carolivre

Toujours un livre à la main


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Le maître des livres de Shinohara Umiharu

Le maître des livres de Shinohara Umiharu,

Publié aux éditions Komikku,

2014, 190 pages,

Pour l’acheter: Le maître des livres

 

 

 

 

À la bibliothèque pour enfant "La rose trémière" vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.

C’est complètement par hasard que je suis tombée sur ce manga dans le rayon de ma librairie. Le titre Le maître des livres ne pouvait que me plaire, tout comme la couverture qui montre le bibliothécaire Mikoshiba en plein rangement de sa merveilleuse bibliothèque!

Au début du récit, le lecteur découvre Miyamoto. C’est un jeune homme qui travaille dans la finance. Alors qu’il revient d’une soirée très très arrosée, il découvre une bibliothèque pour enfants encore ouverte alors qu’il est bien tard dans la nuit. Miyamoto y entre et rencontre le bibliothécaire Mikoshiba. Ce dernier n’est pas commode et son premier réflexe est de vouloir chasser Miyamoto. Mû par son instinct, il se rend compte que Miyamoto est en fait malheureux et mal dans sa peau. Il lui conseille de lire alors un recueil de contes pour enfants qui pourraient bien l’éclairer sur son avenir.

Miyamoto se moque d’abord du choix opéré par le bibliothécaire puis finit par lire les contes. Il prend alors conscience de ses erreurs passées et souhaite tout faire pour redevenir une personne loyale et honnête avec les autres.

L’exemple de Miyamoto inaugure la façon dont l’auteur va nous raconter chaque histoire. Pour Mikoshiba, les bibliothécaires (ou les libraires) sont des boussoles dont la mission est de guider les lecteurs vers le livre qui va changer leur vie. Miyamoto va beaucoup apprendre à travers sa lecture. C’est un personnage qui va devenir récurrent au fil des pages et fidèle à la bibliothèque. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que l’auteur amène un peu plus d’humour à son récit.

Ce manga met en scène, il faut le rappeler, une bibliothèque pour enfants. Le choix n’est pas anodin. En effet, le bibliothécaire Mikoshiba est persuadé qu’il faut prendre au sérieux la littérature jeunesse et qu’elle a bien plus de choses à nous offrir que toute autre littérature. Tout au long du récit, ce sera son crédo: convaincre les lecteurs de tous âges, que la littérature jeunesse est profonde et est capable de nous délivrer un enseignement sur la vie.

Dans ce manga, l’auteur rend hommage aux livres mais surtout au métier de bibliothécaire. Chaque petite histoire est centrée sur un personnage et un livre en particulier. Les romans évoqués sont parfois japonais (donc inconnus pour un européen) mais pas seulement. L’auteur évoque L’île au trésor de Stevenson ou encore Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède. Chaque livre éclaire la vie d’un personnage. Cette manière de faire peut paraître manichéenne puisque chaque personnage s’améliore après sa lecture mais elle a le mérite de souligner le pouvoir de la lecture.

Je terminerai ma chronique en parlant des dessins. Ils sont très beaux et ne "partent" pas dans tous les sens comme dans d’autres mangas. La lecture des "cases" est facile à suivre. Les livres lus par les personnages sont également résumés et dessinés ce qui permet d’inclure un récit dans le récit.

Ce manga a donc tout pour plaire pour tout fan de lecture et de livres!


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Tempête sur Nogales de Thierry Berlanda

Tempête sur Nogales de Thierry Berlanda,

Éditions La Bourdonnaye,

2014, format Epub,

Pour l’acheter: Tempête sur Nogales

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route de Tombstone à Nogales, à la frontière entre l’Arizona et le Mexique, sous un soleil de fonte, une tempête se prépare. Tempête de sable, de vent, de souvenirs. Avec dans la ligne de mire le snack de Jess, planté au mile 88, en plein désert. Et tous, sans exception, aussi bien Dennewich – l’odieux patron du cabaret à filles – , que les chauffeurs de la compagnie de trucks locale et que la population entière, s’agitent de plus en plus à mesure qu’approche avec la tempête une Pontiac noire, tel un funeste présage. Pour quelle raison ce mystérieux attelage terrorise-t-il Jess, ange blond à la voix de chanteuse black et au passé enfoui ? Le gosse – un pauvre type éperdument amoureux d’elle – et son vieux pote Holly seront-ils de taille à la protéger ? A moins que la belle ne préfère l’aide de Cooper, un nouveau chauffeur qui ne la laisse pas indifférente.

