils ont toujours formé un front uni contre l’adversité, mais une terrible nouvelle s’abat sur leur couple et brise leur rêve d’un avenir heureux. Isaac est persuadé de résoudre le problème avec sa création ; Azra, en pleine fuite de la réalité, se cache derrière ses mots. Inévitablement, leurs chemins se séparent peu à peu.
Jusqu’au jour où Isaac comprend que leur tragédie n’est que le reflet de celle qui déchire la société entière, partagée entre artistes et scientifiques depuis la découverte de deux énergies à la puissance incroyable. Fermement décidé à sauver tous ceux qui ont encore une chance, il place tous ses espoirs dans le chantier d’un nouveau monde : une institution où une poignée d’hommes et de femmes pourront, main dans la main, apprivoiser et maîtriser ces énergies avant de revenir vers les autres pour transmettre leur enseignement.
Voilà l’immense projet d’un homme qui consigne ses notes pour un monde meilleur pour les générations à venir. Pour sa descendance, qu’il n’aura peut-être jamais…

Notes pour un monde meilleur est le préquelle du roman De L’autre côté du mur déjà lu et chroniqué sur ce blog. Agnès Marot cherche à expliquer la vie d’avant le mur et d’avant la séparation entre les hommes et les femmes et l’art et la science. Il vaut mieux avoir lu De l’autre côté du mur avant de s’attaquer au préquelle afin de ne pas se gâcher le plaisir de la découverte.

En effet dans ces « notes », qui seront d’ailleurs trouvées par l’un des personnages dans De l’autre côté du mur, le lecteur fait la connaissance d’Isaac et d’Azra. Ils forment un couple complémentaire puisqu’Isaac est un scientifique et qu’Azra est une artiste. Isaac n’a qu’un but: construire une machine à voyager dans le temps afin de se projeter dans le futur; Azra écrit des romans.

Alorsqu’Isaac parvient à se projeter dans son futur, il entrevoit une société complètement à feu et à sang dans laquelle les artistes sont mis au ban de la société. Peu à peu, son chemin se sépare de celui d’Azra jusqu’au drame fatidique. Le pouvoir en place devient tyrannique et autoritaire et cherche à éradiquer toute forme d’Art. Lorsque Isaac comprend son erreur, il est trop tard. Avec une poignée de dissidents, il décide de former une nouvelle société, d’abord utopique mais bien vite les choses ne se passent pas comme prévues…

Dans ce très court roman, on prend plaisir à retrouver l’atmosphère créée par Agnès Marot. Même si j’ai toujours du mal à visualiser les « manifestations » de l’Art et de la Science sur les personnages, j’ai aimé enfin comprendre comment ces deux phénomènes apparaissaient.

J’ai aussi aimé savoir comment la société créée par Isaac et que l’on retrouve dans De l’autre côté du mur a pu ainsi déraper vers un monde anxiogène, coupé des réalités. En effet, l’utopie d’Isaac d’un monde où science et art marcheraient main dans la main dérive rapidement vers une dystopie effrayante et totalitaire. Malheureusement pour moi, je n’ai pas été rassasiée par les explications de l’auteur. J’aurais vraiment aimé qu’elle développe davantage son propos et qu’elle détaille l’organisation de cette nouvelle société! Elle passe sous silence certaines choses et c’est dommage car on aimerait en savoir plus. Le roman est donc trop court et je reste sur ma faim tant j’ai encore de nombreuses questions en tête.

Notes pour un monde meilleur se révèle être en tout cas un excellent roman complémentaire à De l’autre côté du mur même s’il reste encore pas mal de zones d’ombre à explorer et à éclaircir! Mais ça, c’est le côté mystérieux de l’auteur…

Le Livre des Baltimore de Joël Dicker

 

Le Livre des Baltimore de Joël Dicker,

Publié aux éditions de Fallois,

2015, 475 pages.

 

 

 

 

 

 

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Joël Dicker revient cette année avec un roman fort et entraînant qui prend place dans la saga des Goldman. J’avais déjà beaucoup aimé La Vérité sur l’affaire Harry Québert que j’avais trouvé très bien écrit et vraiment haletant. J’ai tout autant aimé Le Livre des Baltimore que j’ai dévoré en seulement deux jours.

