Le Trône de Fer, Intégrale 5 de George R.R Martin

 

 

 

Le Trône de Fer, Intégrale 5 de George R.R Martin,

Publié aux éditions J’ai Lu,

2015, 1200 pages.

Cette intégrale est pour le moment la dernière a être parue en France. Elle contient 3 tomes: Le Bûcher d’un roi, Les Dragons de Meereen et Une danse avec les dragons. C’est pour le moment la plus grosse des intégrales de la saga car elle compte 1200 pages!

Dans la préface George Martin indique que ces trois tomes se déroulent en même temps que l’intégrale 4. Les intégrales 4 et 5 se déroulent donc sur le même plan d’un point de vue chronologique mais l’auteur choisit d’autres personnages pour nous faire vivre cette période. On retrouve enfin Jon, Daenerys, Tyrion et Bran!

Comme à mon habitude, je vais vous donner mon avis sur chaque tome au fur et à mesure de ma lecture. Attention, certains résumés peuvent contenir des spoils!!

Tome 13, Le Bûcher d’un roi:

Dans cette partie, on va surtout s’attacher à suivre les pas de Jon, Tyrion et Daenerys. Jon a été élu Lord commandant du Mur et il a maille à partir avec ses hommes et les sauvageons réfugiés dans l’enceinte du fort. On voit apparaître les dissensions entre les hommes en noir qui conduiront au destin tragique de Jon, comme chacun sait. Les pages concernant Tyrion m’ont beaucoup plu. Il est en fuite après le parricide et régicide. Chose étonnante: la saga s’est beaucoup éloignée du roman ici puisque Tyrion est pris en charge par le chevalier Le Griff censé l’amener auprès de Daenerys alors que la série télé le laisse se faire capturer par des pirates. C’est là que l’on voit toutes les libertés prises par les scénaristes notamment avec la grisécaille qui ne touche pas Jorah Mormont mais bien le Lord Le Griff. Bref, il faut lire la saga pour connaître la vérité! Les chapitres consacrés à Theon Geyjoy alias Schlingue sont terribles et je crois que le personnage de Ramsay Bolton est encore pire que dans la série télé, c’est dire! Tout ce qui concerne Daenerys est assez long à lire: il y a énormément de dialogues et l’intrigue n’avance guère. Elle parlemente beaucoup et élabore des stratégies. Néanmoins, son côté impulsif ressort à de nombreuses reprises. Enfin, les chapitres consacrés à Bran sont pour moi les meilleurs. Quelle angoisse au fil des pages! Bran est enfin parvenu auprès de la corneille à trois yeux au prix de nombreux sacrifices! Dommage qu’il n’y ait pas plus de chapitres qui lui sont consacrés!

Tome 14, Les Dragons de Meereen:

On retrouve enfin Arya dans ce tome! Toujours au service du Dieu Multi-faces, elle poursuit son entraînement. Même si on la voit peu, quel plaisir de retrouver ce personnage qui reste mon préféré pour le moment. Les épisodes concernant Theon Greyjoy sont pires que dans la série, c’est dire! Ramsay Bolton est d’une perversité sans bornes et ça fait vraiment froid dans le dos. En revanche, c’est dans ce tome qu’on voit que les scénaristes de la série télé ont pris beaucoup de libertés et qu’ils se sont écartés du roman original pour couper au plus court. Ainsi, dans ce tome, Tyrion est capturé par Jorah Mormont. Sur une galère, il se lie d’amitié avec Sol, une naine. Cette histoire a totalement été passée sous silence dans la série et elle demeure très intéressante pour bien des raisons. Une autre énorme différence concerne la mariage de Ramsay Bolton qui se fait avec Jeyne Poole, une amie de Sansa (qui se fait d’ailleurs passer pour Arya Stark!). Ce mariage permet au camp des Bolton de provoquer Stannis plus rapidement que prévu. Enfin, Daenerys est toujours en proie à des tergiversations sans fin. Meereen est encerclée par les armées Yunkaïs et en proie aux fils de la harpie. Encore une fois, ce ne sont pas les chapitres qui m’ont le plus plu. Enfin, du côté du Mur, Jon élabore sa stratégie avec les Sauvageons qu’il accueille afin de nouer, de manière intelligente, des amitiés et des alliances tandis que Mélisandre lui prédit certaines choses…