 

Tout d’abord merci à l’auteur et aux éditions de La Bourdonnaye qui me font confiance en me proposant de lire et de donner mon avis sur ce roman.

Je connaissais déjà Thierry Berlanda grâce à son précédent roman L’insigne du boiteux qui m’avait beaucoup plus.

Je réitère ici l’expérience avec son tout dernier roman qui pour le coup m’a complètement changée dans mes habitudes de lecture et m’a beaucoup surprise.

Dans Tempête sur Nogales, l’auteur plante le décor d’emblée. Un snack miteux au milieu du désert, tenu par une femme, Jess, qui attire bien des convoitises. Ses clients sont des routiers qui tracent la route poussiéreuse et qui s’arrêtent là pour boire un verre, bière ou tequila au choix.

Dans cette atmosphère pesante, ensoleillée et écrasante, Jess a la visite régulière d’un gamin appelé "le gosse". On ne sait pas vraiment quel âge il a mais c’est un peu le souffre-douleur de la communauté de Nogales. Il s’occupe des tâches ingrates et il est payé en bouteilles de tequila. Dans la journée, le gosse est souvent dans un état alcoolique avancé. C’est ce qui le fait tenir. Bien heureusement, il y a son ami, le seul, Holly, routier de la vieille, qui lui permet de temps en temps de dormir avec un toit au-dessus de la tête.

Et puis dans la vie du gosse, il y a Jess, la fille du snack, qui chante avec une voix de noire. Le gosse en pince vraiment pour elle au point qu’il est capable de rester des heures à l’attendre, à la regarder.

Un jour, une Pontiac noire débarque en ville. Jess est troublée, paniquée. Que craint-elle? A quoi ou plutôt à qui cherche-t-elle à échapper? Le gosse et Holly se donnent pour mission de sortir Jess de ce traquenard.

Je n’en dirai pas plus sur la suite du roman mais j’ai été véritablement surprise par le dénouement imaginé par l’auteur. En aucun cas, je n’avais soupçonné la vérité! J’ai beaucoup apprécié le fait que le lecteur soit berné jusqu’à la fin! Enfin un roman où je n’ai pas deviné l’issue finale dès les premiers chapitres.

Outre son intrigue bien ficelée, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère créée par l’auteur. On ressent littéralement Nogales et son désert. On imagine sans peine une petite ville paumée, délabrée, entourée par le désert, morte à l’heure de la sieste. On ressent la chaleur suffocante, écrasante; le sable qui pénètre partout dans les vêtements, les cheveux. En lisant ce roman, j’étais presque physiquement incommodée. Les descriptions ne sont pas nombreuses et pourtant très visuelles. Elles répondent souvent à notre imaginaire de lecteur et offrent une vision fantasmée du désert américain.

Les personnages m’ont également plu. Ils sont tous truculents et hauts en couleur. Le gosse reste une énigme. Pinté dès 8 heures du matin, il ne semble vivre que pour Jess. A-t-il une famille? D’où vient-il? Le gosse reste très mystérieux. L’auteur dresse aussi une galerie de personnages fort en gueule avec l’ignoble Dennewich, macro de son état; "Mouffy" son homme de main puant au sens propre et Holly, ce camionneur (que j’ai imaginé avec une dégaine de biker) au grand cœur. Tout ce petit monde de côtoie, se mélange et n’hésite pas à en venir aux mains pour défendre son territoire. La violence peut paraître gratuite mais elle fait partie de la vie normale à Nogales.

Il y a enfin le style de l’auteur qui m’a d’abord désarçonnée. Il emploie un vocabulaire fleuri, familier, des structures de phrases proches de l’argot. Les premières pages sont un peu difficiles car il faut un temps d’adaptation à cette langue nouvelle puis finalement on se dit qu’elle s’accorde parfaitement à l’atmosphère rude et brutale de Nogales et aux événements qui vont s’y produire.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui vire peu à peu au thriller au fil des pages. La tension atteint son comble dans les dernières pages. Lancez-vous dans ce récit et cette virée sur les routes poussiéreuses de Nogales ne vous laissera pas de marbre.


