La Nuit des cœurs froids d’Esther Brassac

 

 

 

La Nuit des cœurs froids d’Esther Brassac,

Publié aux éditions du Chat noir,

2014, 429 pages.

 

 

 

 

 

 

Harald était un vampire psychique heureux jusqu’à ce qu’une pénurie énergétique frappe les cadavres dont il se nourrit, mettant sa santé en péril. Très vite, il constate que ces dépouilles ont des organes aberrants et le mystère s’épaissit encore lorsque ses homologues buveurs de sang tentent, sans raison apparente, de stopper ses recherches. Avec l’aide d’amis, Harald découvre qu’il n’est pas seul victime de phénomènes pour le moins étranges : au même moment, Glasgow subit une vague affolante de suicides et voit l’apparition d’humains mutants. Tous ces événements ont-ils seulement un lien entre eux ? Nicolas Flamel, devenu immortel grâce à la pierre philosophale, observe, conscient de leur gravité. Il décide alors de réunir une équipe pour enrayer cette menace qui se profile à l’horizon.
Mais les enjeux sont-ils aussi évidents qu’ils le croient ? Bien des surprises les attendent…

La Nuit des cœurs froids traînait dans ma PAL depuis un petit moment déjà et je me suis enfin décidé à le lire. J’ai passé un excellent moment de lecture même si ce roman n’est pas un coup de cœur pour moi.

Esther Brassac a déjà une très grande qualité: elle écrit vraiment bien et c’est important de le souligner dans un monde de l’édition qui publie parfois un peu tout et n’importe quoi. Elle a un style parfois désuet, que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié. Elle ne cède pas à la facilité et écrit de la bonne fantasy.

Ensuite elle a su créer un monde, un univers dans lequel j’ai eu plaisir à m’immerger. Ses personnages prennent place dans un univers où le steampunk le dispute à la fantasy la plus pure avec son lot de loups-garous, vampires, goules et autres bestioles délicieuses. Et ça marche vraiment bien. Son petit monde m’a fait un peu penser à celui de Harry Potter dans lequel humains et bizarreries se côtoient tout à fait normalement. Ainsi on trouve des scientimagistères, des bureaux aux noms tous plus étranges les uns que les autres. La police fait équipe avec des lycans, Les châteaux sont magiques et les goules sont reporters!

Enfin, Esther Brassac développe des personnages loufoques auxquels je me suis attachée. Il y a d’abord Harald le vampire romantique et solitaire qui préfère se nourrir des âmes des morts plutôt que du sang des vivants; Pétunia la goule aux robes à pois qui utilise un langage à la fois châtié et délicieusement désuet; Irvine le policier, collectionneur honteux de papillons, moustachu et soupe au lait ou encore Nicolas Flamel, malicieux et facétieux, tels qu’on se l’imagine. Bref, cette galerie de personnages est un vrai régal et j’ai plusieurs fois ri à la lecture de dialogues bien sentis ou de situations cocasses.

Concernant l’intrigue, l’auteur imagine que du jour au lendemain, les suicides se multiplient sans raison. Une mystérieuse force pousse les gens à en finir tandis qu’Harald, de son côté, constate que les organes des cadavres se changent en métal après plusieurs jours d’inhumation. Et si tout était lié? Antoine, un touriste venu passer ses vacances en Écosse, va devenir enquêteur malgré lui aux côté d’un vampire psychique et d’un flic à bout!

L’auteur prend le temps pour développer son intrigue. Elle place tous ses éléments à commencer par ses personnages qui auront tous un rôle crucial dans l’affaire. Si le début du roman m’a enjouée, j’ai trouvé la fin un peu longue et embrouillée et je n’ai pas tout compris au dénouement. Cependant, j’ai adoré suivre les aventures des personnages et les rebondissements sont nombreux. Il n’y a aucun temps mort dans le récit.

Avec La Nuit des cœurs froids, Esther Brassac signe un roman enlevé et loufoque. A découvrir!

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6 réflexions sur “La Nuit des cœurs froids d’Esther Brassac

  1. Je n’avais pas du tout accroché avec le style de l’auteure pour ce roman en tout cas, je testerai dans un autre style pour voir si c’est une question d’histoire ou vraiment de style d’écriture, ça me fait ça avec Sophie Dabat, des fois ça passe super bien et d’autre fois non ^^

  2. Pingback: Par le grâce des Sans Noms d’Esther Brassac | Carolivre

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