Tome 15, Une Danse avec les dragons:

Publicités

La Femme du Ve de Douglas Kennedy

 

 

La Femme du Ve de Douglas Kennedy,

Publié aux éditions Pocket,

2019, 409 pages.

 

Quand Harry Ricks se retrouve dans une chambre de bonne du Xème arrondissement de Paris, lui qui quelques mois auparavant était encore professeur d’université et père de famille tranquille aux Etats-Unis, il croit avoir touché le fond. Mais voici que la mystérieuse et sensuelle Margit vient bouleverser sa vie. D’où vient Margit ? Comment gagne-t-elle sa vie ? Dépourvu de réponses, il se laisse envoûter. Jusqu’à ce que d’étranges coïncidences viennent perturber son quotidien.

J’ai acquis ce roman lors du dernier salon du livre à Paris. Les critiques autour de moi étaient loin d’être dithyrambiques mais je me suis lancée quand même. Au final, j’ai été agréablement surprise par l’intrigue développée même si c’est un roman un peu à part dans l’œuvre de Douglas Kennedy.

On suit Harry Ricks, fraîchement débarqué à Paris. Il vient de littéralement fuir de son pays, les États-Unis, où il a tout perdu: son emploi à l’université, sa femme et sa fille. Harry est au bord du gouffre. Dépressif, malade, il se retrouve dans une chambre miteuse d’hôtel, complètement aux abois. Là, il fait la connaissance d’Adnan qui lui propose une chambre de bonne. Harry accepte et tente de remonter la pente…

On suit le schéma habituel des romans de Kennedy: un personnage qui perd tout du jour au lendemain et qui essaie de remonter la pente. Harry passe d’une situation confortable aux États-Unis à une chambre de bonne, signe de sa déchéance sociale. Il va prendre un petit boulot de veilleur de nuit pour payer ses factures. Parallèlement, le salut viendra de l’écriture et d’une femme: Margit.

Le noeud de l’intrigue va se construire autour de la figure de Margit justement. C’est une femme puissante qui envoûte littéralement le personnage. Mais qui est-elle vraiment? Comment connaît-elle parfaitement la vie de Harry? Et pourquoi lui fixe-t-elle des rendez-vous tous les trois jours?

Je comprends que ce roman ait pu déstabiliser le lectorat habituel de l’auteur car on va glisser vers une intrigue plus onirique qui joue avec les codes. On passe en effet de l’histoire d’un homme qui a tout perdu et qui tente de se reconstruire à une histoire qui flirte avec le fantastique. C’était assez déroutant à lire, je l’avoue.

Alors non, je n’ai pas été aussi captivée par le style et l’intrigue que dans les autres romans de l’auteur mais j’ai aimé suivre les aventures d’Harry (même si ces dernières sont parfois redondantes).

« La Femme du Ve » n’est résolument pas le meilleur des romans de Douglas Kennedy mais il a le mérite de flirter avec les genres et d’offrir une fiction plus onirique que les autres.

Monts et Merveilles, Tome 1: Opération Sabines de Nicolas Texier

 

Opération Sabines de Nicolas Texier,

Publié aux éditions Les Moutons électriques,

2019, 364 pages.

Londres, 1937. L’enchanteur Carroll Mac Maël Muad et son domestique Julius Khool, un vieux soldat maure ayant servi dans les légions de la République romaine de Weimar, sont missionnés par le Special Operation Service pour exfiltrer un savant vénitien. Les découvertes de celui-ci intéressent de très près une société secrète composée de poètes, de sorciers et de créatures de l’outre-monde.