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Pétronille d’Amélie Nothomb

Pétronille d’Amélie Nothomb,

Publié aux éditions Albin Michel,

2014, 169 pages,

Pour l’acheter: Pétronille

 

 

 

 

A chaque rentrée littéraire, c’est le même rituel, on m’offre le nouveau Nothomb. C’est devenu plus aujourd’hui une habitude qui marque la fin des vacances qu’une réelle envie tant j’ai été déçue par ses derniers romans.

Après avoir entendu Amélie à la radio, vu Amélie à la télé, j’avais quand même sérieusement envie de découvrir ce roman. La drôlerie de l’auteur et son sens de l’humour m’ont rendue curieuse. Et puis, j’avoue préférer les romans dans lesquelles Amélie Nothomb se dévoile, se raconte: c’est là qu’elle maîtrise le mieux son sujet.

Dans Pétronille, Amélie invite son lecteur à la suivre en tant qu’Amélie Nothomb, romancière de son état. Alors qu’elle habite à Paris, Amélie semble prise de solitude. Son péché mignon est celui de boire du champagne mais pas question de pratiquer cette activité en solo. Amélie souhaiterait rencontrer un compagnon qui puisse lui tenir compagnie lors de ses descentes de Moët et autres Veuve Clicquot.

Amélie trouve "son âme sœur" lors d’une dédicace en la personne de Pétronille. Au premier abord, Amélie prend Pétronille pour un garçon. Il faut dire qu’avec sa démarche et ses cheveux courts, elle ressemble davantage à un jeune homme qu’à une midinette. Amélie et Pétronille vont très vite se lier d’amitié alcoolique. Et pourtant, ce n’était pas gagné au départ. En effet, tout semble opposer Amélie et Pétronille. Amélie vient d’une famille de diplomates tandis que Pétronille a des parents communistes; Amélie s’offusque de nombreuses choses et met la politesse au-dessus de tout tandis que Pétronille ne s’embarrasse pas de faire pipi entre deux voiture en plein Paris.

Si leur amitié s’avère rocambolesque, elle se termine d’une manière abrupte et c’est peut-être cette fin que j’ai le moins apprécié dans le roman. J’ai en effet beaucoup aimé la manière dont Amélie Nothomb met en scène son double, cette Amélie pudique, consensuelle, timide. Certains passages sont très drôles et il est intéressant d’essayer de dénouer les fils du biographique et du romancé.

Le personnage de Pétronille permet à Amélie d’introduire une réflexion plus profonde sur la littérature et le métier d’écrivain. En effet, Pétronille tente elle aussi de se faire éditer. Elle percera d’ailleurs dans le milieu avec un certain succès. Mais au-delà des aventures éditoriales des deux amies, l’auteur se raconte un peu plus sur sa façon d’envisager le métier d’auteur. Elle lève le voile sur cette malédiction qui lui procure autant de bien que de mal. Pour Amélie, la vie est rythmée par l’écriture. Levée dès quatre heures du matin, elle écrit jusqu’à huit heures (peu importe l’heure à laquelle elle s’est couchée d’ailleurs) avant de lire tout, sauf ses propres œuvres.

Mais c’est surtout le style reconnaissable de l’auteur que j’ai préféré dans ce roman car elle y déploie une langue pleine de verve et d’humour. Avec beaucoup d’auto-dérision, l’auteur aime peindre ses défauts et les mettre en scène. Son roman est drôle à la limite du surréalisme. Elle aime jouer avec la langue, faire rouler les mots sous sa plume et décrire des situations cocasses à souhait.

Pétronille ne renoue pas pour moi avec les premiers romans de l’auteur mais il apporte sa pierre à l’édifice. L’humour d’Amélie Nothomb et son côté décalé transparaissent à travers ce roman et en font un livre délicieux.


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Bilan du mois: Août 2014

 

J’inaugure ici une nouvelle rubrique dans laquelle je ferai le bilan chaque mois de mes acquisitions et de mes dernières lectures. J’ai vu cette manière de faire sur différentes blogs (notamment chez Bazar de la littérature) et j’aime cette façon synthétique de parler de son mois de lecture et en image!

Les lectures de ces dernières semaines:

 Northanger Abbey de Jane Austen

 

La saga Harry Potter que j’ai relu avec plaisir!

 

 

Mes dernières acquisitions:

011

Pêcheur d’Islande de Pierre Loti et Toute passion abolie de Vita Sackville-West, trouvés chez Boulinier à Paris pour 2 euros 50 dans de superbes collections!