Dans ce livre, l’auteur propose de nous narrer l’enfance et l’adolescence de Marcus Goldman, bien avant l’affaire Harry Québert. L’intrigue commence alors que Marcus a une trentaine d’année, déjà un bouquin derrière lui. Il décide de raconter son histoire ainsi que celle de sa famille:  les Goldman. Il y a donc sans cesse des allées et venues entre le passé et le présent ce qui permet de mettre en lumière pas mal de choses avec le regard d’adulte du narrateur.

Car Le Livre des Baltimore c’est d’abord une histoire sur l’enfance perdue, cette période bénie de jeux et de complicité que regrette tant Marcus. Il nous raconte sa famille avant le Drame. Il y a d’un côté les Goldman de Baltimore, immensément riches, beaux, généreux à qui tout réussit. Hillel le cousin de Marcus est un vrai génie; quant à Woody, le « cousin » d’adoption, il est fort et beau comme un dieu grec. De l’autre côté, il y a les Goldman de Montclair: les parents de Marcus gagnent beaucoup moins d’argent, vivent dans une petite maison. Marcus se décrit comme un gamin raisonnable, ni bon ni mauvais en classe.

Le narrateur nous narre avec délice la joie qu’il avait de retrouver ses deux cousins de Baltimore, leur complicité, leur pacte d’amitié et leur amour commun pour Alexandra, une voisine. Marcus évoque le passé avec nostalgie et parfois avec regret. Le lecteur imagine sans peine la joie de ces cousins qui font les 400 coups et qui se baptisent le Clan des Goldman. On suit leu vie depuis l’enfance jusqu’à l’université avec beaucoup d’intérêt.

En filigrane, Marcus nous parle sans cesse du jour du Drame qui a mis un terme à cette période bénie de la vie où tout semblait accessible. Le roman tourne autour de cette fameuse journée, point d’orgue du livre qui offrira au lecteur un regard désabusé et anéanti sur sa vie.

Tout au long de son roman, l’auteur cultive savamment son suspens, mettant parfois le lecteur au supplice de savoir ce qu’il s’est passé durant cette fameuse journée du Drame.

L’écriture de Joël Dicker est toujours aussi entraînante et agréable à lire. Mon seul bémol concerne certains dialogues que j’ai trouvé « trop faciles », un peu bateau. Le roman nous entraîne à cent à l’heure dans la vie des Goldman laissant peu de répit au lecteur.

Joël Dicker offre une fois de plus un roman brillant et addictif. Il prévoit un troisième tome pour clore sa saga des Goldman. J’ai hâte!

J’agonise fort bien, merci d’Oren Miller

 

 

J’agonise fort bien, merci d’Oren Miller,

Publié aux éditions de L’homme Sans Nom,

 2016, 417 pages.

 

 

 

 

 

 

 

Sainte-Marie-La-Grise. Son cadre exceptionnel près de la côte d’émeraude en fait une destination de vacances des plus prisée. De magnifiques paysages, un mystérieux folklore breton et des morts qu’on a aidés à trépasser raviront les plus aventureux d’entre vous. Profitez de l’hospitalité chaleureuse des habitants qui sauront vous mettre à l’aise. Afin d’apprécier pleinement votre séjour, veillez cependant à respecter trois règles : 1.
Ecoutez toujours les murmures de ceux que vous ne voyez pas. 2. Gardez-vous des créatures sinistres qui frappent avant d’entrer. 3. Soyez sage. Très sage.

Au dernier Salon du livre de Paris, j’ai succombé au joli minois et à la verve d‘Oren Miller qui m’a convaincue d’acheter son nouveau roman. J’ai vraiment bien fait de l’écouter ce jour-là car grâce à elle, je viens d’avoir mon premier coup de cœur de l’année!

Lisez J’agonise fort bien, merci car ce roman est une pure merveille, un bijou mêlant intrigue bien ficelée et joutes verbales savoureuses.