Opération Sabines est un roman de pure fantasy qui se déroule dans une Europe fantasmée où la réalité historique et politique côtoie la fantasy faite d’êtres étranges et inventés.

Julius Khool, ancien soldat maure et donc noir de peau (ce détail est important dans l’histoire) entre au service de Carroll Mac Muad, un apprenti enchanteur qui préfère faire la fête plutôt que d’assister aux cours dispensés par la faculté. Le MI6 convoque Carroll afin de lui confier une mission: retrouver Valère, un de ses anciens camarades de fac, qui détiendrait la formule d’une arme de destruction massive. Le Royaume-Uni souhaite s’en emparer avant qu’elle ne tombe dans de mauvaises mains. Carroll qui n’avait jusque là aucune aptitude au combat ou à la filature va devoir, aidé de Julius, affronter les pires dangers.

Je vais commencer par ce qui m’a plu dans ce roman. J’ai adoré le personnage de Julius, ce domestique hors-norme, ancien soldat. Il possède une répartie qui m’a beaucoup fait rire et c’est clairement lui le protagoniste intéressant de l’intrigue. C’est vrai qu’il fait souvent des apartés sur son passé de soldat, perdant parfois le lecteur, mais j’ai aimé son flegme et sa personnalité originale. A côté, Carroll passe pour un personnage un peu terne.

J’ai aussi aimé l’univers de fantasy développé par l’auteur. Dans cette Europe aux abois, la réalité historique (il y a eu la Grande Guerre) côtoie la plus pure de inventions. Il y a des pythies engagées auprès du MI6 pour y faire des prédictions, des ogres et des fées ou encore des trolls. Bref, l’univers développé par l’auteur est dense et tient la route. Le folklore irlandais est bien développé et j’ai aimé découvrir tous ces êtres de légendes.

En revanche, j’ai trouvé que la narration était plutôt compliquée à suivre. Les phrases sont, certes longues, mais souvent déviantes, perdant le lecteur dans des anecdotes et des considérations futiles. Le problème est que ce tic de narration revient pour quasiment tout dans le roman que ce soit la description d’un monstre ou celui d’une fleur en passant par les actions des personnages. Résultat: le lecteur est un peu paumé par toutes ces circonvolutions. Le style très ampoulé m’a parfois pesé.

Ajoutez  cela que l’intrigue ne tient pas sur grand chose. En effet, il s’agit de récupérer ce fameux Valère enlevé par un vampire (je n’ai pas tout compris dans ce passage en fait!). On va d’aventures en aventures sans parfois réellement creuser ce qui aurait pu l’être!

« Opération Sabines » reste un roman intéressant pour son personnage de Julius Khool mais le style trop enlevé gâche la fluidité de la narration et perd le lecteur.

Les Miscellanées de Jean-Philippe Jaworski

 

 

Les Miscellanées de Jean-Philippe Jaworski,

Publié aux éditions Les Moutons électriques,

2019, 186 pages.

 

Les miscellanées sont des textes littéraires et non littéraires qui constituent un recueil.

Avec cet ouvrage, Jean-Philippe Jaworski offre à son lecteur des nouvelles inédites, des réflexions sur la littérature et deux entretiens avec des journalistes: un vrai cadeau pour ses plus fervents lecteurs!

L’ouvrage s’ouvre sur quatre nouvelles inédites qui embarquent le lecteur de l’Antiquité grecque au moyen-âge. Dès les premières pages, à chacune de ses nouvelles, j’ai été embarquée par l’auteur. La première nouvelle reprend le mythe d’Oreste. Condamné par les dieux, il doit fuir les terribles furies qui cherchent à le punir. On ressent dès les premières lignes la traque, la peur du chassé, l’angoisse qui monte. C’est vraiment bien vu de la part de cet auteur qui exploite dans chacune des nouvelles un grand mythe comme celui d’Attila le Hun. On passe ainsi de l’antiquité grecque au moyen-âge asiatique: une vraie découverte.