012

Pour le boulot No et Moi de Delphine de Vigan pour étudier en classe!

013                  014Le Maître des illusions de Donna Tartt car le résumé m’a plu,

Chesstomb de John Ethan Py, éditions HSN en occasion donc je me suis empressée de le prendre,

Shining de Stephen King car cela fait un moment que j’avais envie de le lire,

Mary-Anne de Daphné du Maurier pour compléter ma collection, tous trouvés chez Gibert.

 

015    Rutland Place d’Anne Perry, reçu en troc,

    Pétronille d’Amélie Nothomb, offert par mon chéri (tradition oblige)


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Saga Harry Potter de J.K Rowling

Cet été, j’ai décidé de me lancer à nouveau dans la re(rere)lecture de la saga Harry Potter. Je ne compte plus les fois où j’ai lu tel ou tel tome. Mes souvenirs sont quand même un peu confus. Je profite donc de mes deux mois de vacances pour relire la saga en version numérique sur ma liseuse Kobo.

Plutôt que de chroniquer chaque tome, ce qui serait fastidieux et long et peut-être inintéressant tant ils ont été lus, je vais me contenter de vous livrer de minis avis au fur et à mesure de mes lectures.

Commençons donc par le 1er tome, Harry Potter à l’école des sorciers. C’est clairement un tome de mise en place des personnages et du monde de Harry. Ce 1er tome fait figure de grosse introduction et c’est bien normal étant donné la complexité de l’intrigue à venir et du monde imaginé par l’auteur. En relisant ce tome, je ne me rappelais plus vraiment de la cruauté des Dursley. Rowling insiste vraiment sur leur étroitesse d’esprit et leur manque de cœur. Elle en dresse un portrait vraiment noir.

Ce que je préfère dans ce tome, c’est découvrir en même temps que Harry le monde des sorciers. Comme le héros, le lecteur est novice en la matière. J’aime à chaque fois me plonger dans la découverte de Poudlard et dans tout ce qui fait la spécificité du monde magique de Harry. L’auteur parvient à rendre le tout très crédible et j’admire cette force d’écriture. Rien n’est laissé au hasard.

Quant à l’intrigue, elle est assez basique. Je m’étonne juste d’une chose. A priori Dumbledore semble bien au courant de ce que trafique Harry et ses amis or il n’intervient à aucun moment. Étrange pour ce grand maître de la magie!

Dans ce deuxième tome, les choses s’accélèrent. Harry a (un peu) grandi. Poudlard n’a presque plus de secrets pour lui. C’est dans ce tome qu’il fait une entrée fracassante au collège à bord de la voiture volante. J’aime beaucoup le début du roman quand Harry passe quelques jours chez les Weasley. Leur maison bancale pleine de ressources me fait rêver! L’intrigue se corse un peu plus. Cette fois-ci, Harry est confronté au souvenir de Voldemort qui revit à travers un journal intime maléfique. Il s’agira en fait d’un Horcruxe (voir les tomes 6 et 7). C’est dans ce tome qu’Harry comprend qu’il a hérité de certains pouvoirs de Voldemort comme la faculté de pouvoir parler le Fourchelang. La comparaison entre Harry et Tom Jedusor (alias Voldemort) est d’ailleurs assez troublante. L’épisode dans la forêt interdite avec l’araignée Aragog me dégoûte toujours autant. Enfin, j’adore le personnage de Gilderoy Lockhart: l’auteur prend énormément de plaisir à en faire un fanfaron doublé d’un imbécile. Le tome 2 est un tome que j’apprécie particulièrement pour cette touche d’humour.

Dans ce tome, l’atmosphère devient plus sombre. Harry Potter découvre l’existence de Sirius Black qui en veut à sa peau. Tout au long du roman, le lecteur se demande si Sirius est vraiment le psychopathe en puissance que l’on décrit. Du côté des nouveaux personnages, le Professeur Lupin apparaît. Si son nom de famille donne déjà un précieux indice sur son secret, Harry et ses amis ne vont par tarder à découvrir quelle est sa vraie nature. Lupin est un personnage que j’apprécie beaucoup. Il est à la fois doux, sensible et doué d’une grande puissance magique. C’est un personnage que l’on retrouvera par la suite. Ce tome met un peu de temps à se lancer d’autant plus que les premiers chapitres reviennent sur les derniers événements. Une fois que l’action est lancée cependant, elle ne s’arrête plus. C’est dans ce tome qu’Hermione utilise le fameux "retourneur de temps", objet magique que j’aimerais bien employer de temps à autre!! Encore une fois, la relecture de ce tome m’a énormément plu car elle annonce des événements terribles…

