Nous vivions dans un pays d’été de Lydia Millet

Nous vivions dans un pays d’été de Lydia Millet,

Publié aux éditions Les escales,

2021, 256 pages.

Une grande maison de vacances au bord d’un lac. Cet été-là, cette maison est le domaine de douze adolescents à la maturité étonnante et de leurs parents qui passent leurs journées dans une torpeur où se mêlent alcool, drogue et sexe. Lorsqu’une tempête s’abat sur la région et que le pays plonge dans le chaos, les enfants – dont Eve, la narratrice – décident de prendre les choses en main. Ils quittent la maison, emmenant les plus jeunes et laissant derrière eux ces parents apathiques qu’ils méprisent et dont l’inaction les exaspère autant qu’elle les effraie.

Je suis passée totalement à côté de ce roman. Je n’ai ni aimé le style ni l’histoire. On y suit une bande d’ados, livrés à eux-mêmes. Ils passent pourtant leur été avec leurs parents dans une immense maison. Mais les adultes ne font que boire, fumer. Les ados font ce qu’ils leur chantent. Mais un jour, la tempête vient les frapper de plein fouet.

Il y a d’abord la manière de raconter, le style , que je n’ai pas aimé. C’est l’une des ados, Eva, qui va nous raconter cette histoire mais en employant le « nous« . Ce « nous » collectif installe une certaine distance dans l’écriture. Un « nous » qui ne m’a pas permis d’apprécier les personnages. Il y a ensuite cette intrigue. Ces parents démissionnaires qui passent leur temps, du matin au soir, à boire! Ce n’était pas crédible à mes yeux. Et puis l’arrivée de cette tempête qui déstabilise tout. A partir de ce moment, l’intrigue part dans tous les sens vers une sorte de dystopie qui n’en est pas une.

Ce qui m’a gênée le plus c’est que l’intrigue n’est pas dense, pas approfondie. J’avais l’impression de survoler des situations, de passer parfois du coq à l’âne. Je n’ai pas aimé en réalité cette espèce de parabole sur le passage de l’enfance à l’adulte, sur le renoncement aux idéaux et aux rêves qu’incarnent les adultes.

Entre la fable, le conte philosophique et la parabole, « Nous vivions dans un pays d’été » ne m’a pas du tout plu.

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