La mémoire des Autres, Annelise Corbrion

23 mai

Titre VF: La mémoire des Autres

Auteur: Annelise Corbrion

Publié chez Calmann-Lévy, 2012

Genre: contemporain

Pages: 205

Prix: 9€05

 

 

 

 

 

 

 

L’intrigue

Emma est spécialisée dans la retouche de photos anciennes à Londres. Elle a perdu ses parents récemment. Encore sous le choc, elle se noie dans le travail.

Un jour, une vieille dame lui apporte la photo de son mari, Marty, décédé en déportation. Emma se met au travail mais bientôt elle est témoin de choses étranges. Sur la photo, Marty semble changer de place. Bientôt, elle est contactée par mail: un inconnu lui demande de délivrer un message important. Emma d’abord sceptique comprend qu’il s’agit de Marty! Elle a le don de communiquer avec les fantômes.

Emma se charge alors de délivrer les ultimes messages des morts aux vivants….

 

Mon avis

J’ai gagné ce roman grâce au concours organisé par Vendredi Lecture. Il s’agit du roman qui a reçu le prix Nouveau Talent, récompensant un nouvel écrivain.

Je ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre en lisant ce livre. J’ai été surprise par la tournure que prenait l’intrigue au fil des pages. Il s’agit d’abord d’une histoire contemporaine: Emma a perdu ses parents dans un tragique accident. Elle tente d’oublier le drame dans le travail et avec le soutien de sa meilleure amie.

Puis peu à peu les choses se mettent en place. Très rapidement, on comprend qu’Emma peut communiquer avec les morts via le Web. Elle est alors chargée de transmettre des messages aux vivants. On bascule alors dans le fantastique. J’ai apprécié ce côté de l’intrigue qui est finalement assez bien amené. Par contre, j’ai pensé énormément à la série Ghost Whisperer dans laquelle l’héroïne a aussi pour mission de guider les morts vers la Lumière en délivrant leurs messages. En réalité, je pensais que l’intrigue du roman n’allait concerner qu’un seul fantôme. En réalité, on suit coup sur coup trois missions. C’est à ce moment là que j’ai moins aimé ma lecture. Je trouvais les enchaînements trop factices. L’intrigue finissait par sonner faux.

La fin du roman m’a aussi beaucoup perturbée puisqu’on tombe dans le thriller avec une sordide histoire de meurtre. Je ne sais pas à quelle catégorie rattacher ce roman du coup. J’ai trouvé que cela partait trop dans tous les sens, que c’était trop brouillon. On sent qu’il s’agit là d’un premier opus et que l’auteur doit encore affirmer son style. A trop se disperser, elle perd son lecteur!

La fin du roman s’en ressent d’ailleurs. On voit le dénouement venir à trois kilomètres! Dommage! La dernière page aussi est de trop selon moi: il s’agit d’un Happy end en bonne et due forme qui aurait pu, à mon goût, être passé sous silence et qui du coup, paraît trop artificiel.

Bilan: j’ai quand même passé un bon moment de lecture comme je l’aurais fait avec un roman chick-lit. Un livre vite lu mais hélas vite oublié!

C’est lundi que lisez-vous? #10

21 mai

Une petite revue de ce que j’ai lu la semaine dernière et de ce que je suis en train de lire. Le tout en vidéo!

Virginia Woolf, Michèle Gazier et Bernard Ciccolini

20 mai

Titre VF: Virginia Woolf

Auteurs: Michèle Gazier et Bernard Ciccolini

Publié aux éditions Naïve, collection Grands destins de femmes, 2011

Genre: BD, Biographie

Pages: 88

Prix: 23€40

 

 

 

Un court article pour vous parler d’une BD que je trouve magnifique. Il s’agit de la biographie de Virginia Woolf mise en dessins par Michèle Gazier et Bernard Ciccolini.

J’aime beaucoup Virginia Woolf. J’ai lu l’excellente biographie écrite par Viviane Forrester, très complète mais parfois aussi très ardue à lire!

Cette BD permet de découvrir la vie de la célèbre auteure anglaise. Les dessins sont magnifiques, empreints de poésie. Les couleurs sont somptueuses. Jugez vous-mêmes:

 

 

Les textes permettent de raconter rapidement la vie de Virginia sans s’appesantir cependant: l’essentiel est dit avec beaucoup de retenue et de délicatesse.

C’est une très belle BD pour tous les fans de Virginia publiée aux éditions Naïve dans la magnifique collection Grands destins de femmes.