Ce tome-là amorce clairement le côté sombre de la saga. C’est d’ailleurs un des plus longs. Il commence par la coupe du monde de Quidditch qui permet à l’auteur de mentionner l’apparition de phénomènes liés à Voldemort. Il continue avec le tournoi des 3 sorciers organisés à Poudlard et auquel Harry participe bien malgré lui. Certes, il y a quelques longueurs dans ce tome 4 mais j’aime toujours autant me plonger dans les épreuves du tournoi aux côtés de Harry. J’admire une fois de plus l’imagination sans limite de J.K Rowling qui fait preuver d’ingéniosité et d’inventivité. C’est ici qu’on apprend l’existence d’autres écoles de sorcellerie notamment l’école française de Beauxbâtons aux vélanes envoûtantes.  J’aime aussi énormément relever les différents indices qui permettent d’identifier l’imposteur de Poudlard avant Harry et sa bande. C’est l’avantage d’avoir déjà lu le roman! Seul bémol: la quête d’Hermione en faveur des elfes de maison qui apporte de la distraction mais qui présente peu d’intérêt.

Bon, ce n’est pas mon tome préféré et ma lecture s’en est ressentie. J’ai mis énormément de temps à le terminer tout en sachant qu’il s’agit du tome le plus long de la saga. Pourquoi ce tome-là me plaît moins que les autres? Je trouve que l’action est d’une lenteur extrême. En clair, tout se passe à la toute fin du roman. Harry se traîne péniblement à Poudlard: les cours, la formation de l’AD et les discussions avec ses petits camarades retardent un maximum l’action. Et c’est bien dommage car je me suis ennuyée à certains moments. Je n’aime pas tellement ce tome également parce qu’il y a le personnage de Dolores Ombrage, tellement méchant et vicieux qu’elle me met mal à l’aise. J’ai envie de l’étrangler à chaque fois qu’elle apparaît. C’est bien joué de la part de l’auteur en tout cas qui nous fait détester, haïr cette sorcière! Bref, en arrivant au bout du roman j’ai crié: "enfin fini!", un peu comme une délivrance….

Dans ce 6ème tome, Harry Potter joue à un jeu dangereux puisqu’il découvre par hasard l’existence d’un livre de potions ayant appartenu à un mystérieux Prince des ténèbres. Qui est-il? Harry se lance dans les hypothèses les plus folles. J’aime beaucoup ce tome car il devient de plus en plus sombre au fil des pages. D’abord, on apprend que ce prince des ténèbres n’est pas si gentil que ça puisqu’il a mis au point des formules magiques terribles. D’autre part, Harry apprend l’existence des Horcruxes et se lance dans cette quête avec l’aide de Dumbledore. On en sait également plus sur l’enfance de Voldemort terriblement morbide. Quant au final du roman, je me souviens avoir eu du mal à le croire en me répétant: "c’est impossible que cela finisse comme ça!" et pourtant si….

Je termine enfin la saga Harry Potter par cet ultime tome plein de rebondissements. Il m’aura fallu un mois et demi pour arriver au bout de la saga entière.

C’est étrange mais j’ai complètement redécouvert ce 7ème tome. J’avais davantage les images du film en tête que le texte lui-même. Je ne me rappelais plus que les rebondissements étaient aussi nombreux. Dans ce tome en effet, Harry se lance à la recherche des 5 derniers horcruxes restants afin de se débarrasser de Voldemort pour toujours. Mais rien n’est gagné car Dumbledore n’a pas livré tous ses secret à Harry. Ce tome est un vrai jeu de piste. Il y a d’abord "l’héritage" de Dumbledore: un vif d’or pour Harry, un déluminateur pour Ron et un conte pour Hermione. Chacun devra faire appel à ses ressources pour parvenir à décrypter le message du magicien. Dans cet ultime tome, de nombreux personnages vont mourir. J.K Rowling n’a pas hésité à sacrifier certains de ses personnages les plus emblématiques au plus grand dam du lecteur. Toutefois, la fin du roman m’a paru un peu longue: l’ultime bataille est un passage obligé mais les péripéties sont vraiment trop nombreuses. Finalement dans ce tome, le plus intéressant reste la quête de Harry. Comme le dit l’adage: "l’important n’est pas la destination mais le voyage…"


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Northanger Abbey de Jane Austen

  Nothanger Abbey de Jane Austen,

  édition Archipoche,

  2011, 355 pages,

  Pour l’acheter: Nothanger Abbey

 

 

 

 

 

Une jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du cœur. L’héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, ‘Les mystères d’Udolphe’ de Mrs Radcliffe.