L’auteur nous entraîne en Bretagne à Sainte-Marie-La-Grise dans les années 50. Isabeau, beau jeune homme, est envoyé par son patron afin de prêter main-forte à Évariste Fauconnier, notaire de son état. Ce dernier doit malheureusement régler les droits de succession de son amie défunte Catherine. Le fils et la fille de celle-ci, Dorian et Agathe, mûrissent des soupçons sur les circonstances de la mort de leur mère. Il n’en faut pas plus pour qu’Évariste et Isabeau mènent l’enquête dans le milieu de la bourgeoisie bretonne…

Si vous aimez les romans policiers à la Agatha Christie ou à la Arthur Conan Doyle, ce roman est fait pour vous! L’auteur met en scène un duo d’enquêteurs qui fait certes penser au couple Sherlock Holmes/Docteur Watson mais qui est d’une finesse incroyable! Il y a d’abord Isabeau, qui porte bien malgré lui un nom féminin! Orphelin, il n’a qu’un but: devenir quelqu’un. Sous ses dehors naïfs, c’est un garçon très intelligent et observateur qui ne demande qu’à apprendre. Il va trouver en Évariste, une sorte de mentor. Ce dernier se présente sous la fonction de notaire mais le personnage cache de nombreux secrets et reste assez mystérieux. L’auteur a su peindre un personnage à la fois drôle et cynique. Évariste aime le sarcasme. Ses répliques sont de vrais petits bijou de réparties et j’ai énormément ri. C’est un personnage qu’on peut détester au départ mais qu’on apprend à apprécier. J’ai eu un coup de cœur pour ce dernier qui allie l’intelligence à la verve. Un pur régal.

J’agonise fort bien, merci est aussi une petite merveille du point de vue de l’intrigue. Le titre en dit déjà suffisamment long. L’auteur déroule son récit dans une petite ville bretonne assez chic. Sous des apparences lisses et bien sous tous rapports, Sainte-Marie-La-Grise traîne pas mal de casseroles. C’est ce qu’Évariste et Isabeau vont s’ingénier à démontrer. L’auteur a su peindre un monde à la fois très moderne et replié sur lui-même. Dans ces terres bretonnes, le folklore a encore sa place et le petit peuple n’est jamais très loin lorsque des choses étranges se passent. Chaque figure emblématique de la ville est passée au crible : chaque habitant semble traîner un lourd passer et l’enquête menée s’avère plus complexe qu’elle n’y paraissait. J’ai adoré cette ambiance de petite ville battue par les vents et la pluie, ce mélange de bourgeoisie impeccable et de traditions ancestrales. On imagine sans peine la ville de Sainte-Marie-La-Grise, perchée sur une falaise au bord de la mer.

Le style de l’auteur est superbe. Les dialogues sont bien ficelés et jubilatoires. C’est vraiment bien écrit et on sent la qualité du travail sur la langue! L’auteur a su donner un côté charmant et désuet à ce roman et j’ai adoré!

Bref, vous l’avez compris: j’ai adoré ce roman. J’ai aimé l’intrigue, les personnages, les dialogues fins et ciselés. Je n’ai qu’une envie: qu’il y ait une suite aux aventures de nos deux enquêteurs!

Celle que vous croyez de Camille Laurens

 

 

Celle que vous croyez de Camille Laurens,

Publié aux éditions Gallimard,

2015, 186 pages.

 

 

 

 

Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n’est pas la vôtre, hélas. C’est pourtant de ce double fictif que Christophe – pseudo Kiss Chris – va tomber amoureux.
En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d’une femme qui ne veut pas renoncer au désir.

Avec ce livre roman, Camille Laurens nous livre une histoire troublante et époustouflante à laquelle je pense encore quelques jours après ma lecture achevée. Méfiez-vous de cette quatrième de couverture qui laisserait penser à un mauvais roman de chick-litt sur l’usage et les dangers des réseaux sociaux. Facebook, Twitter ne sont qu’un prétexte pour donner lieu à une intrigue étrange qui désoriente le lecteur.

Le roman se partage en deux parties. Dans la première partie, le lecteur fait la connaissance de Claire. Elle a la cinquantaine et on comprend  qu’elle est internée dans un asile psychiatrique. Elle aurait noué une relation à distance sur Facebook avec un certain Chris et cette histoire d’amour aurait mal tourné. Tout pourrait s’arrêter là sauf que Claire s’est fait passer pour une jeune femme de 24 ans et qu’elle s’est enfermée dans son mensonge. Aujourd’hui elle témoigne et tente de guérir.

La deuxième partie met en scène Camille. Celle-ci décide de raconter la véritable histoire de Claire. Qui est Camille? Est-ce la femme qui a vécu les événements racontés par Claire? Est-ce l’inverse? Camille est-elle une psychiatre du centre qui se sert des histoires de ses patients pour fabriquer de la fiction? Qui dit vrai? Qui ment?