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Victoria et les Staveney, Doris Lessing

20 mai

Titre VF: Victoria et les Staveney

Titre VO: Victoria and the Staveneys

Auteur: Doris Lessing

Publié aux éditions Flammarion, 2010

Genre: contemporain

Pages: 150

Prix: 16€

Site de l’auteur: http://www.dorislessing.org/

 

 

 

L’intrigue

L’histoire se déroule à Londres sur plusieurs décennies. Victoria est une petite fille de 9 ans. Elle est noire, pauvre et va dans une école publique adaptée à sa condition sociale. Elle a perdu sa mère et vit avec sa tante. Or cette dernière tombe gravement malade. Victoria se retrouve seule à la sortie de l’école: personne n’est venu la chercher.

Thomas Staveney a 7 ans. Il est dans la même école que Victoria sauf qu’il est blanc et que sa famille est très riche. Son père a tenu à ce que ses deux enfants fréquentent cette école afin qu’ils sachent “comment cela fait de vivre de l’autre côté”. C’est Edward, le frère de Thomas qui est chargé, à la suite d’un hasard, de récupérer Victoria. Elle devra passer la nuit chez les Staveney.

Quand Victoria arrive chez les Staveney, elle découvre un autre univers: la cuisine pourrait à elle seule abriter une famille entière!! Victoria n’oubliera jamais cette rencontre. Bien des années plus tard, elle est prête à saisir sa chance…

 

Mon avis

C’est donc la première fois que je lis un roman de Doris Lessing, prix Nobel de littérature! Ce roman est très court (150 pages) mais je pense qu’il reflète le style de l’auteur et les thèmes qui lui tiennent à cœur: le racisme, la condition des femmes, les différences sociales.

Victoria et les Staveney, c’est la rencontre entre deux mondes, c’est le choc des cultures. Victoria est noire, pauvre et orpheline: elle n’a rien et sa vie ne sera qu’une suite de luttes pour tenter de s’extraire de sa condition sans jamais y parvenir vraiment. Les Staveney sont blancs, riches: c’est une famille d’artistes. Ils ont tout. Mais ils incarnent aussi les valeurs de la bourgeoisie: les riches restent entre riches; accueillir une fille noire dans sa propre maison permet de prouver au monde son degré d’ouverture d’esprit, sa tolérance comme un faire-valoir. Les apparences priment avant tout.

L’histoire se déroule sur plusieurs années depuis l’enfance de Victoria jusqu’à ses 30 ans. La jeune fille est belle et intelligente: elle tente de s’en sortir comme elle peut. Mais comme frappée d’atavisme, elle retombe dans la misère. Pourtant elle parvient à toucher du doigt son rêve. Elle aura un enfant avec Thomas Staveney: une petite métisse, Mary, que la famille va s’empresser de revendiquer dans son besoin d’afficher son ouverture au monde et aux autres.

Tout au long de l’histoire, on contemple Victoria se débattre pour finalement s’incliner. Trop faible ou peut-être déjà trop usée par la vie, elle accepte l’inévitable. Émouvante, Victoria montre bien qu’elle n’a pas et n’aura jamais sa place aux côtés des Staveney. Elle est noire, ils sont blancs. Elle ne mesurera pas toutes les conséquences de ses actes.

Le lecteur l’accompagne au fil de son histoire et aimerait lui suggérer de renoncer. Il la contemple qui s’enfonce de plus en plus sans pouvoir rien faire.

Doris Lessing nous livre un roman doux-amer où la cruauté n’est que suggérée. Un très beau moment de lecture.

Le seigneur des anneaux, Le Retour du roi, Tolkien

17 mai

Titre VF: Le Seigneur des Anneaux, Tome 3: Le Retour du Roi

Titre VO: The Lord of The Rings: The Return of The King

Auteur: J.R.R Tolkien

Publié chez Gallimard Jeunesse, 2000

Genre: fantasy

Pages: 651

Prix: 7€90

L’intrigue

Je ne reviendrai pas tellement sur l’intrigue de cet ultime tome de la saga. Frodon et Sam sont aux portes du Mordor. Ils ont la tâche difficile de s’y introduire pour détruire l’anneau maléfique.

Pendant ce temps, la communauté, disséminée aux quatre coins du pays poursuit sa tâche: battre les Orques et détourner l’attention de Sauron.

On suit les aventures de chacun des personnages: le premier livre est consacré à Gandalf et Aragorn. Le second est dédié à Frodon et Sam.

Mon avis

Je viens enfin à bout de cette saga avec ce troisième tome. J’ai eu d’abord du mal à me repérer dans les noms et les lieux. Il faut dire que la lecture du tome 2 date de cet été. J’ai eu le temps d’oublier pas mal de choses donc. Mais tout est revenu petit à petit.