J’ai eu la chance de recevoir pour mon anniversaire les deux tomes consacrés à Jane Austen dans la prestigieuse édition de la Pléiade. Le premier tome rassemble des œuvres connues comme Orgueil et préjugés mais aussi des œuvres de jeunesse.  J’ai donc commencé par le commencement et ce 1er tome débute par Nothanger Abbey.

Ce fut une totale découverte pour moi. Les seuls éléments que je connaissais à propos de ce roman portaient sur son caractère gothique dont Jane Austen se moque allégrement. Je ne connaissais rien à l’intrigue ou aux personnages et j’avoue avoir été conquise.

L’intrigue débute avec Catherine Morland. Elle est issue d’une famille nombreuse et modeste mais tout à fait respectable. Son parrain Mr Allen lui propose de l’accompagner en vacances à Bath. Ce sera l’occasion pour Catherine de tenir compagnie à Mrs Allen et de se divertir un peu. On suit donc Catherine dans son voyage à Bath. Une fois installée, elle accompagne Mrs Allen en ville ou dans les lieux publics où toute la bonne société se retrouve. Mrs Allen se plaint sans cesse de ne connaître personne et d’être seule à Bath mais bientôt les deux femmes font la connaissance d’Isabella Thorpe et de son frère. C’est le début d’une amitié entre Isabella et Catherine.

Ce qui surprend le plus dans ce roman, c’est l’extrême naïveté de Catherine. Elle apparaît dénuée de tout sens critique et de méchanceté à l’encontre de ceux qui l’entourent. Isabella devient bien vite son amie mais Catherine ne se rend en aucun compte qu’il s’agit d’une grande manipulatrice et séductrice. L’auteur prend un mal et un plaisir à jouer avec son héroïne en la mettant aux prises avec cette Isabella qui récite de beaux discours et de belles promesses mais qui ne tient jamais sa parole. Catherine lui trouve sans cesse des excuses afin de la disculper.

Le roman devient vraiment très drôle lorsque le frère d’Isabella s’en mêle. Il s’agit d’un garçon mal dégrossi, impoli qui tombe bien vite amoureux de Catherine et qui tente de la séduire en lui parlant de chiens de chasse et de chevaux. Fanfaron, menteur et maladroit, il passe vraiment pour l’imbécile de service. Catherine s’en rend vite compte cette fois-ci et cherche à tous prix à l’éviter. Elle l’esquive sans cesse lors des bals et c’est un plaisir de voir enfin notre héroïne sortir de sa réserve habituelle.

Au fur et à mesure, Catherine va en effet gagner en maturité et en confiance. En somme, Jane Austen nous livre ici une sorte de roman d’apprentissage car Catherine a du mal à se confronter à la réalité. Elle souhaiterait que sa vie se déroule comme dans les livres. Catherine lit beaucoup de romans en effet. Elle se passionne pour Le Château d’Udolphe d’Anne Radcliffe, un roman gothique très à la mode à l’époque. Jane Austen se moque d’ailleurs de ces lectures qui ne comportent que châteaux hantés et jeune filles effarouchées. Elle s’en moque mais en fait à la fois l’apologie car Northanger Abbey est avant tout une ode à la lecture. Tout au long de ce roman, Jane Austen n’oublie pas que Catherine reste son personnage et qu’elle peut en faire ce qu’elle veut. Elle le rappelle sans cesse au lecteur en émettant toutes sortes d’hypothèses avec ces mots: "Notre héroïne aurait pu…".

Même si l’extrême naïveté de Catherine a parfois de quoi décontenancer ou agacer le lecteur, j’ai adoré me plonger dans ce roman plein d’humour et d’auto-dérision. Une fois de plus la plume de Jane Austen a su faire mouche.

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