S’ensuivent des articles consacrés, entre autres, à Julien Gracq ou encore au Seigneur des Anneaux. Jean-Phlippe Jaworski s’affirme ici en penseur de la littérature. Son propos est clair et vraiment très intéressant.

Enfin, deux entretiens viennent clore le recueil. L’un porte sur Rois du monde et l’autre sur Gagner la guerre et permettent d’éclairer ces deux ouvrages. Indispensables pour lire ou relire ces romans, ces entretiens sont vraiment intéressants et reviennent sur les inspirations de l’auteur notamment en matière de mythologie celte ou romaine.

Je recommande ce petit ouvrage pour les admirateurs de ce grand auteur!

Bilan Lecture du mois de Juillet 2019

Je suis contente de mon mois de juillet! J’ai bien avancé dans mon challenge #PayeTonSlip avec pas moins de 9 lectures au compteur et j’ai dézingué les reliques de ma PAL qui y dormait depuis des lustres. Côté achat, j’ai été plus que raisonnable puisque je n’ai acheté qu’un roman lors de ma visite de la sublime librairie Bookstore à Biarritz.

C’est parti pour le résumé de mes lectures: il y a eu d’abord d’excellentes lectures. Coup de cœur pour Le Diable tout le temps de Donald Ray Pollock aux éditions du livre de Poche. C’était somptueux de noirceur! Je le recommande à tous! J’ai adoré également Retour à Watersbridge de James Scott aux éditions Point. Un roman sombre également avec des détours empruntés au western. C’était une très belle lecture avec une fin hallucinante qui m’a mis les larmes aux yeux.

 

 

On continue avec du très bon. Le Chardonneret de Donna Tartt montre l’étendue du talent de cette auteure exceptionnelle. Je n’ai pas vu défiler les quelques 1100 pages de ce roman à l’intrigue implacable! Pierre de Lune de Wilkie Collins a été aussi une très bonne lecture. Ce roman policier classique m’a surprise et j’ai adoré son ambiance fin de siècle.

 

 

Côté fantasy/SF, j’ai également fait de belles découvertes. Ce qui vient la nuit de Mathieu Rivero et Julien Betan est un roman graphique qui m’a conquise. C’était très beau et j’ai adoré redécouvrir la légende du Bisclavret. Les Chroniques martiennes de Ray Bradbury a été également une excellente lecture et je conseille à tous de lire ces nouvelles qui en disent long sur notre époque! Trois coracles cinglaient vers le couchant de Alex Nikolavitch m’a paru une lecture plus poussive même si j’ai aimé découvrir le mythe de Uther Pendragon d’une manière originale. Enfin les Miscellanées de Jean-Philippe Jaworski est un petit recueil qui m’a beaucoup appris sur l’œuvre de cet écrivain et qui m’a donné envie d’avancer dans sa saga des Rois du monde!

 

 

Ma seule déception ira pour Lectio Letalis de Laurent Philipparie. J’ai bien aimé cette intrigue mais j’ai trouvé qu’elle manquait de profondeur!

 

 

 

Côté achat, j’ai donc joué la carte du raisonnable avec l’acquisition de Idaho de Emily Ruskovich après avoir lu une excellente critique à son sujet.

Il ne me reste donc plus qu’à lire deux romans pour valider mon challenge: L’intégrale 5 du Trône de Fer de George R.R Martin (pavé de plus de 1200 pages!) et La Femme du Ve de Douglas Kennedy. Je pense que Le Trône de fer attendra cet hiver pour être dévoré…

Côté vidéo, j’ai ralenti le rythme, vacances obligent mais vous pouvez tout de même retrouver deux points lectures et ma PAL du Challenge.

