La Disparue de la cabine n°10 de Ruth Ware

 

 

 

La Disparue de la cabine n°10 de Ruth Ware,

Publié aux éditions Fleuve,

2018, 432 pages.

 

Une semaine à bord d’un yacht luxueux, à sillonner les eaux de Grand Nord avec seulement une poignée de passagers. Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d’une meilleure occasion de s’éloigner au plus vite de la capitale anglaise. D’ailleurs, le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l’Aurora rivalisent de jovialité. Le champagne coule à flot, les conversations ne manquent pas de piquant et la cabine est un véritable paradis sur l’eau.
Mais dès le premier soir, le vent tourne. Laura, réveillée en pleine nuit, voit la passagère de la cabine adjacente être passée par-dessus bord.
Le problème ? Aucun voyageur, aucun membre de l’équipage ne manque à l’appel. L’Aurora poursuit sa route comme si de rien n’était.
Le drame ? Laura sait qu’elle ne s’est pas trompée. Ce qui fait d’elle l’unique témoin d’un meurtre, dont l’auteur se trouve toujours à bord…

J’ai reçu ce thriller dans le cadre de l’opération Masse critique de Babelio. Sa couverture  et son résumé m’ont fait terriblement envie et je dois dire que je ne suis pas du tout déçue de ma lecture.

Pourtant, ça n’a pas vraiment bien commencé. L’auteur fait traîner les choses en longueur. On fait donc la connaissance de Laura dit « Lo » qui vient de se faire cambrioler et agresser. Totalement traumatisée, Lo est une fille qui plus est « fragile ». Elle prend des antidépresseurs depuis quinze ans, lève le coude assez facilement et ne parvient pas à s’engager sérieusement avec son petit ami. Journaliste dans un magazine de voyages, sa boss lui propose de la remplacer afin de tester une croisière de rêve sur L’Aurora, petit bijou de luxe. Voyant un tremplin pour sa carrière, Lo s’empresse de monter à bord. Les 50 premières pages s’étirent donc en longueur et j’ai eu vraiment peur de retomber sur la fille cliché bourrée de complexes, alcoolique qu’on peut retrouver dans La Fille à la fenêtre de A.J Finn ou encore dans La fille du train de Paula Hawkins. Il faut donc dépasser cette « mise en situation » pour arriver à la croisière proprement dite.

Les choses deviennent intéressantes dès le début et rappelle beaucoup les ambiances de polar à la Agatha Christie puisqu’un meurtre ou en tout cas une disparition va se produire alors que les protagonistes du roman se trouvent sur un yacht de luxe en pleine mer du Nord. Nous sommes donc dans une situation de huis-clos assez classique. Et bien sûr, seule Lo, la moins crédible des passagers, est témoin d’un fait étrange. Plus tôt dans la journée, elle a croisé le chemin d’une jeune fille, même très très jeune fille affublée d’un t-shirt des Pink Floyd. Alors qu’elle est passablement fatiguée et sous l’emprise de l’alcool, Lo pense entendre un gros « plouf ». Elle fait le lien: la jeune fille a été balancée par dessus bord! Seulement, il y a un problème de taille: personne ne connaît cette passagère et personne ne l’a aperçue à part Lo.

Lo a-t-elle hallucinée? Y-a-t-il réellement eu une disparition? Le personnage principal va donc mener l’enquête. Elle va tenter d’interroger, plus ou moins subtilement, les autres passagers. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai échafaudé pas mal d’hypothèses et que j’étais loin, très loin du compte. L’auteur nous entraîne dans une intrigue machiavélique aux retournements de situation nombreux! Le suspens est au rendez-vous jusqu’à la dernière page et j’ai littéralement dévoré la fin du livre.

Je recommande La Disparue de la cabine n°10. Ruth Ware reprend les codes du thriller classique mais parvient tout de même à surprendre son lecteur! Diabolique…

6 réflexions sur “La Disparue de la cabine n°10 de Ruth Ware

  1. Pingback: Mes partenariats | Carolivre

  2. J’ai passé un bon moment avec ce livre, mais moi c’est le contraire, c’est la fin et non le début qui m’a paru long : une fois que la révélation du coupable est établie, tout le reste était trop long.

  3. Pingback: Bilan du mois d’avril 2018 | Carolivre

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