Le Ver à soie de Robert Galbraith

   Le Ver à soie de Robert Galbraith,

   Éditions Grasset,

   2014, 269 pages,

   Pour l’acheter: Le Ver à soie

  

 

 

 

 

 

Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours comme cela lui est déjà arrivé par le passé, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène. Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme.
Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence. Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.

C’est encore avec beaucoup de plaisir que j’ai suivi une nouvelle enquête du détective Cormoran Strike. Souvenez-vous… L’année dernière, j’avais énormément aimé le premier tome du détective imaginé par Robert Galbraith alias J.K Rowling dans L’appel du coucou. Je n’ai donc pu résister à ce deuxième tome qui permet d’en savoir plus sur Cormoran mais également sur Robin, sa précieuse secrétaire.

Cette fois-ci, l’auteur s’attaque à l’univers de la littérature en mettant en scène le meurtre d’un écrivain. J’ai apprécié cette incursion dans le monde des lettres d’autant plus qu’il s’agit d’un univers bien connu de l’auteur. Les attachés de presse, les maisons d’édition et les rivalités avec les autres écrivains n’ont plus aucun secret pour lui. L’auteur nous entraîne dans les coulisses du livre. Le meurtre commis sur l’écrivain Owen Quine est-il crapuleux ou n’est-il qu’un gigantesque coup marketing destiné à doper les ventes?

Strike va devoir user de tout son talent pour percer ce mystère et pour pénétrer dans les arcanes de la littérature. Il m’a fait l’effet d’un chien dans un jeu de quilles. Avec son mètre 90, son gabarit hors norme et sa jambe boiteuse, Strike doit composer avec les réceptions mondaines mais surtout avec l’ego démesuré des uns et des autres. Comme à son habitude, l’auteur dresse une galerie de portraits criante de vérité. Il y a l’écrivain qui se croit hors de portée, l’auteur ratée et frustrée, l’éditeur tyrannique et tout ça pour le plus grand plaisir du lecteur. La vérité va s’avérer bien plus compliquée à trouver. La société littéraire est un vrai panier de crabes. Personne n’est finalement innocent et les personnages sont tour à tour des suspects potentiels. 

A travers ce roman, le lecteur en apprend plus sur Cormoran Strike. C’est un personnage attachant qui n’hésite pas à abandonner des enquêtes liées à des adultères pour se lancer dans une cause perdue et dangereuse. On en sait plus sur son passé de soldat et sur sa vie amoureuse. On découvre aussi qu’il est doté d’un humour décapant et cynique qui en laisse plus d’un sans voix. Quant à sa secrétaire Robin, elle prend plus d’importance et ce n’est pas pour me déplaire. On sent que Robin et Cormoran se rapproche de plus en plus. Lui devient moins bourru, tandis qu’elle, s’affirme davantage.

C’est enfin l’atmosphère du roman qui m’a le plus conquise. Galbraith nous fait visiter Londres, des bas-fonds aux clubs les plus chics. Strike mène son enquête pendant l’hiver. J’ai vraiment aimé ce côté froid, humide et glacé. Le détective va de pub en pub pour réfléchir, se réchauffer ou déguster une simple bière. Dans ce décor froid et neigeux, aucun chapitre ne se déroule sans une bonne tasse de thé bien noir. L’ambiance londonienne donne vraiment envie de (re)visiter cette superbe ville! Si l’intrigue ne révolutionne rien, je me suis quand même prise au jeu de savoir qui était l’assassin et jusqu’au bout je n’ai pas su le démasquer.

Le Ver à soie confirme le talent de Robert Galbraith dans le genre du roman policier. Gageons qu’il y aura une suite à la hauteur.

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