 

Voilà pour mon bilan du mois de juillet. Et vous, qu’avez-vous lu et acheté? Dites-moi tout!

Pierre de Lune de W.Wilkie Collins

 

 

Pierre de Lune de Wilkie Collins,

Publié aux éditions Libretto,

2012, 611 pages.

Dans une statue hindoue se trouve un mystérieux diamant jaune appelé « pierre de Lune ». Durant les combats de Srirangapatna en 1799, elle est dérobée par le colonel Herncastle. Peu avant sa mort, celui-ci la lègue à sa nièce, Rachel Verinder. Mais à peine l’a-t-elle reçue que la pierre de Lune, qui se trouvait dans un tiroir de sa chambre, est volée en pleine nuit !
Tous sont suspects : Miss Rachel, sa mère Milady Verinder, ses cousins et prétendants : l’aventurier Franklin Blake et le charitable Godfrey Ablewhite, Rosanna Spearman, femme de chambre au passé douteux, la dévote Miss Clack, M. Murthwaite, explorateur des Indes, l’homme de loi Matthew Bruff, le nerveux Dr Candy et son antipathique assistant Ezra Jennings… mais surtouttrois inquiétants brahmanes.
Seul le vieux valet Gabriel Betteredge paraît insoupçonnable, ainsi que le célèbre détective Cuff. Douze témoins, douze narrateurs qui se suivront pour élucider le mystère.

Ce beau pavé de 611 pages me faisait un peu peur au vu des critiques lues ça et là. C’est finalement Laure du blog Boulimie livresque qui m’a incité à me lancer et je ne suis pas du tout déçue de ma lecture. J’ai adoré me glisser dans ce roman policier.

L’intrigue est très classique pour nous lecteurs contemporains alors qu’elle fut considérée comme révolutionnaire à l’époque. En effet, Wilkie Collins est perçu comme le père du roman policier.

L’intrigue se situe dans le Yorkshire. La Pierre de lune, diamant inestimable est dérobée à Miss Rachel qui vient d’en hériter. On dit que la pierre est maudite. Chaque habitant de la maison, des maîtres aux serviteurs vont devoir se soumettre aux interrogatoires du sergent Curff. Chaque invité, chaque membre est soupçonné du vol. Pour mener l’enquête, l’auteur a élaboré une narration très habile. Il donne la parole sous forme de journal à chaque personnage: Gabriel, le vieux domestique, Miss Clack, la cousine dévote à l’extrême, Franklin Blake, le soupirant de Rachel. Tour à tour chaque personnage vient témoigner de cette fameuse nuit du vol pour faire avancer l’enquête. Comme les faces d’un diamant, le lecteur entend les différents témoignages des uns et des autres et une chose est sûre: Miss Rachel est entourée de très peu de personnes de confiance.

Mention spéciale pour Miss Clack, la cousine dévote qui cherche à remettre Rachel dans le droit chemin de la religion. C’est un personnage incroyable qui m’a beaucoup fait rire et je comprends qu’il puisse avoir été censuré à l’époque. Wilkie Collins fait preuve d’un humour très anglais, pince sans rire qui fait mouche.

Si l’intrigue reste de facture classique pour les lecteurs que nous sommes aujourd’hui, j’ai adoré le petit côté Downton Abbey du roman. On suit en effet pendant une large partie Gabriel, le vieux domestique, qui nous fait pénétrer dans les coulisses d’une belle maison. J’ai adoré cette ambiance: les dîners, le protocole, les petites mains qui s’activent du matin au soir.

Le style du roman est résolument moderne. J’ai dévoré ces quelques 600 pages en trois jours! Wilkie Collins innove beaucoup dans sa manière de présenter ses personnages et ses dialogues et je ne me suis pas ennuyée du tout!

Je conseille vivement ce roman maîtrisé d’un bout à l’autre qui malgré une intrigue classique demeure résolument moderne.