La saga des Otori, Le fil du destin, Lian Hearn

C’est pendant mon voyage en Suède que je me suis attaquée au dernier mais aussi premier tome consacré à la saga des Otori. Je m’explique. La saga des Otori compte au départ 4 livres, tous numérotés. L’histoire débute par le massacre de la famille de Takeo. Celui-ci est alors recueilli par Shigeru, ex-chef du clan des Otori.

 

   Le fil du destin est le dernier livre écrit par Lian Hearn sur les Otori mais il s’insère avant tous les autres. En effet, l’auteur y raconte l’enfance de Shigeru, de son arrivée au pouvoir jusqu’à sa rencontre avec Takeo. On pourrait donc l’appeler le tome 0.

 

 

 

L’histoire

 

 

Shigeru est un jeune garçon né dans une bonne famille. En effet, il est un Otori, comprenez l’un des membres d’une famille très puissante qui règne au Japon sur l’empire du Milieu. Sa vie d’adolescent est ponctué par les enseignements qu’il reçoit de ses différents maîtres: sabre, lutte, méditation, il doit parfaire son éducation de guerrier. Cependant tout n’est pas rose au pays du soleil levant. En effet, les différents clans luttent pour le pouvoir et Shigeru prend conscience que son territoire est menacé. Il lève alors des troupes pour marcher contre Iida Sadamu, un chef de clan très cruel. Trahi, il perdra dans cette bataille son statut et son honneur….

 

 

Mon avis

 

 

Encore une fois, j’ai été charmée par cet ultime roman de Lian Hearn. Dès le début de l’histoire j’ai été happée par ces luttes pour le pouvoir et l’honneur. Le lecteur pénètre dans un univers totalement nouveau où les codes n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. Les relations y sont très codifiées et il vaut mieux tout plutôt que perdre la face.

 

 

C’est donc dans un Japon médiéval que l’on pénètre. On s’attache dès le départ au personnage de Shigeru. En effet, c’est un homme qui cherche toujours à donner le meilleur de soi-même et à être le plus loyal posssible. Malheureusement à ses dépens, il apprend vite que la traîtrise est la maître mot lorsque l’on veut régner. Il cherche à être bon avec tous mais bien mal lui en prend. Il devra alors apprendre la patience et la fourberie pour parvenir à reconquérir sa place.

 

 

J’ai beaucoup apprécier les moments où l’auteur décrit l’apprentissage de Shigeru. Le jeune homme âgé de 16 ans (la majorité à cette époque) se retire dans la montagne avec un maître. Il y apprendra à se battre, à manier le sabre, à lutter contre la faim, le froid, à se dépasser physiquement et intellectuellement.

 

La violence est omniprésente dans ce tome. Âme sensible s’abstenir puisque les sabres font voler les têtes et les bras. Le sexe a aussi une place très importante. Les femmes ne servent qu’à faire des enfants ou assouvir les désirs des hommes!! Charmant mais bel et bien réel!!

 

On ne s’ennuie jamais dans ce roman, véritable « page-turner ». Les rebondissements se succèdent et surtout on en apprend beaucoup plus sur Shigeru ce qui permet d’éclairer les autres tomes de la saga. Ainsi on comprend les motivations et les raisons de son caractère si particulier pour l’époque. On voit naître son amour pour Dame Maruyama. Et l’auteur nous raconte sa rencontre très spéciale avec Muto Kenji, un des chefs de la tribu.

 

Laissez-vous donc porter par les effluves de thé et de saké qui rythment le récit. Un livre à lire avant ou après les autres tomes, peu importe la magie marche dans les deux sens.

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