Au final, le lecteur ne peut trancher sur la question tant elle est complexe. L’auteur déroule sa toile et tisse des problématiques autour de ses personnages. Les deux récits, qu’ils soient de Claire ou de Camille, sont haletants. Impossible de décrocher de cette lecture qui vous torpille et vous prend aux tripes. L’auteur manipule son lecteur d’un bout à l’autre avec plaisir. Au-delà d’une intrigue qui nous entraîne dans un vrai tourbillon, l’auteur se penche sur la question du désir, essentiellement féminin, mais également de la langue, des corps des femmes qui passés la cinquantaine ne font plus rêver personne.

C’est beau, c’est grand et c’est très fort! Celle que vous croyez est une lecture coup de poing qui ne laissera pas indemne son lecteur.

Ma sœur est une sorcière de Diana Wynne Jones

 

Les Mondes de Chrestomanci, Tome 1: Ma sœur est une sorcière de Diana Wynne Jones,

Publié aux éditions Folio Junior,

2007, 298 pages.

 

 

 

 

 

Rescapés d’un naufrage, Chat et sa sœur Gwendoline sont recueillis par le puissant mage Chrestomanci. Dans le grand et mystérieux château où ils vivent désormais, les deux orphelins vivent des aventures extraordinaires. Car Gwendoline pense être douée, elle aussi, de pouvoirs surnaturels… Avec la complicité de son frère, elle provoque une série d’événements étranges et inquiétants… Drôles, d’une richesse et d’une qualité rares, les livres de Diana Wynne Jones, subtil mélange d’humour et de magie, sont un véritable enchantement…

 

Je dégaine ce petit roman jeunesse en ce mois de mars, premier tome de la saga des Mondes de Chrestomanci. Je l’avais repéré sur plusieurs blogs. Si je ne sors pas totalement convaincue de cette lecture, j’ai tout de même passé un bon moment!

Gwendoline est une jeune sorcière. Son frère Eric, surnommé Chat, n’a quant à lui aucun pouvoir. Les deux enfants se retrouvent un jour orphelin après le terrible naufrage du bateau sur lequel ils avaient embarqué avec leurs parents. Livrés à eux-mêmes, les enfants sont recueillis par L’étrange Chrestomanci, un parent éloigné des enfants. Gwendoline et Chat vont vivre dans son château, très étrange lui aussi….

Clairement, ce petit roman plaira aux plus jeunes. On y retrouve des personnages attachants, un monde peuplé de mages, de nécromanciens et de magiciens et des bêtises à toutes les pages. Gwendoline, jeune sorcière, est un des personnages les plus détestables qui m’ait été donné de lire. La demoiselle, consciente de ses extraordinaires pouvoirs, sème la terreur auprès de tous ceux qui osent la contredire à commencer par son jeune frère Chat. C’est un tyran en puissance qui se sert des autres et qui ne tolère pas qu’on ne remarque pas ses capacités hors-normes. Son caractère exécrable va donner lieu à toute une série d’événements magiques dans le château de Chrestomanci. Gwendoline enchaîne bêtise sur bêtise. Si j’ai détesté ce personnage, j’ai quand même beaucoup souri à ses tours de magie et à son imagination sans limite!

Le château de Chrestomanci est un lieu à part et j’ai adoré m’y promener en compagnie de Chat. Dépourvu de pouvoirs, nous percevons la magie à travers ses yeux et surtout, nous découvrons un monde totalement nouveau. Chat paraît parfois naïf. Il est en réalité très doux et excessivement gentil. Le monde dans lequel il évolue est bourré de secrets et on a vraiment envie d’en savoir plus. Ce premier tome aurait d’ailleurs beaucoup inspiré J.K Rowling et c’est vrai qu’on y retrouve pas mal de références.

J’ai aimé l’intrigue et ce fameux personnage de Chat très attachant. Cependant c’est l’écriture, décidément trop jeunesse pour moi, qui ne m’a pas vraiment plu.

La fin du roman nous promet une suite palpitante aux aventures de Chat. Fort heureusement, la saga compte 7 tomes! Nul doute que ce roman plaira aux férus de magie et de monde à la sauce « Harry Potter ».