J’ai trouvé que le début du roman était un peu longuet: il y est surtout question de stratégies et d’intrigues politiques. Il faut de plus se remémorer une tonne de choses concernant les personnages. La lecture n’a pas été facile. Une fois la difficulté franchie, j’ai cependant apprécié de retrouver Pipin et Merry qui font preuve d’une bravoure sans pareil.

Les batailles se succèdent. J’aime beaucoup la façon dont Tolkien décrit les combats: il ne s’y attarde pas mais ne passe pas dessus non plus. Son rythme est le bon: il n’assomme pas le lecteur. J’ai toutefois toujours du mal avec les descriptions des paysages, parfois peu aisés à s’imaginer. Bienheureusement, le film est là pour faciliter les choses.

La fin du roman m’a beaucoup étonnée. Je l’ai trouvé brève quant au dénouement. J’ai cependant été émue de laisser mes braves Hobbits: je m’y était quand même attachée! Enfin j’ai trouvé que ce tome venait confirmer ma supposition: le vrai héros de cette saga n’est pas Frodon mais Sam! Il a d’ailleurs le dernier mot et se révèle un hobbit courageux et endurant.

Ce tome a comblé mes espérances: tout est bien qui finit bien. J’ai toutefois un petit faible pour le deuxième tome que je trouve plus riche en rebondissements.

C’est Lundi que lisez-vous? #9

14 mai

 

Me revoilà pour la neuvième fois pour mon c’est lundi que lisez-vous? C’est ici que ça se passe!

Marquée, la maison de la nuit, Tome 1 de Kristin et P.C Cast

12 mai

Titre VF: Marquée, La maison de la nuit, Tome 1

Titre VO: Marked – A House of Night Novel 1

Auteurs: P.C et Kristin Cast

Publié chez Pocket Jeunesse, 2010

Genre: Bit-lit

Pages: 307

Prix: 7€20

 

 

 

L’intrigue

Elle est simple. Zoey, une ado américaine, se retrouve “marquée” un après-midi alors qu’elle est au lycée. Elle se retrouve avec une marque en croissant de lune sur le front qui prouve qu’elle a été choisie pour devenir une vampire et intégrer la prestigieuse maison de la nuit afin de parfaire son éducation.

Dénigrée de tous, rejetée, Zoey est contrainte de rejoindre cette fameuse école. Là-bas, elle se fait aussi remarquer. En effet, sa marque a pris une étrange teinte bleutée, chose qui ne se produit qu’à l’âge adulte.

Le mentor de Zoey, Neferet pense qu’elle est appelée à faire de grandes choses. En attendant, Zoey tente de se faire des amis et de s’intégrer. Elle découvre cette école particulière dédiée aux vampires….

 

Mon avis

Ce sera un roman bit-lit vite lu et vite oublié! Je ne suis pas fan à la base de ce genre de littérature. J’ai gagné ce tome grâce à un concours. Pourquoi se priver de cette lecture? Combattant tous mes a priori, j’ai donc découvert l’univers de Zoey. J’ai été terriblement déçue de ce roman qui n’a pas du tout répondu à la hauteur de mes attentes.

J’ai vraiment détesté les dialogues que j’ai trouvé caricaturaux, enfantins et parfois si ridicules que j’en ai bien ri. J’avais vraiment l’impression de lire des répliques destinés à des préadolescents. Les échanges se font à coup de monosyllabes “ouais, trop génial, ok”. Je n’en ai retenu aucune profondeur.

Abordons à présent la question des personnages. Là aussi je n’ai pas aimé. Il reste caricaturaux, superficiels, brouillons. Zoey, c’est la fille qui n’a pas de chance et qui est terriblement maladroite, pour finalement se rendre compte qu’elle est, oh mon Dieu!, exceptionnelle. Les méchants sont vraiment méchants, les idiots vraiment idiots, les bouseux, vraiment bouseux, et les gays super gays . On saisit complètement la personnalité des personnages dès qu’ils sont esquissés. Aucune profondeur là aussi. Les personnages gravitent autour de Zoey pour lui servir de faire-valoir.

Enfin l’intrigue ne m’a pas du tout surprise. On s’attend à tous les rebondissements depuis le début du roman: les pouvoirs révélés, l’histoire d’amour, la crise de jalousie, etc… C’est du vu et du revu à tel point que j’ai pensé à certains moments avoir déjà lu le livre (mais en fait je confondais avec un autre!).

Bref, je ne retiens vraiment rien de bon dans ce roman: juste un ennui mortel et une bonne tranche de rigolade face à certains dialogues débiles.

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