L’Horreur de Kill Creek de Scott Thomas

 

 

L’Horreur de Kill Creek de Scott Thomas,

Publié aux éditions Bragelonne,

2020, 480 pages.

Oubliée dans la campagne du Kansas, à Kill Creek, une demeure ancienne se dresse au bout d’une sombre route de prairie. Elle est restée vide, abandonnée et en proie à la végétation pendant bien des années. Bientôt, sa porte se rouvrira pour la première fois depuis des décennies. Mais quelque chose attend, qui rôde dans les ténèbres, avide d’accueillir ses nouveaux visiteurs… Lorsque l’écrivain d’horreur à succès Sam McGarver est convié à passer la nuit d’Halloween dans l’une des maisons hantées les plus tristement célèbres du pays, il accepte à contrecoeur.
Au moins ne sera-t-il pas seul : trois autres maîtres du macabre, qui tous ont contribué à façonner l’horreur moderne, vont se joindre à lui. Mais ce qui ne devait être qu’un coup marketing va se muer en lutte pour survivre. L’entité qu’ils ont réveillée va les suivre et les torturer, menaçant de les intégrer à l’héritage sanglant de Kill Creek…

Kill Creek: un nom bien connu pour les habitants de ce coin perdu du Kansas qui évoque une maison hantée, une maison désertée par ses occupants. Au bout d’un chemin, après le pont qui enjambe la rivière, se dresse cette grande demeure inhabitée depuis maintenant des années mais qui semble pourtant en bon état. C’est là que quatre auteurs de romans d’horreur très connus vont être réunis par un magnat de la presse afin de mener une interview hors du commun. D’abord réticents, les invités se laissent convaincre moyennant une jolie somme mais ce qu’ils n’avaient pas prévu c’est que Kill Creek allait les hanter longtemps…

Avec ce roman, classé dans la catégorie « horreur« , Scott Thomas s’attaque à un classique du genre: la maison hantée. Cependant, si vous souhaitez du sensationnel et de la terreur vous serez vite déçus. L’auteur n’aborde le thème de la maison hantée qu’au bout d’une bonne centaine de pages. La première partie du livre nous permet de faire connaissance avec les différents protagonistes, notamment Sam, sorte de double de l’auteur, mais aussi Moore, spécialiste du roman d’horreur extrême. Il y a aussi Daniel, fervent chrétien, et enfin Sebastian Cole, le maître incontesté de l’horreur. Cette premières partie pose les choses lentement: comment écrit-on? D’où vient l’inspiration? Comment ces quatre célébrités font-elles face à la notoriété? C’était très intéressant et j’ai beaucoup aimé cette prise de risque de la part de l’auteur qui mène finalement une réflexion sur le métier d’écrivain.

La maison n’arrive qu’en deuxième partie de roman et là encore, l’horreur est très ténue et tient en un souffle, un craquement sinistre, rien de bien flippant. Pourtant, le doute s’installe peu à peu et c’est seulement lorsque les participants s’en retournent chez eux que le Mal frappe. Par petites touches, l’auteur nous montre comment la maison possède les écrivains et c’est plutôt bien fait car elle s’attaque aux failles et aux secrets de chacun. Finalement, la peur est beaucoup plus grande lorsqu’elle est suggérée et pas montrée, étalée et c’est avec nos peurs primaires que jouent l’auteur: le noir, le silence opaque, l’inconnu. La force du roman c’est de nous faire pénétrer dans l’esprit malade de nos écrivains.

Alors non, je n’ai pas vraiment eu peur, à peine un sursaut mais j’ai vraiment aimé voir comment la peur s’instillait chez nos protagonistes. Même si la fin reste pour moi très cliché, il fallait en passer pour là pour boucler la boucle et faire de Kill Creek, une maison légendaire….

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